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  • ECHOS CÔTIERS !

    De robustes restes d'ouragan percutent soudain les cocotiers, les flagellent rageusement à coups de trombes aqueuses des plus vicieuses! De celles qui dépouillent ouistitis et déplument mordorés volatiles, dès lors dégoulinants. La tempête fait sa fête aux structures prêtes à rupture, des bourrasques les frasques ébouriffent le récif et brusquement cesse le charivari des éléments en furie, l'astre du jour est de retour plus flamboyant que jamais sur l'azur généralisé.

    Il s'agit lors de protéger rosiers et orchidées: Les pots sont soulevés, les soucoupes renversées nous oignant coutumièrement le bout des pieds nus sur la sphère sacrée, les plantes à grand-peine tenues à s'abriter des vifs rayons à éviter.

    Et, tiens, le vent se relève? Le temps de se retourner et déjà tout trempés nous ont surpris les rideaux d'eau! Vite, faire profiter nos protégées de cette fluide et sans conteste si leste manne céleste et océane!

    Le mouvement perpétuel ainsi finalement démystifié: Votre bon Roi des putes .. et dupes .. à Art tirailleur .. (avouez que vous n'aviez jamais fait attention à ce jeu de mollah! Normal! Le cerveau du commun des mortels n'étant pas préparé à dénicher toutes incommensurables subtilités disséminées en l'Œuvre si majeure d'un si modeste génie), bref, votre très ferré Roi-Député du Parti Railleur vous l'avait annoncé: Lassé par l'extrême petitesse des chantres de la sournoise dictature ultra-radicale suisse, et par la suffisance des autocrates s'étant approprié les commandes de la francophonie, votre polyglotte Poète-baroudeur à cinq langues de VIP hère, trahi par les baillis de son pays, s'est exilé pour nombre de mois outre-Atlantique Sud, a changé de régime bananier, passé du plus trafiquant de dettes méprisant ses aînés au plus commerçant de sectes, favorisant retraités.

    Or, votre humble Souverain des Lettres vous gratifie, condescendant, d'un docte reportage quant aux obstacles difficilement surmontables parsemés sur le chemin d'ex-exploités retraités conchiés par les autorités suisses, retraités ayant rendu, une vie professionnelle durant, d'excellents services à la communauté mais contraints et forcés, par manque de décence de l'OFAS/OCAS et Justice complice, à s'exiler pour survivre avec la pitance crachée par les barons du jacobinisme ayant usurpé entre austères petits copains la gouvernance politique, financière, médiatique et culturelle depuis trop de décennies.

    Ainsi, sachez-le, le scandaleux business Covid19 enrichissant à tort et à travers nombre d'incontournables parasites: Si vous avez l'obligation, de longue date, de vous rendre par exemple au Brésil, vous apprendrez avec surprise une semaine avant le voyage, qu'il convient en sus d'une assurance-voyage d'un an à 300.-, de contracter une assurance complémentaire Covid19 vous coûtant un peu moins de 100.-. Vous devrez avoir une raison valable de vous rendre en Amérique du Sud, aucun touriste n'étant accepté pour des vacances.

    Et 72 heures avant votre vol vous serez volés par la contrainte de réaliser un test Covid19 aux HUG de Genève, pour autant que vous puissiez payer CHF-208.-

    Refus ou pas de quoi payer? Pas de voyage! Test positif la veille de votre départ? Pas de voyage! Inutile de préciser que le despotisme fédéral suisse certifia dès avril et répéta moult fois qu'en le joli pays d'Heidi tous les tests sont gratuits!

    Un lamentable mensonge de plus, des larbins de lobbies siégeant au Conseil fédéral, les mêmes ou presque promettant depuis des années l'abolition du si juteux esclavage moderne par servitude pour dettes des piégés les plus durablement sans-droits! Mensonges grossiers à dénoncer haut et fort.

    Et comble de bonheur tout sauf stressant, si d'aventure vous exigez de voyager avec votre perroquet, membre de votre famille depuis 32 ans, vous allez vous amuser: La demande de certificat de réexportation au Cites à Berne est traitée rapidement et de manière exemplaire.

