21/04/2015

DÉCAPE, AIDE ET PAIE !

Terrible aveu à charge du Sieur Alain-Dominique Mauris : « Quand on achète du PLR on sait ce qu’on achète ».

Effectivement, ce qui est vendu.

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MAIS SACHE QUAND T’Y FIER :

Guerre des sondages : GFS l’affirme : 53% des Suisses sont croyants ! Win/Gallup l’affirme : 38% des Suisses sont croyants ! Les évangélistes l’affirment : 79% des Suisses sont croyants !

Dramatique ! D’autant plus que, dans cette moyenne de 53,33% d’infantilisés déresponsabilisés : 100% croient encore aux sondages !

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La Ville et le Canton de Genève proposent de Nouvelles bourses d’auteur !

Merci, sans façon, pas besoin de les changer, contrairement à bien d’autres qui n’en ont pas, les miennes se portent très bien, même si je ne me les suis pas encore faites en or.

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Ah, que je vous comprends, Mesdames, quoi de plus normal que de vous voir si jalouses de mon amazone à front bleu.

Non pas que ma « perroquette » répète bêtement plus que vous. Ni parce que je la couvre continuellement de bisous.

Mais arrivant actuellement sur ses 29 ans, et même lorsqu’elle aura 104 ans, comme le perroquet du Dr Schweitzer, bestiole décédée le 4 mars 1993, qui parlait l’alsacien de Haute-Alsace, le français et divers dialectes africains, elle n’aura pas pris une ride et restera toujours aussi jolie et admirée.

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Sympathique proposition de Suisse Tourisme : Un itinéraire de 1'500 km dans le pays. En transports publics, l’opération s’appelle « Le Grand Train Tour of Switzerland » !

Après l’esperando, l’anglorando : I’m très happy de savoir que my tailor est riche et my tailleur buying lors des Sale.

Et vous me demandez si je ne trouve pas que ça sent de plus en plus mauvais, cette détérioration de la langue ? Yes œuf, skons !

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Finissons la tournée avec : Un peu d’Histoire incommensurablement authentique, sans H aspiré ou si peu à l’époque :

Il n’a jamais été aisé d’associer tragique et gaudriole, mais votre bon Roi-Député du Parti Railleur fit fort en ce sens, il y a un quart de siècle.

Or, par un torride matin de début juillet 1989, (lors qu’existaient encore de dignes très sérieux rigolos, sachant adéquatement repérer les perles d’auteurs riant de vérités, experts en l’art de se gausser des risibles sur piédestal tout en leur offrant d’originales et parfois vitales solutions) un facteur pas encore fainéant m’amenait ceci au domicile de l’époque :

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Trois ans déjà que le Chevalier Coluche s’en était allé vers les rires éternels. Et je devais prévoir de descendre enfin dans le sud, vers fin juillet, afin d’être adoubé Chevalier de l’Ordre du Franc-Rire, et possiblement me voir coiffé du Casque d’Or académique. Soit ! Ma Fidélité à l’Hilarité ne saurait faillir. Ni mon devoir de désopilante reconnaissance. Dont acte.

Je pondis lors, à l’attention du Grand Chancelier Vincent Dizon une missive qu’un jour ressortirai. Un jour où les arriérés contemporains, chargés de trouver et valoriser qui sait réellement guérir de l’ignorance par le rire, seront jugés pour leur malveillance, ostracisme, préjudice au mieux-être de l’humanité.

Une mémorable lettre parmi tant d’autres en mes mètres linéaires de poèmes, nouvelles et correspondances de tous genres. Du bon vieux temps, alors que même les Grands de ce monde prenaient encore le loisir de rire et d’honorer les meilleurs déclencheurs.

Tenez, justement, je retrouve quelques unes de ces enveloppes que je recevais de l’érudit Tonton, qui pourraient bien être la raison pour laquelle le sympathique facteur si admiratif sonnait volontiers à ma porte.

 

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Ainsi, vers le 5 juillet 1989, je compose l’une de ces lettres à l’attention du Grand Chancelier, missives pour lesquelles, du premier au dernier mot, je me retrouve plié en deux me retenant les tripes, larmes coulant à flots, ne pouvant reprendre mon souffle avant que d’être assailli de décapantes conneries successives à déposer sur-le-champ d’horreurs. Et envoie dite caustique bombe humoristique à M. Dizon, pour lecture de vacances. Additionnée de moult remerciements et promesses de me bien retenir lors de ce jouissif adoubement ; me retenir de faire mourir de rire l’Inestimable Assemblée.

Vers le 17 juillet 1989, cette brave Madame de Saint-Agnan me contacte éplorée. Le Grand Chancelier est décédé le 14 juillet … « je pars en vacances le 14 juillet et un envoi en cette période pourrait bien finir par s’égarer » … Brrrr.

Eh oui, feu nostre Jovial Grand Chancelier, que la Destinée priva de m’adouber : 26 ans de plus, et je défends toujours en vain la veuve, le pauvre et l’orphelin, combats des mous laids sur mon fier destrier, ... que chevaleresque je pardonne presque tous les coups, et qu’effectivement finissent à l’évidence toujours par s’égarer chez les ignares mes plus exquis envois.

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Voire être offerts en pâture …

Ali GNIOMINY

Au crépuscule des lieux

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 à chaque jour sa plaine

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