11/02/2014

J’AI SUÉ ! Âne nase, arrête.

Essai philosophique à la lumière des méconnaissances actuelles, quant à la Table d’émeraude et l’affirmation d’Hermès Trismegiste :

« Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour accomplir les miracles d’une seule chose ».

N’étant point plus savant ou sot que la plupart des idiots savants, voici qu’hier : Grand Mystère alchimique vint à nouveau me tarabiscoter. Comme à chaque fois avec plus de Clarté.

N’ayant pu assister au résumé donné à l’Uni des dernières découvertes relatives au boson de Higgs, me revint à l’esprit l’étrangeté de ces particules et antiparticules qui apparaissent et disparaissent simultanément à plusieurs endroits … si on les recherche.

Je ne retrouve plus la source (au Cern, si mes souvenirs sont bons) des physiciens qui naguère m’intriguèrent tant, en suggérant qu’une interaction existerait entre le fait de vouloir découvrir certaines particules, et leur apparition. L’énergie mise dans la recherche, la curiosité à un certain endroit permettrait la « concrétisation » de ce qui est attendu.

Comme si la Recherche (prochainement éradiquée de Suisse), comme si le désir de trouver permettait que ce qui est espéré soit repéré !

Et voici que je me mis à supposer que Tout puisse fonctionner ainsi. Persuadé que suis que dans l’avenir l’esprit humain utilisera la télékinésie à sa guise, et ne fera pas que de déplacer les objets à distance par la force de sa volonté. Il parviendra à créer par la pensée de la matière, à aménager son entourage et le modifier, faire surgir ou disparaître des cadres et objets, aussi simplement qu’en brisant les barrières entre univers parallèles.

J’allais ainsi plancher, parti de la Table d’émeraude, sur quelques exemples pour lesquels je dois reconnaître que mon intention de trouver, si ce n’est mon espérance ou intense besoin, pourrait avoir provoqué la découverte même la plus étrange là où je l’attendais plus ou moins.

Auparavant, afin d’illustrer mieux le fond de ma réflexion, imaginez que dans votre ordinateur employé depuis dix ans, vous avez écrit trois fois le mot « cacao » dans des dossiers portant un autre nom, à des époques très éloignées l’une de l’autre. Et vous avez impérativement besoin de retrouver des indications sur l'usage du cacao, que vous êtes persuadé d’avoir quelque part, mais où ?

Vous commencez fébrilement à ouvrir une après une et relire vos milliers de lettres, dans lesquelles pourrait se trouver ce mot ? C’est ce qui aurait été inévitable, il y a peu. Ou vous vous seriez plutôt contenté de lait et fini.

Non. À trois endroits, en les milliards de milliards de circonvolutions numériques, est bien planqué le mot à débusquer. Vous irez sur « Rechercher dans l’ordinateur », taperez le mot désiré, et instantanément ses trois copies se seront regroupées sous vos yeux. Vous le pressentiez, avez SU le chercher, il ne pouvait que se révéler à vous.

Inutile, pour l’heure, de revenir en détail sur des épisodes de ma vie maintes fois abordés sur ce confessionnal épistolaire, je les survole simplement afin de vous démontrer leur relation avec la concrétisation survenue suite à mon engagement à trouver :

Nous sommes, ce matin-là, par plus de 30° déjà, dans les sauvages pâturages, à mottes habitats à mygales, sis au-dessus de Nazare-das-Farinhas, dans le Nord-Est brésilien. Mirifique contrée en laquelle, si vous avez envie d’aller y flâner à présent, vos chances de survie ou de redescente autrement que nu sont quasi-nulles.

Mais l’épisode conté se passe dans les années 80 où, à Nazare comme ailleurs, aucune porte n’est fermée, ni fenêtre grillagée. Où nous, gringos, sommes fêtés, appréciés, entourés d’emblée de dizaines d’enfants et de vieillards hilares, voulant nous vendre leurs psilocybes en bocaux. Que n’achetons jamais, évidemment. Tout en les gratifiant d’assez de monnaie pour qu’ils renoncent à nous suivre jusqu’auxdits pâturages.

