29/08/2014

LENTS SAIGNEMENTS

Youpie, c’est la rentrée, pour 600 hauts fonctionnaires du régime chinois (à qui nous offrons 7,5 millions, et Pékin de même) pour quatre ans d’études à l’Université de Lausanne. D’où ils ressortiront diplômés en Ethique économique !!!

 

Et en contrepartie de ces cours d’Ethique économique helvétique, 600 étudiants suisses vont passer 4 ans en Chine pour y étudier les Droits de l’Homme ???

 

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Heureuse perspective, que ces jeunes asiatiques spécialistes en éthique, qui s’installeront certainement après quatre ans en Suisse, leur appartenant en totalité d’ici-là.

 

Et qui devront enfin mettre de l’ordre, quant à la douteuse déontologie d’une genevoise rédaction, lors inféodée à Tachinamedia, censurant à tort et à travers.

 

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Allégeons, allégeons : Nuages s’engagent en mon larynx, soleil ne brille, mais l’utile sphinx, colibri, butine pistils et étamines au cœur des fleurs qui n’en ont peur, anime(nt) mes balcons … (vite c’est limite, qu’on me mime rime à la con) … Bref, colibri brille, qui plante nos plantes de son sec bec … Et l’on élève sans trêve son rêve, sort des rangs, voit plus grand :

 

Grands d’une époque se moquent du troc d’idées ridées

de chastes castes d’alpagueurs en vigueur.

Grands d’une époque croquent au palais des roitelets

Sans bruit les fruits de l’équivoque.

Grands de nos Temps sont entêtés,

Témoins de loin des agacements du renoncement,

Sont si butés qu’ils laissent traces qui blessent limaces :

 

Si cruel sel d’une vie ravie.

Grands sans espace ne font de surplace

Dès que les bloquent

Petits abrutis qui les provoquent.

 

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Au fait, vous faites comment, vous, quand vous tombent dessus simultanément deux bouts de poèmes complètement différents ? Vous ne pensez pas que ça risque de se télescoper et faire chenit au final ?

 

Ah, oui, certainement: Simple crêpage de chignons entre muses ! Toutes folles de moi, c’est terrible.

 

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Mais revenons à nos balcons à vue sur nues … et kyrielles de bienvenues pas connes personnes se baignant ci-bas, en la zone sans béton des pontons sur le Rhône. Que l’adorable Ville nous a imposés. Dont le plus proche, flanqué de rutilantes chiottes puantes ayant la subtile particularité de boucher la seule vue sur le fleuve dont disposaient les habitants de la rue Emile-Nicolet.

 

Bienvenues pas connes personnes par centaines, dès qu’elles n’écoutent pas simultanément diverses musiques à fond, ne hurlent pas nuits et jours, et surtout, surtout, dès qu’elles ne portent pas atteinte à notre intégrité de riverains lésés, en nous enfumant copieusement, organisant barbecues sur barbecues précisément sous nos fenêtres. En l’endroit sis où l’imbécile municipalité eut la géniale idée d’installer grande table et bancs scellés au sol.

 

Ainsi, en dépit de mes avertissements sur ce support, de plusieurs pétitions de riverains et vaines interventions au Conseil d’Etat, force est de constater que nous sommes plusieurs riverains à avoir récemment développé des problèmes d’asthme. A suivre. Nous sommes contraints de supporter durant des mois, principalement en fin de semaine, les odeurs de saucisses et de sardines, s’imprégnant dans les tissus. Et pire que tout, celles de ces saloperies cancérigènes en barquettes d’alu, s’enflamant rapidement et faisant office de barbecue. Que neuf pique-niqueurs ci-dessous sur dix emploient.

 

Il est du plus haut ridicule ou de la malveillance la plus crasse, de la part d’autorités, de placer des panneaux d’interdiction de musique et de barbecues en bien des parcs, loin de toutes habitations. Et de ne trouver pour solution bancale, que d’augmenter les rondes de police sur ces rives du Sentier des Saules.

 

Alors qu’il suffit bêtement d’installer des panneaux indiquant « Zone Silence-familles – et Feux interdits entre la rue des Falaises et 20m plus loin que la rue Emile-Nicolet ». Moins de 200m, et ensuite au long des dépôts des TPG jusqu’à la pointe de la Jonction, fin de ces interdictions. A peine un écriteau : « Veuillez respecter un niveau sonore ne gênant pas les riverains des Falaises de Saint-Jean »

 

Ce n’est pas (encore) chinois, tout de même, pour contenter tout le monde. Nos performants gabelous qui, en un premier temps, ramèneront moult amendes aux apéros de la communauté, pour non-respect dedits panneaux d’interdiction. Les habitants des environs dormant en paix entre deux cambriolages. Les pétés fêtard réunis à la Pointe et les gens sains et silencieux fumant leurs joints en famille aux endroits appropriés. Histoire que leur rende délicieuse visite mon colibri-sphynx, poivrot au suc de mes jardinets, curieusement adorant voler en trombes à travers mes volutes de fumée, alors que je les envoie toujours loin de tout être vivant.

