17/11/2014

SAMBA, FOUS, ET …

... C’est la fête partout : Du Brésil nous causerons plus loin, mais auparavant :

 

À Singapour, depuis 2002, un concours est organisé pour gagner une voiture. Il suffit d’être celui ou celle qui reste le plus longtemps avec une main posée sur le capot du véhicule désiré.

Le récent vainqueur est reparti avec une superbe Subaru Forester. Après l’avoir caressée de la main durant 82 heures 16 minutes et 58 secondes.

Suite à ce record, les organisateurs conseillent vivement aux futurs candidats qui souhaitent le battre, de porter de préférence leur choix sur un flambant neuf corbillard !

L’histoire ne dit pas combien de couches-culottes le gagnant de la Subaru a dû discrètement changer en trois jours, trois nuits et dix heures dix-sept ?

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Des experts l’affirment : L’homme n’est pas prêt, physiquement comme psychiquement, à partir pour un voyage intersidéral sans retour possible.

Bien sûr que si ! Et tous ceux qui font appel à EXIT, alors ?

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Une amie me transmet cette énigme :

« Dans une main, j'ai un VER de terre et dans l'autre, un VERRE d'eau. J'ouvre les deux mains et... les deux VER.... (?!) tombent. »

Comment faudrait-il écrire: « VER...... ? »

À mon avis la méthode politique doit être appliquée, ici : Afin d’éviter de répondre, il convient de détourner l’attention en brouillant les pistes par une autre question :

« Ouiii, je la connais celle-là. Facile. Mais, dites-moi alors, comment écrivez-vous si le pêcheur buveur est de surcroît cordonnier et poète ?

Et que, réparant des chaussures en écrivant, il a également dedans, lorsqu’il ouvre les mains et que tous tombe : Ses vers et un bout de vair vert ?

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Irrationnel on ne peut plus authentique : J’additionne à longueur de journée les entrefilets ici, alors que mes plus proches restent parfois des mois, sans que je ne sois capable de les appeler. J’ai un blocage téléphonique très pénible ; pas de la part de l’opérateur pour non-paiement, c’est à jour, mais absolument sans aucune raison : Je laisse sans nouvelles et n’en prends pas de celles et ceux qui me sont le plus chers. Et le souci et la culpabilité augmentent de jour en jour, jusqu’à devenir insupportables. Il m’arrive de rester durant plusieurs minutes avec le combiné en main, sans pouvoir composer les numéros, et de me trouver une excuse pour remettre au lendemain. Soit pratiquement à l’an prochain …

Fort heureusement existent les courriels. Même pour de rares messages. Et auparavant j’envoyais des lettres par Poste, souvent accompagnées d’un manuscrit inédit, pour tenter de me faire pardonner l’éloignement et en expliquer aussi la raison.

Vrai qu’il est impossible de créer en permanence comme je le fais et de communiquer simultanément tous azimuts, mais il faut de la mesure.

Et à noter que ce n’est pas encore tout le monde qui utilise l’ordinateur. Quelques amies plus âgées que je ne blâme surtout pas n’en ont pas, ou le détestent et ne consultent leur messagerie que sous la torture. Et il y a surtout ma tante de 88 ans à Lugano, à qui je ne suis pas même foutu ces temps de demander si elle veut une barque à Noël, pour aller faire ses courses. Ou un bulldozer pour dégager les tessinoises pluies de rochers. Je suis arrivé tout à l’heure en me promettant qu’aujourd’hui … et voici ce que je fais à la place …

C’est d’autant plus dégueulasse de ma part que l’aînée de ma famille est une personne admirable, qui mériterait que je l’appelle chaque jour (non, là ce pourrait devenir une punition) de même que nièces et neveux, sœur, … qui heureusement ont une messagerie, et sont plus coutumiers de ma sauvagerie. Mais pourraient être vexés, j’en suis désolé.

Car ma téléphonophobie est d’autant plus irrationnelle que, contre toute logique, j’accepte de bon cœur de passer en moyenne une heure par semaine au téléphone avec des proches du Brésil. Et je n’ai absolument aucun problème de bigophone sur mon lieu de travail.

En résumé il y a bien trois mois que ma propre tante n’a pas entendu le son de ma voix, et je passe hier un bon quart-d’heure au téléphone entre Rio et Genève … avec la tante de Paulo.

Pour rappel, vous trouverez dans les pages suivantes le ou les épisodes où je parle de ce « cousin » de ma belle-famille. Assis avec lui sur le divan de ma belle-sœur, nous le regardions passer sur toutes les chaînes du monde en compagnie de son invitée Michele Obama.

Le cousin Paulo étant la tête, le directeur de blocs carnavalesques successifs, écoles de samba gagnant généralement la compétition des défilés au Sambodrome de Rio. Je lui avais alors proposé pour le thème 2014 du carnaval, de rendre hommage à un regretté génie planétaire, dont le fils est l’un de mes amis. Et croyez bien qu’en disant ami je ne parle pas et ne parlerai sans doute jamais le Facebook.

Et en parallèle, j’avais transmis cette carnavalesque suggestion à celui-ci. Mais de part et d’autre ça semblait difficile à réaliser. Le thème du carnaval se décidant en comités plus d’un an à l’avance, etc.

Or donc, hier, la tante Inès me confirme ce que les journaux m’avaient déjà appris :

« Paulo a quitté la direction d’Unidos da Tijuca pour diriger l’Imperatriz. Et devine ce que la Tijuca a décidé d’offrir comme cadeau de départ à son regretté dirigeant ? Mais oui : Au carnaval de Rio 2015, le thème d’Unidos da Tijuca sera : La Suisse. »

Obrigado, tia, mais : Quel dommage que Nicolas Bideau & Cie n’aient pas de tante Inès, et aucune considération pour ceux qui en ont une et qui parviennent sans problème à lui causer au téléphone.

Les tractations seraient tellement facilitées, et certainement bien moins onéreuses pour le pays.

La chute de cet entrefilet n’étant pas du tout téléphonée, vous voudrez bien m’en excuser.

Jetons nos phobies …

Ali GNIOMINY

Douche du répondeur automatique

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