En lesquels nous vaquons à l’une des premières tâches qui me furent confiées, en l’enfance bienheureuse de fils et petit-fils de secrets connaisseurs de taches de champignons. Mais premier de la lignée à s’intéresser alors à leur effet plus qu’à leur goût. Avant de cesser définitivement de se maltraiter ainsi le foie.

Nous passons bien deux heures, à inspecter chaque bouse de zébu, sur lesquelles poussent généralement les psilocybes. Il a un peu plu la veille, il fait terriblement chaud déjà, peu de beuses molles, que des bien dures qu’ils affectionnent de percer. Toutes les conditions sont réunies. Mais rien. Les trois ou quatre fois précédentes, en quelques minutes nous avions de quoi nous envoler pour douze heures en couleur. Quelques autres douteuses spores par-ci par-là, mais aucun chapeau bas.

En sueur, exténués, nous approchons de l’idyllique rivière bordée de jungle touffue. A l’endroit abrité où un dénivelé de grandes pierres plates nous permet de nous coucher nus dans une vingtaine de centimètres d’eau. Je me relève alors parfaitement rafraîchi, me sèche, et entends les effroyables hurlements de mon compagnon, qui sort lui couvert de sangsues.

Lui non plus ne s’attendait pas à en trouver là, ne les cherchait pas. Donc ça n’a rien à voir dans cette étude, si ce n’est que je trouve toujours de quoi rire en recherchant dans ces souvenirs-là.

Après avoir débarrassé l’ami de ses trop attachantes compagnes, je me prépare à retourner slalomer entre les nids d’arachnides. Les beuses nous narguent, vides de tout intérêt. Et le ciel s’est couvert. Est tombé l’étouffant « mormaço ». Le couvercle de l’étuve tropicale.

Nos yeux, brûlants de sueur, ne dénichent aucun champignon, c’est désespérant. Nous nous arrêtons un moment. A deux mètres de nous un rayon de soleil, passé entre une trouée biblique du ciel, frappe une galette odorante. Sur laquelle trônent deux splendides psilocybes.

Sitôt lavés à l’eau minérale sitôt avalés. Nous reprenons notre progression par les mêmes endroits d’où nous sommes venus sans rien voir, et ils sont là, parsemés, bien en vue, par dizaines.

En redescendant à la ville, totalement hallucinés, nous croisons pour premier habitant le fou du village ou son pire sorcier, laid à en rester marqué, en main un poulet mort encore en plumes dont il ronge la tête sanguinolente. Qui s’approche de nous et nous tend son festin avec des « Gostoso, gostoso .. » qui résonnent encore dans mes pires cauchemars.

Nous détalons comme jamais plus. Chose extrêmement rare, les motifs mouvants environnants des champignons hallucinogènes prennent alors des allures griffues, crochues, hurlant des demi-mots incompréhensibles, ressemblant aux effets détestables des amphétamines mélées au LSD. Nous allons droit devant, en quête urgentissime d’un havre de calme. Il nous faut immédiatement une protection, contre le fou et la folie qui hantent terrorisés.

Une minuscule chapelle est ouverte, nous nous y précipitons. Restons figés devant une splendide statue de la vierge, entourée de paradisiaques attraits, paisibles à l’excès. Sans nous être concertés nous avons tous deux le réflexe de vider nos poches pour remplir d’une fortune, bien l’équivalent de 50.- la petite soucoupe au pied de l’icône.

Et simultanément un colibri apparaît devant nous, effectue un ou deux tours devant la statue et ressort. Etonnant même la vieille croyante gardienne de la chapelle, déjà totalement abasourdie par notre sauvage irruption d’horrifiés. Et d’un coup par la tranquillité parfaite que nous affichons, et ressentons, après l’incroyable don que nous venons de faire du fond du coeur pour cet humble lieu de culte.

Il n’y a pas cinq minutes qu’est survenu l’événement traumatisant. Nous reprenons notre chemin, heureux comme des pinsons, le fou a disparu, le soleil est revenu, la fin du voyage sera exquise, profondément spirituelle.