 

Ainsi, quelle est cette politique locale, qui impose multiple et gênant voisinage, tous désagréments à des habitants payant cher le bonheur de se faire officiellement emmerder, par qui méprise par inaction si légitime indignation ?

 

Les concernés ……… Ces responsables sont instamment prié(e)s de s’exécuter sans délai. Chaque jour estival étant devenu pour nous un enfer de  tumulte et fumées. Et vu que l’été débute dès dimanche, paraît-il … ces panneaux doivent être installés illico !

 

Faute de quoi je convierai l’ensemble des révoltés riverains, à venir un soir de Grand Conseil dans la Cour de l’Hôtel-de-Ville, tous avec une barquette alu inflammable, sardines et grasses saucisses, participer à un barbecue géant. Avec chacun son magnétophone, style de rap destroy préféré à fond, couvrant au possible la daube qu’écoutent les voisins, hurlant pour se faire entendre et éclusant des hectolitres de bière, à pisser évidemment hors obstructrice structure à cet effet.

 

L’expérience demeurant le seul livre que ces élus comprennent … ceux-ci, suite à ce pique-nique en la fumeuse cour, après nous avoir accompagnés pour quelques mois en cure respiratoire à la Clinique de Montana, aux frais de la bobette Souveraine, réagiront  peut-être enfin. Et leurs collabos en institutionnelle procrastination cesseront, sans doute, de censurer criants témoignages de flagrantes injustices en force et vigueur !

 

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Et ce n’est point parce que l’entrefilet précédent se commet avec des sujets plus ou moins sérieux, qu’il faut se permettre de le prendre à la légère, pas plus que le suivant.

 

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Grand amateurs de ce qui est malsain, les drogués de l’UDC de Zoug parviennent à faire rétablir le Kirsch gratuit (payé par le contribuable) à midi, avant les débats du Grand Conseil de l’après-midi.

 

L’on comprend mieux les raisons de la déchéance politique suisse à laquelle nous assistons. Il est impossible aux parlementaires à tête claire, de faire passer quoi que ce soit en ayant en face d’eux une bande de surexcités soiffards sous influence.

 

Que ces coûteux dépendants de Zoug se mettent plutôt à la bière, ce sera plus de circonstance lorsqu’un autre sobre contribuable poussé à bout par leurs délires éthyliques pétera les plombs.

 

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Pardonnez la méchanceté de la phrase précédente, pour ceux qui la comprennent. C’est sans doute un reste, un indélébile débile dépôt de tout le Kirsch que j’ai descendu cul-sec en ma jeunesse. Contraint de prouver en nos vaux que j’étais un homme. Le kirsch, avec la Pomme, la Damassine, l’Abricotine et le râcloir Williams, les venins qui me rendaient le plus agressif.

 

A ce sujet, je faisais remarquer hier encore à mes amis, le colibri, le perroquet et les plantes vertes, comme la vie est paradoxale. A 19 ans j’étais foutu, je m’injectais heure après heure des doses croissantes d’héroïne, dans l’esprit de tous j’étais mort à brève ... déchéance. A quarante ans j’étais au fond du bouge, éclusant mes douze litres de bière quotidiens entre les apéritifs. Et à 58 il y a 16 ans déjà que je suis totalement et réellement libéré de ces poisons durs, sans aucune frustration ni envie même passagère, tout au contraire.

 

En 1998, mon espérance de vie pour les Professeurs penchés sur mon cas, se situait au maximum à 2002. Si je cessais de boire et subissais un an de traitement lourd à l’essai, m’injectant pour la bonne cause chaque dimanche une ampoule d’Interféron à 3'000.- et me gavant de Ribavirine, éventuellement des années de plus. Il est 2014 au clocher de la résistance et volonté. Il n’y a plus qu’à la plus sournoise des drogues dures que je me suis enchaîné, la nicotine ravageuse, dont seul le cannabis à faibles doses me permet d’espacer la consommation abusive. En l’espace d’un joint, entamé, laissé, rallumé, redéposé, … ce serait sinon facilement sept cigarettes. Mais de cela personne jamais ne parle, ça ne se fait pas, surtout devant un colibri à tendance rasta.