    Eh oui, celui qui ne cesse depuis des lustres de mitrailler les infamies de l'administration bernoise sait aussi reconnaître combien existent des fonctionnaires compétents et sympathiques à Berne. Mais pour ce qui est ici des formalités imposées par la délicieuse gouvernance du fidèle ami de Trump, du Ku-Klux-Klan, des casseurs de pédés, des collectionneurs de femelles asservies et bien sûr adorateur du petit Jésus et de ses ultra-pasteurs: Votre téméraire producteur d'inestimables valeurs humaines n'aura l'imprudente outrecuidance de formuler la moindre critique ...

    Ainsi votre Splendeur des Lettres se lança-t-elle en ligne le 8 juillet au remplissage en lusitanienne langue bien maîtrisée d'innombrables formulaires, pour demande d'importation de l'ailé compagnon retrouvant ses racines quittées en 1988. Et c'est à deux jours du départ, le 3 septembre après environ 30 heures en tout passées en courriels, crises de nerfs, continuelles obligations de recommencer et recommencer encore à zéro le remplissage de documents sur site gouvernemental se plantant continuellement, bloquant toute continuation des requêtes à cause de détails insignifiants, (Brasilia ayant forcé par trois fois Berne à rectifier son certificat de réexportation), c'est deux jours avant l'envol qu'une admirable Senhora Claudia de Brasilia, après des dizaines d'échanges de courriel avec ses patrons de l'Ibama, les avoir finalement menacés de prendre un avocat international, d'alerter les médias de tous continents, que la sympathique Claudia est parvenue à émettre le certificat en question, avouant à grands risques et petits caractères que décidément le système est particulièrement inamical. Comme quoi là aussi il ne faut pas mettre tous les fonctionnaires dans le même panier de crabes.

    Disposant enfin de tous éléments permettant à l'oiseau de nous accompagner, ayant de plus effectué l'examen vétérinaire dans les 72 heures avant l'avion, (en cas de moindre souci de santé de l'animal le voyage était annulé) remis l'attestation de parfaite santé du volatile au SCAV à côté du bâtiment de la TV, pour certification à venir rechercher timbrée le lendemain ... Trois heures avant le départ nous effectuons le check-in. Notre bestiau ayant son billet d'avion à 215.- tout gazouille.

    La pincée dame du comptoir est formelle: Aucun oiseau n'a le droit de voyager avec cette compagnie, ni en cabine ni en soute, c'est le règlement strict et définitif: Nous pétons adéquatement les plombs, éructons un retentissant scandale duquel les murs de Cointrin doivent encore trembler. Ce samedi soir, la cheffe de la cheffe de la cheffe de la compagnie aérienne est finalement alertée, qui scanne et transmet les laisser-passer à Lisbonne qui les transmet à Brasilia, et à 45 minutes d'hyperhyperhypertension nous éclatons en sanglots: Feu vert et mille excuses, orales puis écrites!

    Jamais, d'aucune manière nous n'aurions laissé notre bestiole chérie se déplumer et mourir chez des proches à Genève. Après un mois où nous sommes absents pour vacances elle déprime et se venge en volant dans l'appartement et déchiquetant les orchidées.

    Arrivés à destination: Aucun contrôle des papiers de l'oiseau, tout le Brésil étant dûment surinformé de son arrivée. Dès lors: Vous croyez avoir les nerfs solides, faites fi des multiples dangers liés à un départ en de pareilles circonstances?

    Voyagez donc avec votre pangolin préféré.

    En vérité, comme de coutume: Nos proches en Helvétie nous ayant dit adieu à chaudes larmes, bien que nous connaissant fort aventuriers, ne parvenaient à contenir leur persuasion de ne plus nous revoir et que nous étions fous d'aller nous confronter en cette opaque époque au 2ème pays du monde le plus infecté, de surcroît bourré de maladies ayant d'aussi pittoresques appellations que: Leishmaniose, chikungunya, zika, dengue, fièvre jaune, leptospirose ... Là où, par ailleurs, nous avons été braqués, séquestrés, dévalisés par des gangsters cagoulés, ayant la seconde fois torturé votre auteur à dorer, fracturé cinq de ses côtes, mais martyr refusant toujours d'être armé comme tel est le cas du 90% de la population locale, incitée en la matière par le susmentionné doux adorateur du petit Jésus crucifiant l'éducation, la culture et l'intelligence de ses centaines de millions de vaches à lait, et faisant cramer à qui mieux mieux des myriades de perroquets ...

