06/07/2015

DES MOQUEURS ASSIS

L’époque nous démontre, ô combien, que les plus indispensables et véritablement utiles irrévérencieux ne sont activement combattus que par les pires et plus dangereux esprits sectaires, dépourvus de tous scrupules. L’irrévérencieux est celui qui se rit des pires tabous, jamais de ceux qui en pâtissent ! Et quoi de plus tabou en l’Helvétie des inepties, sous actuel immuable régime calvino-talibanesque, que de parler ouvertement de l’existence de formes d’esclavage moderne et de servitude, insupportables envers et contre tout, au beau pays du chocolat.

Or, quel plus abominable blasphème peut exister que de renier le décorum du Capital, tout en en réclamant les bienfaits d’une partie, due en fonction d’évidents mérites occultés, le tout sans être ni gauchiste débridé ni anarchiste, soit fasciste à l’envers, bien au contraire, ne visant qu’à rétablir, améliorés et non plus saccagés par le croissant crétinisme politique, les principes véritablement humains, d’ouverture d’esprit et de partage juste pour lesquels souffrirent tant mes parents, grands-parents, etc, sur ces terres de Suisse leurs dont ils n’eurent, par trop exploités, trompés, épuisés, jamais la moindre parcelle à eux. Qui sait, peut-être suite à l’excommunication de ma mère, ayant eu l’outrecuidance alors d’épouser un protestant ? Mise à l’écart dont elle ne fut « libérée », sur sa demande, qu’à la veille de son décès … Ou : Mes parents et ma sœur qui habitaient avant ma naissance sur les falaises en face d’ici, auraient-ils laissé une mauvaise impression, avec la petite tellement allergique au charmant climat des arbres à pollen imprudemment importés, criant, pleurant et qui dût être hospitalisée, qu’ils n’eurent plus qu’à quitter Genève pour revenir au Jura. Où naîtrait plus tard un idiot-savant, ayant eu l’imprudence d’aller ensuite se faire prendre au piège de la systématique dévalorisation genevoise, et d’attendre durant près de quarante ans à supporter trop d’abus manifestes, lésant le peuple et son authentique Volonté.

Je ne suis qu’un démocrate direct. Roi-Député du Parti Railleur … tout ce que vous voudrez, et accessoirement porte-parole (prônant l’abolition des toutes formes d’esclavage) du 99,99% des endettés brisés à vie, prisonniers de minimum vital indécent à barèmes à dénoncer ouvertement, mais ne sachant, ne pouvant l’exprimer publiquement. Je suis ce 0,01%, luttant authentiquement pour le mieux-être de son prochain, qui réclame réelle Justice et véritable égalité de traitement. Ces nobles buts desquels s’approchaient nos aïeux, trahis par corruption d’intérêts d’initiés lobbyistes élus, ayant par trop faussé au profit de leurs seuls quelques clans, la machinerie économique, politique et juridique … écrasant bonne part d’une population pratiquement assignée à vie à domicile, interdite de carte de crédit, ne pouvant voyager, disposer de location à son nom, de tout et de rien, empêchée par mille ésotériques charabias de progresser, de s’en sortir un jour, bombardée de coûteux courriers et rappels, sciemment déprimée et découragée. Cette population elle-même peut être choquée par le bris de si terrible tabou : Un « esclave suisse » pris à la gorge par d’injustes maîtres, mais voyageant tout le temps ! Envoyant de narquoises photos des meilleurs coins du monde, tout en fonctionnant sans faille pour l’Etat de Genève ! Quel scandale !

Et c’est là l’avantage du 0,01 des esclaves, que de déployer à longueur d’années mille efforts bénévoles, en d’incalculables domaines extra-professionnels en lesquels ils excellent, sans jamais accepter d’argent, au profit de VIP admirateurs, amis de divers pays. M’invitant alors, pour exemple, tous frais compris au « paradis » où je concocte de sublimes parcours, parlant facilement plusieurs langues et les traduisant entre elles. Il m’est arrivé de partir pour des semaines en Grèce et Turquie avec 100.- en poche. N’ai JAMAIS tendu la main ni ne me suis prostitué, et suis incapable de voler un bonbon sur un comptoir, quand bien même il est offert. Ma philosophie, mes talents me permettant de bien conseiller, de tirer l’épine du pied, de réconforter ou soigner, d’amuser surtout, de faire rayonner m’ont en toutes circonstances attiré la sympathie de grandes et petites gens. Me rendant, sans argent, d’immenses bienfaits et privilèges à la hauteur de mes mérites qui tant irritent les hypocrites.

Je suis un esclave libre à sa manière, démocrate fondamentalement sous régime timocrate, et j’entends faire cesser le mépris des silences entendus par absence de réactions, face à une condition de vie laissée aux working-poors, à Genève principalement, qui n’a plus à être tolérée au vu des dégâts qu’elle provoque à leur intégrité et sphère privée, et au profit de créanciers à pratiques des plus douteuses et discutables, quant aux influences malsaines étant parvenues à faire entrer ces tromperies dans de branlants et néfastes articles de lois, encore en force et vigueur.

Il n’est, ci, question ni de subversion ni d’appel à quoi que ce soit de vengeur ou de négatif à l’encontre de l’excellent Etat de Genève, et Suisse en général, dont nous avons la chance de disposer, composé d’une immense majorité de bonnes et saines volontés, sous le joug de quelques autres à débusquer pas à pas, par appât de l’irrévérence constructive et des solutions indiscutables qu’elle offre de bon cœur, et par excès de classe, sans … distinction.

Nombreux, sans doute, dans l’erreur, envient un pareil « esclavage », bien malheureusement. N’ayant compris la contrainte épuisante de rester en tous domaines à la hauteur, et vivre par procuration, vénéré pour mes mérites par certains et récompensé en conséquence en jours de repos et voyages offerts, et simultanément privé d’atelier, d’espace et de moyens depuis des décennies, d’estimation concrète de mes Valeurs humaines et artistiques irréfragables, par des faussaires usurpateurs de postes à responsabilité, et de soutiens adéquats à accorder.

En fait, ne devient irrévérencieux esclave suisse que celui qui, las de se voir en permanence ruiné par de mensongères promesses d’aide concrète et de protection contre les abus, passe sa vie à payer à sens unique. Sans jamais rien de sérieux en retour. Esclave qui, tout naturellement, s’éloigne de tout ce qui ne fait que de le dépouiller sans résultats, abuse de ses bons sentiments et services. Pour accorder préférence et priorité aux êtres rares qui le respectent, comprennent l’importance et la valeur de ses mérites et l’aident véritablement à supporter l’insupportable, par des compensations sur ses loisirs, son repos et sa remise en forme.

Une bonne continuation de vacances à vous.

Irrévérence tirée …

Ali GNIOMINY

Pot en ciel

 

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Humour du jour également en vacances.

 

 

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