10/01/2014

DERRIÈRE NOUS, VEL’ D’HIV’, HERSES …

Nous, humains de toutes nations, qui traînons derrière nous les tares des nôtres nous ayant précédés, qui restons si souvent enfermés en conceptuels châteaux kafkaïens, qui portons sur nous l’appartenance à tel ou tel groupe, plus ou moins naguère : barbare, qui allons de l’avant dans un espoir généralisé d’amélioration : Nous, innocents de ce qui fut mais responsables de ce qui est, devons-nous tolérer la perpétuation de la stigmatisation d’ethnies victimes et/ou coupables ? Pour exemple au moyen de souillures de la Mémoire glissées en apparent humour, réservé à un seul cercle de sympathisants aussi peu recommandables que leur idole. Leader adorateur de race aryenne, dont il est aussi physiquement l’antithèse vivante.

Non. L’humour est un remède, soit à la base un venin bienfaiteur à très petite dose et tueur sinon. L’imbécillité est elle un poison, ne servant à aucune médication, qui s’infiltre et se transmet souvent de générations en générations, à combattre par des traits distillés, d’apparence stupides, mais capables d’attaquer le mal par le mal sans le répandre alentours.

Ainsi, en toute vérité, mes vers ou ma prose sont souvent impitoyables, envers d’arbitraires systèmes de gestion ou de pensée, mais je respecte profondément la douleur et les traumatismes d’autrui. D’autant plus que je sais de quoi je parle, cobaye involontaire à l’hôpital militaire de Bienne en 1976, cathéter ressorti par l’épaule, l’un des examens abandonnés parmi les plus douloureux, durant des heures, sans anesthésie ou si peu, pour mini-trauma inutilement subi, avant de me retrouver comme le décrit ce blog, X fois avec un flingue non-militaire sur la tempe ou/et une navaja sous la gorge, en Europe ou ailleurs, de subir le viol de plusieurs individus à 20 ans, de perdre la plupart de mes proches, de …

Je sais la marque d’une vie, le besoin de chacun de laisser en paix les affres de son passé ou de celui des siens. Et estime qu’aucun bon mot ne peut ou ne doit aller à l’encontre du Souvenir de victimes d’horreurs. Mais peut servir à la limite extrême, de rappel de ce qui est hautement condamnable et ne doit plus exister.

Ainsi, j’ai hésité très, très longtemps, dans l’article précédent, à ajouter le paragraphe plaisantant au sujet d’un certain Conseiller d’Etat Valaisan, qui avait chez lui au plafond un drapeau à douteux emblème, Valaisan représentant une UDC dont la jeunesse a obtenu gain de cause auprès des « jugislateurs » du TF, au sujet du « comportement déviant des homosexuels ». Conseiller sulfureux à qui est confiée l’éducation. Là est toute ma critique, en fait. Je pense qu’un autre Département aurait moins fait (ou fera moins) jaser. Il n’empêche que j’admire l’ouverture au dialogue de ce Monsieur, comprend et approuve de temps à autre certaines de ses idées et réactions, et suis persuadé qu’il est bien loin de participer à des cérémonies à quenelles et bras levés. Je l’ai donc chambré en toute relative amabilité et n’ai nullement l’intention de persister en la sensible matière.

Finalement, songeant qu’il serait du plus haut ridicule qu’un poète de droite en attaque un autre de gauche en dite Justice, pour une allusion foireuse au comble de l’oppression, j’ai largué l’ « Arbeit macht Freisinger » pratiquement à regret. Et fourre du Vel d’Hiv’ dans le titre juste pour aspirer un maximum d’hypothétiques faussement scandalisés, découvrant la présente confession. Je mets ainsi le doigt sur ces plaies de l’Histoire, ces  sinistres termes ayant servi de propagande, pour mieux dénoncer la folie de leurs auteurs.