    À peine débarqués, que constatons-nous? Alors qu'en Europe la récurrente vague Covid19 explose, ici les hôpitaux se vident, le printemps arrive ce mardi 22 septembre, et les gens sont merveilleusement disciplinés par la peur du gendarme.

    En exagérant pour une fois un tout petit peu, je puis affirmer n'avoir pas encore vu un seul visage brésilien. D'autant plus qu'à Bahia le port du masque généralisé est aussi un acte de rébellion contre la politique dudit ... Passons.

    Certes, croisant ces milliers d'individus sans visage, avec casquette, lunettes de soleil et masque, c'est à chaque fois un rappel de nos bourreaux cagoulés! Pas toujours facile à affronter. Mais à présent nous séjournons en un village sécurisé dont il faut évidemment sortir de temps à autre, à nos risques et périls.

    Nous subissons comme partout, surtout à droite des parlements, la présence épisodique de grossiers ignorants de très bas niveau, bousculant et passant devant tout le monde. Bien que n'étant pas, comme nous, "préférentiels" à partir de 60 ans soit n'ayant pas à attendre dans une file, bien que nous renoncions souvent à cet avantage, et n'ayant pas à payer les transports et certaines autres taxes.

    Mais dans l'ensemble nous ne côtoyons que des gens merveilleux, amicaux, joviaux et serviables.

    Ainsi, dès midi et jusqu'au matin, la formule de salutations, en lieu et place des jadis incontournables embrassades, serrages de torses et tapes dans le dos, est coude contre coude ou poing contre poing pour les proches, et dans la rue, en permanence, c'est le diminutif de "Boa tarde", puis "Boa noite" qui prévaut, soit "Boa".

    Or, le second jour de notre arrivée en notre "condominio" sécurisé, d'à-peine 43km2 face à l'océan et bordé par une jungle impénétrable, réserve naturelle, nous découvrons à quel point tout le monde ici est menteur.

    À un mètre de nous, le long du chemin, en lieu et place du traditionnel boa, se dresse brusquement, tête et yeux fixes à 50cm du sol, prêt à l'attaque, un énorme cobra!

    Horreur: Cobra ici signifie encaisser! Pas très facile en l'occurrence! Et cependant nous sommes habitués depuis près de quarante ans à frôler le possible trépas venimeux, moult serpents-corail, verts pas sympas, et moins dangereux mais plus repoussant encore: Mygales à satiété, dont une jadis à mes pieds sous la douche ... Mais c'est la première fois que nous sommes salués par un cobra "debout"! Il faut bien un début à tout, pourvu qu'il n'y ait jamais de suite.

    J'eus donc préféré le traditionnel boa, même si à Singapour l'albinos autour de mon cou s'était mis à serrer, et plus j'essayais vainement de me dégager de cette emprise de fer, plus les contractions devenaient fortes ... (descriptions et précisions à redécouvrir au sein de ces plus de 920 publications sur http://barondecuir.blog.tdg.ch)...

    Sur ce, votre Majesté des Helvètes créateurs conchiés vous laisse savourer les beautés des feuilles jaunies jonchant les graveleux chemins de son lointain lieu de décence, et les branches mortes de la tortueuse industrie du profit à tout prix pourrissant, et s'en va, comme quotidiennement matin et soir, arpenter quelques kilomètres de plages désertes et s'allonger en l'eau, à 27° de début de printemps, des océaniques piscines naturelles gracieusement offertes par Mère Nature. Larmoyant à foison quant à la sinistre condition de vie imposée aux méritants retraités de l'inhumain bagne archi-capitaliste du confetti Confédéré, séquestré par les milices ...

    ... Ali GNIOMINY

    "Evasif pas pion"

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    "Glorifiant Sainte Pépettes"

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    "Que loué soit le libre pêcheur"

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    "Et béni l'Art de la perroquetterie,

    enjolivant sacrément les délaissés

    protège-téléphones"

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