07/09/2015

FÉLIN BAISSE, SI LE …

… FRIC TE MANQUE ! ET MEURT HÉLAS FACE AUX SANS CŒUR !

Le chat d’une infortunée Vaudoise (infortunée non parce qu’elle est Vaudoise, mais bien du fait qu’elle est malheureuse, enfin, c’est pareil, pardonnez l’inutile aparté), le mignon matou de cette brave dame est blessé un samedi soir.

Elle l’amène en vain auprès de plusieurs urgences vétérinaires, qui refusent de sauver le félin si un dépôt immédiat n’est effectué, pour une intervention qui peut coûter dans les CHF 1'000.- !

Le dimanche matin, victime d’hémorragie qui aurait pu être endiguée, minou s’en va rejoindre le paradis des ronrons. Et son humaine amoureuse l’enfer des pleurs de rage.

Quelques soucis à se faire : L’humain n’étant qu’un animal … toujours plus, d’ailleurs …

« Sors ton crapaud illico ou ta bête crève » sera prochainement inscrit en lettres d’or, en tête du code de déontologie vétérinaire.

Exemple-type de ce que dénonce votre bas rond-de-cuir préféré : Les dangers vitaux auxquels est en permanence confronté le prétérité Confédéré, ne pouvant payer de suite pour une ou l’autre prestation d’urgence, ou attester d’office d’absence de poursuites pour bénéficier d’un début de soins dentaires, loyer, emploi, etc.

Et, pour la fange endettée, la plus taboue et méprisée de la plèbe, l’interdiction de cartes de crédit, l’impossibilité d’avoir le moindre centime de côté en cas de catastrophe, la résiliation forcée d’assurance-vie, l’interdit de IIIème pilier, etc, sont des abominations excessivement préjudiciables, de dangereux bidouilleurs de lois timocratiques, qui tôt ou tard répondront des conséquences, indignes de pays dit civilisé, de leur détournement de Volonté Populaire et du fruit des efforts d’autrui.

Bref, pour en finir avec cette détestable non-assistance à greffier en danger, le verdict est cruel : Il eût sans doute suffi à notre affligée Vaudoise, vraisemblablement bonne travailleuse donc pas très riche, d’être totalement assistée.

Son animal de compagnie (n’étant plus une chose saisissable) serait alors devenu un indispensable soutien à son psychisme, en vue de réinsertion dans la société. Et pour le promener à longueur de journées en buvant des bières et tendant la main, un surplus d’entretien lui serait accordé. Et très certainement toute assurance que son animal soit soigné sans délai en cas d’urgence. Puisqu’il lui suffirait de passer un coup de fil au tuteur, médecin, conseiller d’assistance … chargés de son dossier, pour que le feu vert opératoire soit donné.

Attention : Ce n’est surtout pas cette attention qui est donnée aux animaux des marginaux qu’il faut combattre, c’est un progrès dans la lutte contre la maltraitance animale. Mais il s’agit sérieusement de commencer à distinguer, dans la manière générale de traiter de façon fondamentalement injustifiable la condition de vie d’assujettis, entre les parasites, les malchanceux passagers, et les délits de sale gueule frappant saisis acharnés travailleurs, pour irrespect à traditionnel clanique copinage.

Ainsi : Il est particulièrement imbécile et vicieux d’établir le même barème de minimum vital pour un ouvrier vivant dans une cahute, que pour un commis et artiste reconnu, ayant depuis toujours un naturel, originel, standing vital à maintenir en relation avec des personnalités publiques en vue. Créateur fournissant par trop bénévolement contre son gré des œuvres et concepts époustouflants, dépourvu de tout atelier, moyens et matériel adéquats.

Et privé de toute estimation correcte de la valeur de ses apports à la communauté depuis des décennies, par atteinte politique et religieuse à sa liberté de conviction et d’expression. Perpétrée par vieux grenats d’hier et jeunes Confédérés d’aujourd’hui.

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Navré, c’était juste un chat dans la gorge, ayant du mal à passer ! Examinons à présent du plus sérieux :

L’on nous y invite : « Faites du bruit pour la Suisse ! »

Merci, c’est fait. Voir paragraphe précédent. Mais le climat est tellement bouché par ici, qu’il faut un certain temps au tumulte pour devenir assourdissant.

Sinon, je n’ai pas tout compris, mais « Faites du bruit pour la Suisse ! » consiste à je ne sais pas quoi avec une chanson qui est un instantané de la Suisse en quatre langues.

Pouah, c’est dégueulasse, pour un air sur les lèvres, c’est en somme se rouler une pelle à quatre ? Qu’est-ce qu’ils ne vont pas encore nous inventer ?

Du coup, votre fort las bon Roi-Député du Parti Railleur, se doit de s’y essayer : Il y travaille assidûment et à grands frais en le plus grand secret. Mais vous livre-ci, en exclusivité galactique, le refrain à quatre langues en fa si la mi qui figurera prochainement au Top 10 des Suisses idoles:

 

Meuh meuh, choco ovo meuh,

Cot cot adecco codêt,

Cui cui spatz in polenta,

Bêêê  bêêê swatch swatch bêêê bêêê

Hi-han hi-han frode fendant betrug

Und groiin und groiin ya nutela besoin.

 

Alors ? Autrement plus adéquat et réfléchi que ce qui fut retenu pour chant de cohortes à l’Expo 2001 ? Non ?

Ah ? Désolé, je n’y suis pas allé. Seul. Avec l’unique entrée que m’offrit pour mes ronds sévices littéraires le Ministre Jurassien d’alors. N’étant regrettablement parvenu à devenir totalement mon homonyme ! Qu’il en soit pardonné !

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Justement : Un Suisse sur dix est illettré !!!

Et neuf sur dix préféreraient l’être que de lire ça ? Vous êtes sûrs ?

Enfin : Un dix pourcent de la population de sauvé des Livres Saints, c’est un très bon début !

Et puis, ces illettrés ne gênent personne en général, enfoncés dans leurs fauteuils de Conseils d’administration.

Imaginez qu’ils sachent soudain lire, et découvrent être trahis une fois de plus par la réalité d’un organisme autocrate sans morale aucune, en qui aucune confiance ne peut plus être accordée : La BNS parjure, persistant à maintenir sa participation à raison de 550 millions en investissements au profit de producteurs de bombes à sous-munition et mines antipersonnelles.

Fort heureusement, le maintien en l’ignorance, alphabétisée ou non, fonctionne à merveille. Que serait-ce pour l’auteur, que d’avoir encore un dixième supplémentaire de population le glorifiant infiniment unanimement?

Un bien vilain tour …

Ali GNIOMINY

«  Gars lion mis à l’écart, à véloces tentations : De cesser enfin d’avoir à chaque fois à démêler les filets quand des cochonneries sont prises dedans ! » -

Fortaleza 2014

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