En résumé, nous cherchions sur chiures ces champignons au mauvais moment, météorologiquement ou de l’occupation de nos pensées. Ils étaient déjà là ou sur le point de surgir, mais nous regardions ailleurs. Puis nous les oubliâmes, le temps de quelques sangsues. Partîmes sous de sombres auspices, épais nuages décourageant notre recherche, nous lassâmes, mais à l’affut encore finîmes par élever les yeux aux cieux, voir la trouée dispensant les rayons menant exactement sur le fruit de notre espérance et le révélant.

Certes, sans recherche, ou mal dirigée, rien n’apparaît.

Mais parfois aussi dès que c’est cherché trop intensivement. Lorsque ça obnubile au point d’aveugler.

Vous remuez des milliers de papiers pour en trouver un. Vous les avez tous parcourus en vain, devez recommencer et recommencer avant de cesser de passer sur celui voulu sans prendre conscience du moment où il est sous votre main.

Et ce n’est pas nécessairement où et quand on le veut qu’apparaît ce que l’on recherche. Mais l’intensité de l’énergie mise en œuvre par notre cerveau en ce sens pourrait nous réserver encore bien des surprises.

Autre exemple « survolé ». En 1976, à peine libéré, seul dans les Cyclades, de l’enfer des injections d’héroïne et strychnine, je me piquai de mystique. Commençai à pratiquer toutes sortes de rites celtiques, à enserrer les chênes, battre à leur diapason, m’emplir de courants cosmiques et telluriques. Passé si près de la Faucheuse qui prit un à un chacun de mes compagnons junkies, je retrouvai très vite mes passions d’avant l’enfer de l’héroïne, rendant les pupilles si petites qu’il est pratiquement impossible de lire : Ma boulimie des lectures essentielles. Mais dirigée plus précisément vers la recherche de la Lumière. De la Sagesse. Du Graal, quoi, tout simplement.

Je vends ou offre alors tout ce que je possède, au grand dam de mes parents qui (ô honte à moi, éternellement merci) me rachètent le principal : Mon vieil harmonium, et l’orgue, le vélomoteur. J’ai besoin d’un peu d’argent pour entamer ma Quête en pays Cathare. Mais me passerai de tout ensuite, si ce n’est d’eau et de végétaux vivants, non morts, choux et autres légumes que je croquerai crus et sans ajouts. Ne me permettant que de gober quelques œufs par jour et de manger du pain que je ferai moi-même. Mais complet, sans autre levain que la pâte de quelques jours avant, au gros sel. Ne me demandez pas où j’avais trouvé ce mystique régime à la con, et n’allez surtout pas l’essayer. Mais bon, après une semaine, de toute manière le corps vous oblige à tricher, à foncer en douce vous goinfrer de cochonneries.

Bref, je veux me purifier à tout prix, totalement, suis prêt pour une abstinence totale, absolue, à vie, de tout « surplus », de sexualité s’il le faut, etc. Je promets de ne pas revenir sans avoir rencontré la Lumière, si ce n’est l’avoir reçue, et avoir réellement évolué.

Ebaubi par la vie de Saint-François d’Assise, les prodiges d’Edgar Cayce ou de Lobsang Rampa, les mystères de Pauwels & Bergier, frémissant en les univers de Poe, Lovecraft, il y a des années déjà (hormis celle dédiée à l’héroïnomanie) que je dévore boulimiquement les Anciens et plus récents d’alors, rassemble morceau par morceau les indices allant des entrées d’Agartha sur Terre aux lignes d’apparitions d’ovnis.

J’arrive le 12.12.1977 à 12h12 devant un chalet hautement initiatique en Ariège. Contact doit avoir été pris par l’envoi de mon texte « La Rose et le Lion » en 44 quatrains en alexandrins composé parmi 7 autres poèmes en tout le 7.7.77 dès 07h.07.

Donc je dois être en ce village dédié au Verseau, en contact avec des extraterrestres (rien à voir avec le chanteur sans succès Vorilhon devenu Raël, au contraire, ses sbires nous matraquèrent plus tard). Non, du sérieux, croyais-je, des contacts d’une spiritualité inouïe.

Effectivement. Certainement pas des extraterrestres, les gens qui m’accueillirent pour douze jours en cette école initiatique, mais d’un très haut niveau spirituel, doués de dons médiumniques effarants.