Car je n’aime pas du tout, du tout, l’humour du genre Canteloup, déconnant sur Schumacher actuellement dans le coma, et refuse d’imaginer ce que va dire l’invité de Nyon à ses présumés nazillons les 2 et 3 février, au sujet d’un certain Chef d’Etat Israélien occupant le même état depuis huit ans …

En règle générale, le petit malheur d’autrui est le meilleur combustible de l’humour, mais le drame subi par son prochain, s’il est raillé, fait dérailler la machine à bien-être du comique, ravive frustrations et haine, absence de tolérance, et détériore l’état général de l’humeur.

Qui fait de pareil « humour » son fond de commerce, et qui paie pour ça, est plus à plaindre qu’à blâmer, mais n’apporte rien au plan de l’utilité publique, bien au contraire, nuit à l’équilibre.

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D’autre part, il convenait que je tire le bilan de mon année 2013. D’inoubliables perles, enfouies en un ras-le-bol tangible, une perpétuelle quête au retour à un rang social dont j’ai été dépossédé par collusion d’adversaires politiques particulièrement odieuse. Soit. Exposition voulue du gâchis de talent, dont les piques sont parsemées et souvent perdues au milieu d’un champ d’abominations médiatiques, politiques, artistiques, administratives, philosophiques, spirituelles, traitées en sauce humoristique, à la limite du trop cynique. À la mode historiographique.

Et plus que jamais, je suis épuisé, pressé de convenir d’une trêve ou d’un arrêt des hostilités, d’un règlement définitif du contentieux et respect que restent me devoir l’Etat fédéral et cantonal, comme la Ville de Genève, ainsi que certains cercles littéraires. Plus que jamais j’ai provoqué la réflexion, sur l’incompétence grave de l’actuelle et passée gestion des valeurs humaines véritablement au service de la communauté. J’ai volontairement exagéré à outrance mon arrogance, vous ai fusillé(e)s par gênante absence de modestie, qui ne peut que bousculer intellect et émotions, ai été absurdement plus radical qu’imaginable, et ai pour bonne résolution 2014 de tenter de modérer les propos et ruses laissant sans voix que les Muses m’envoient. De découvrir encore des milliers de trésors que contient le langage, dans un esprit plus serein, et une condition de vie adaptée à mes mérites à tenter d’obtenir moins ostensiblement. De nous faire rire de meilleur cœur. Pardon donc pour ce passage obligé, ayant amèrement teinté mes créations. Et souhaitons de concert que les autorités culturelles et autres concernées fassent enfin ce pourquoi elles sont payées et honorées.

Quelle ne sera alors votre stupéfaction de constater que mon inspiration s’envolera de suite vers de bien plus merveilleux univers. Que sans trahir mes convictions je cesserai de trop démolir ce qui est inacceptable à mes yeux, et chanterai plutôt tout ce que notre monde ou notre pays et mode de vie a de meilleur. Ce que je sais aussi faire d’assez remarquée manière.

D’ailleurs, je ne suis tellement pas rancunier que je vous supplie toutes et tous de veiller un jour à faire respecter très conformément cette formelle volonté : Que Genève, suite à son repentir et ses excuses pour des décennies de traitement infamant, même après rétrocession de ce qui m’est dû et publique réhabilitation sociale, encaisse malgré tout, en tout et pour tout de ma succession artistique, le jour où je vous attristerai: CHF-1.- par milliard de francs que rapporteront à l’évidence mes œuvres posthumes, d’humble rare visionnaire persécuté par l’ignorance d’imbus incompétents qui … blablablabla … fin de ces dispositions-là.

Donc en 2014 je suis plus gentil que jamais, et espère pouvoir le rester en des termes acceptables. Faute de quoi le bœuf cas Roth n’a pas fini de donner des cauchemars à certains.

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Exemples de sympas miscellanées :

Neuchâtel et Jura : Triche des élèves de 1ère et 2ème année en économie d’entreprise et en droit économique. Ils devront repasser le test.