 

Or donc, j’étais le James, aussi doué que défoncé, l’étoile filante en devenir, à la Jim Morisson ou Dean, auquel il valait mieux ne pas trop s’attacher, vu l’état. Et hier, entre deux frissons d’ailes, voici que je fais le tour en ma tête de la totalité de mes connaissances. Etudiant ce que je connais de leurs dires ou habitudes.

 

Démontrent-ils aimer « boire leur petit verre sans abus sauf parfois …», avouent-ils devoir faire attention, ou qu’ils ont un petit ou carrément un sérieux problème ? Et même si ce n’est l’alcool, qui est dépendant depuis des années de benzodiazépines, antidouleurs ou somnifères, de tous ces importants modificateurs de conscience ?

 

A mon grand effarement le décompte est relativement facile, au vu de ce que je connais ou devine facilement: Quasiment toutes les personnes sérieuses que je connais, de tous milieux ont un problème plus ou moins conscient de dépendance à des substances modifiant leur perception. Un besoin d’excitation et d’allègement sur le plan physique surtout, par des produits modifiant les sensations corporelles. Huit personnes sur dix au moins, continuent à subir les traditionnelles phases de la dépendance : Agitation, euphorie et rires puis colère et abattement et pleurs, mal-être effrayant, souffrance, culpabilité, négation de la fuite, nouvelle dose pour combattre le mal par le mal, nouvelle ivresse, agitation, euphorie, rires et colère, pleurs … phases plus ou moins espacées.

 

Et voilà que le joli junkie James, puis épave alcoolo, est devenu depuis des années l’un des rares esprits n’ayant plus besoin ni envie d’aucun médicament modificateur d’humeur, de sommeil ou de sensations physiques ou psychiques. D’aucune drogue dure ni hallucinogènes violents, d’aucune goutte d’alcool, d’aucun speed du matin, quels qu’ils soient. Et quelle que soit la circonstance pour laquelle l’une de ces substances peut être offerte.

 

Se cacher sa dépendance la renforce et détruit, son entourage aussi. Aussi vrai que doit être insupportable une vie entière à cacher sa bi- ou homosexualité, parce que ça pourrait déplaire à des ignorants. A repousser sans cesse le courage salvateur, la force de vaincre la bête qui tente de vous soumettre. Prenant de l’ascendant sur vous tant que vous ne réagissez une bonne fois pour toutes et ne remettez le colibri sphinx au milieu du village.

 

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Assez gazouillé pour la semaine. Mais vite encore, si ça vous intéresse, Sting fait payer 316.- par jour pour avoir l’honneur de l’aider à récolter les olives de sa propriété.

 

Une super affaire. Pour 200.- cash à me filer vous avez le droit de ranger ma cave. Pas de cohue s.v.p.

 

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Alors, Bernard, j’abaisse un brin le ton dans la « Pincée du jour » sur le « Téléjarnac » ou non ? Vous y cogitez ?

 

Le château où trône le bon Roi-Député du Parti Railleur d’Extrême-Centre-Gauche, pour ne vous asservir, n’est sis qu’à peu de lieues de votre Tour. Il goûterait à vous y rendre visite. Et, quelque part, Il serait cavalier et assez fou de votre part de ne le prendre en l’arène que pour un pion voué à l’échec, qu’il convient de mater. Alors qu’à force de sacrifices il peut vous surprendre en faisant le grand Grock ou tant d’autres combinaisons gagnantes.

 

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Voilà : Que blessés de toutes parts par toutes causes jamais n’aient plus à souffrir de lents saignements traditionnels.

 

En résumé : Tout de limpide et lucide, sans influence sinon bleutée :

 

Les enfants suisse-allemands ne bénéficieront plus des extatiques subtilités du français, donc les enfants suisse-romands ne cracheront plus de l’allemand, soit. Mais franchement, l’anglais comme seconde langue ? Ce ramassis de passe-partout sans lequel certes je n’aurais jamais pu parcourir le globe ? Pourquoi pas plutôt une langue d’avenir. Je ne sais pas, moi, l’hindi ou le chinois, ou carrément imposer une nouvelle langue, plus paisible et commune que toutes autres, le ……

 

Vous allez le noyer avec des pensées-bateau comme ça, mais qu’est-ce qu’il vous a donc fait ce colibri sphinx ?

 

C’était donc ça le message étouffé? Quelle tragédie. Oui, passons-le au plus vite, ou la SPA va débarquer à la rédaction des blogs TdG :

 

Attention : Le mignon oiseau a la taille d’un frelon ! Prudence ! Interdiction formelle de SSPPPLLLLAAAATTCHH !!!

Ou vous vous vouerez …

 

Ali GNIOMINY

 

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