Seulement, je me suis trompé dans mes plans. Ce n’est pas en cette communauté-là que je prévoyais d’aller. Sans aucune comparaison au niveau du sérieux de l’enseignement proposé, mille fois ici plus évolué et aucunement contraignant que celui que je recherchais. Qui n’était qu’un (finalement bien agréable) attrape-nigauds dont je connus plus tard les farfelus auteurs.

J’ai ainsi largement trouvé d’entrée ce que je recherchais. Ai pu manger végétarien, mais délicieusement préparé, et j'ai reçu d’interminables leçons de philosophie, alternativement de la part d’une gamine surdouée de 7 ans, de sa mère douée d’écriture automatique extrêmement rapide (que je retranscrivais à la machine) et du jeune père d’une extrême compréhension et sympathie. Puis il fallut que je continue mon chemin.

Je louai une ferme dans le Var, refusai un fort de 40 pièces en bord de mer qu’un haut fonctionnaire de la marine m'offrait, à condition de l’entretenir, côtoyai moult célébrités, vécus heureux, devenu beaucoup moins crédule mais sachant qu’existent des phénomènes dits inexplicables, pour avoir assisté déjà à certains de ceux-ci. Sans savoir encore ce qui nous attend sur la ligne céleste Draguignan-Toulon.

J’ai donc presque oublié ce jour-là mon intérêt de base m'ayant poussé à venir vivre plusieurs mois par année à cet endroit : Ma quête et recherche intensive, relative aux ovnis et autres phénomènes m’intéressant. J’habite près de Flassans-sur-Isolle, conduisant sans permis la vieille deuch à Françoise sur des chemins de garrigue, vers 17h30 quand ils sont là.

Pas des petits points vagues et douteux éloignés. Non, à quelques dizaines de mètres de hauteur, grands tous trois comme des immeubles, ou comme des villes entières à une plus haute distance, fixes, immobiles mais changeant de couleur à leur base circulant à très grande vitesse et semblant parfois soulever des nuages de vapeur colorée.

Les gigantesques disques ne sont très visiblement pas de consistance métallique ou autre, mais sont bien assez constitués de couleurs mouvantes compactées pour pouvoir affirmer à 100% qu’il ne peut s’agir de phénomènes météorologiques.

Stables et silencieux, dans un impressionnant silence total, sans grillons ni cris d'oiseaux, durant plusieurs minutes, ils commencent tous trois à doucement s’écarter et s’élever. Je regagne immédiatement la ferme cachée derrière la coline par les chemins cabossés, appelle toute la smala, certains disent avoir vu, d’autres pas. Et fini, ça a disparu. Mais fera grand bruit dans les journaux, forts de centaines de témoins directs, comme moi.

Ayant par leur recherche simultanément créé ces ovnis « bien réels » ?

Voilà, prenez ce que voulez là-dedans. Je jure sur mon âme que je n'invente pas, que je n'étais pas en état spécialement second (l'herbe du Var étant merdique et le maquis trop sec pour les zébus).

Cette suggestion d’étude ne visait en fait qu’à démontrer l’importance fondamentale, sans doute plus primordiale que l’on ne peut l’imaginer : de la puissance et sagesse de la Recherche.

Subissant cependant actuel assaut d'obscurantistes  primates alpins.

…………………………

 

Pour consolation: Un chouia de délassement de très, très haut niveau encore, pour vous aider à finalement digérer tout ça :

Des vibromasseurs sont vendus à la Coop !

Bien joué ! Aucune de ces dames ne va se plaindre s’ils sont constitués à base de cheval !

……………………………..

Plus cavalier: Un projet d’école coranique radicale à Zurich est assimilé à du lavage de cerveau !

Totalement absurde ! Qui donc ignore encore qu’en matière de lavage de cerveau l’enseignement catholique n’a pas de pareil ?

Vu qu’homos lavent plus blanc !

…………………………….

Fin de ce méchant chapitre de Physique des parties ridicules.

En résumé: Cherchez, donc découvrez, mais jamais de culte ne vouez …

 

Ali GNIOMINY

Les commentaires sont fermés.