Absurde ! Autant interdire aux cuisiniers d’apprendre à faire à manger !

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France : les préfets de tout le pays invités à interdire le spectacle de Dieudonné.

Bravo ! Assez de ce non-sens ! Chacun sait que Dieudonné n’existe pas !

Faute de quoi s’effondre le commerce mondial de Dieu vendu.

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Plus aimable, plus aimable que ça :

L’acteur Shia LaBeouf, jouant un soldat de la Seconde Guerre mondiale, énerve toute l’équipe du tournage par son zèle. Après s’être arraché une dent pour paraître plus crédible, il ne se lave plus durant des semaines pour mieux comprendre ce qu’a vécu son personnage. Le reste du casting le tient à l’écart, seul dans un motel.

On comprend mieux qu’ils l’aient pareillement dans le nez.

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On sent qu’il y a un début prometteur. Peut-être qu’avec un brin d’autoflagellation ça passerait mieux : Un Passant … est passé, Victor, Mère-Grand … agacés ? Les aurais-je lassés ? Ou : Pas de nouvelles bonnes nouvelles, rien à ajouter ?

Tiens, Mère-Grand, justement, qui connaissez bien le comportement des volatiles, et que je n’ai plus eu le plaisir de lire depuis un certain temps, je serais très curieux de savoir si l’acte que je vais décrire était volontaire ou accidentel. Je pense effectuer des tests à cet égard : En deux mots, mon amazone est sur le plateau sis à mi-hauteur de son perchoir. Le bac de son eau se trouve 30cm au-dessus de sa tête, sur la barre où l’oiseau se tient généralement. Je bouscule accidentellement le perchoir, de l’eau lui tombe sur la tête. Elle s’ébroue, marmonne, je ris et aperçois une saleté par terre, du côté opposé du plateau sur lequel elle se tient.

Je me baisse pour nettoyer. En une seconde elle est déjà sur le bord  au-dessus de ma tête et se secoue comme un chien mouillé. L’arroseur arrosé, version perroquet. À farceur, farceur et demi.

La drôlerie de telle drolatique tournure, tient surtout à la précipitation et aux mimiques de l’oiseau, impossibles à décrire. Et au fait que je n’ai jamais voulu lui apprendre à faire ou à dire quoi que ce soit, afin qu’elle glâne seule les bruits, rires, musiques, mots, mouvements qu’elle reproduit.

En bref, ce n’est pas la première fois que me fait presque peur l’idée qu’effectivement, ces animaux sont parfaitement capables d’acquérir l’intelligence d’un enfant de six ans, comme l’affirment des spécialistes. Alors imaginez le probable niveau de conscience de l’injustice, de la douleur, etc, des dauphins, baleines, éléphants, … de ces équivalents d’enfants, d’adultes et d’immensément plus mûrs encore que l’humain le plus savant … tous animaux sous le joug de notre ignorance criminelle.

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Vous voyez, ça traite de nouveau du moins gentil ! Docteur, ça se soigne ? Serais-je épistolairement atteint de cette terrible maladie qui pousse l’impatient à proférer des insanités ? Ou pire encore, suivrais-je inconsciemment et contre mon gré l’ignoble ligne de conduite de puissants Helvètes, consistant à dévaloriser autrui à tout prix, pour parasiter ses mérites et faussement se rehausser ?

Que m’en protège Celui à qui je ne crois pas, excepté de temps à autre, dès qu’on me pointe un flingue sur la tempe, ou qu’un boxeur en manque me court après  avec un cran-d’arrêt en main à travers les rues de Berne, ou que me recherche un malade mental armé, ayant juré de tuer du Suisse, à travers les rues du Puy-de-Dôme puis les villes du Var, ou …. Mais non, qui donc cela peut-il intéresser, du vécu de ce genre ? D’une platitude indigne d’alpin pays.

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Aussi, aimez-moi les uns les autres et réciproque, et tout ira pour le Dieu dans la meilleure des rondes. Mais que jamais je ne devienne l’AntéDieudonné, extrémiste inverse, dont la politique maladroitement activiste finirait également par détruire totalement les qualités artistiques.

Je ris jaune et tout, à l’épreuve des mots mis à double-sens, pouvant cacher de magnifiques ou ordurières surprises ; je le sais, mais manie les associations d’idées et termes en direction des meilleures significations possibles. Ou renonce à jouer, si la phrase qui en sort, aussi génialement arrangée puisse-t-elle paraître, est bêtement ou gratuitement offensante. Mais, si elle a le bonheur de mordiller qui le mérite, et de rappeler concrètement à l’ordre qui trop profite de nos limites, si elle est harmonieuse, rieuse, et chieuse à souhait pour les rase-mottes qui ont la cote : c’est le jackpot.

Vous fûtes ainsi 3'575, qui parcourûtes-ci 4'565 de mes pages sur ce blog, rien que ce dimanche 5 janvier, d’avant générale reprise de train-train. Nombre de fois le nombre habituel de mes lecteurs chaque jour. Ce qui révèle, (excepté s'il s'agit d'une panne du cache des activités de surveillance, NSA, RG, armée de juristes teigneux, etc etc) un réel besoin de décompresser, même au risque de s’énerver un brin, au long de la continuation de ce Traité de Cuculture Acacadémique, Popolitique et Spipirituelle, dans le XXIème siècle. Ce rat.

Mal rôdé .. encore, le moteur libérateur qui doit vous emmener, années après années, au plus près de vrai progrès, d’efficience par brillance. Et donc, mes amis, c’est l’année de mes miscellanées mi-sel mi-sucre anti-trop de lucre.

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Qu’haine, elle,  se fasse la belle. Et oui à la protection de la liberté d’expression ! Mais mort à la liberté d’excrétion ! Un grand bras d’honneur …

Ali GNIOMINY

Commentaires

Très flatté et touché que vous ne m'ayez pas oublié. Bien loin est le temps où de nombreux volatiles, en général exotiques, égayaient mes habitations. C'était le temps où, une heureuse (pour nous autres humains) et malheureuse (pour les autres, animaux) ignorance nous permettait de jouir du privilège, autrefois et pendant longtemps réservé aux nobles européens en leurs volières royales et à quelques corsaires sur leurs licornes, d'orner nos demeures de perroquets et cacatoès de diverses parties du monde, sans oublier les innombrables espèces de perruches multicolores, dont seuls survivent chez nous quelques perruches ondulées de l'ancienne "Terre des psittacidés".
A cette époque-là, je pouvais même assister, assis sur un banc de notre ancienne Université au spectacle d'un promeneur qui venait faire s'égayer son petit singe dans un arbre de la promenade des Bastions.
Revenons au présent. Bien des oiseaux, comme les merles et les corneilles par exemple, savent arroser de leur excréments les importuns qui s'approchent de leur nid. Pas étonnant que votre amazone, lui, vous gratifie d'une douche en échange pour vous remercier de vos bons soins. Soyons opitimistes.
Avec mon affection renouvelée et mes remerciements pour vos travaux artistiques et, d'après ce que vous traînez de malheurs derrière vous, herculéens.

Écrit par : Mère-Grand | 13/01/2014

Hé bé, j'espère pour vous que vous tenez vos bonnes résolutions de début d'année mieux que moi, nous sommes le 15 et ce demi-mois m'a déjà échappé ;)

Bon, pari tenu pour cette mouture, mais je n'y crois pas trop, comme le disait Goldman : On ne change pas, on met les habits d'un autre sur soi.

Mais la fatigue tue les plus belles combativités et la haine ne manque pas d'adeptes sur certains autres blogs.

C'est donc avec plaisir que je consommerai votre sucré-salé ou aigre-doux au fil des mois adoucis.

Écrit par : Jmemêledetout | 15/01/2014

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