04/06/2013

IDIÔMES DU VIL ÂGE

 

…et:  PHRASES: … Ah, ça, si ne me retenez …:

 

Excellente santé des EMS genevois !

 

Piquée à leurs employés malmenés.

 

….

 

L’Espagne n’est pas à la veille de l’apocalypse !

 

Non. Au lendemain !

 

….

 

Abattoirs suisses pas assez propres pour les Chinois !

 

Ils ne se laissent jamais abattre, encore moins de manière impropre.

 

….

 

119 morts dans un abattoir chinois en feu !

 

Ah, c’est du propre ! Que les employés soient payés au lance-pierres est déjà un scandale, mais s’ils le sont à présent au lance-flammes …

 

Toutes mes excuses. Je censure généralement mes traits d’humour noir. Mais ne puis résister au besoin de descendre en flammes les responsables de conditions de travail intolérables. Paix à l’âme de ces pauvres victimes. Pas à celle de leurs bourreaux, seigneurs de la guerre du totalitarisme antidémocratique s’achetant la planète entière.

 

Aïe, aurais-je fauté par abus de réalisme ? Aurais-je le clan des quasi-maîtres du monde risqué de froisser ? Un quiproquo est si vite arrivé et le status quo si vite égaré, en cas de mésentente, incompréhension, mauvais décodage d’une langue différente.

 

Pour démonstration par l’exemple bien de chez nous, voici mon :

 

« Etude de l’impact préconceptif d’un seul mot égarant et bloquant, par appréhension d’une finalité néfaste, la possibilité de juste compréhension d’un sens proposé ».

 

Anecdote donc, vu que vous semblez peiner à intégrer l’évidence :

 

Nous sommes en un véhicule que conduit un ami suisse-allemand. Mais vouii mais vouii. Parlant et comprenant un peu le français, mais sans excès. Un autre ami, romand, raconte l’histoire drôle suivante :

 

«  Des parents SUISSE-ALLEMANDS ont un enfant … » … (La sueur me coule soudain sur les tempes) … Le pote continue : « … et le petit Suisse-allemand est tout à fait normal, (ouhla, aïe..) mais ne prononce pas un seul mot. Les années passent, l’enfant a 4 ans et reste toujours muet. Un jour, à table, il fait soudain : « Tis, Mammy du peux me bazzer le zel ?

 

Stupéfaction des parents qui hurlent au miracle « Ce n’est bas bozzible, mon vis, du barles ? Tieu est Krand ! Mais bourquoi, bourquoi tant d’addées te Zilence ? »

 

Et le petit de répliquer : « Mais chusque-là chavais rien à dire, tout était toujours en ordre, tip-top ! »

 

………………

 

Je me bidonne en douce, immensément soulagé que la blague fut … soit … fusse … (ou ce que vous voulez, moi je ne m’emmerde pas à bidouiller dans mes lacunes en recherchant encore et toujours dans les bouquins comment idoinement usiter de cette &* »%=)(« *+ç%& de langue française) … que la vanne se veuille si gentille avec nos cousins bouffeurs de röstis.

 

Notre conducteur ne desserre pas les dents. Aïe, zut alors, il n’a rien compris.

 

Je reprends en détails (les moins lourds possibles, car il n’existe rien de pire que de devoir décortiquer un gag) chaque élément qui le compose, en arrive à la chute : Tip-top ! Ah ah ? … Rien ! Pire qu’avant !

 

Puis, très lentement, très poliment, notre bernois copain laisse filtrer deux héhé très peu assurés. J’en reste là et n’insiste plus. Il est très connu que l’humour est extrêmement difficilement transposable en un autre idiôme et une culture différente.

 

Mais, en l’occurrence, je pressens l’évidence d’une fixation et d’un blocage sur le terme d’entrée concernant son ethnie, choc du mot l’ayant empêché de se concentrer sur autre chose que l’appréhension de la réaction qu’il aurait à avoir ensuite, vraisemblablement outrée, l’aveuglant face à la réalité de cette blague plutôt flatteuse pour sa race.

 

Il ne doit ainsi pas être trop chinois de prendre ce malencontreux réflexe en considération, lors d’une quête en vue de compréhension d’un trait d’humour étranger, et de résister à l’attrait du détail choc faisant bloc face à correcte compréhension.

 

……………..

 

Absence de réflexion, toujours : La bimbo Nabila quitte un hôtel sans payer !

 

Son halo de semi-star va en prendre un sacré coup. Bien que pareil larçin ne soit pas dans les habitudes de la vedette de l’émission la plus bête de la télévision.

 

La dernière fois, elle a correctement payé en sortant de l’Hôtel de Police.

 

………………..

 

Pour la petite dénonciation : Il s’agissait de l’Hôtel de Lavey-les-Bains, pas du très antipathique Hôtel des bains d’Oronnaz qui, en 2009, nous vola l’équivalent de trois nuits payées. Pas Nabila et moi, non, bien que si tel eût été le cas, j’eus cependant pu en bonne intelligence la sonder). Alors que j’avais décommandé dans les délais depuis le Brésil et disposais de certificats de décès de proche, et médicaux pour nous prouvant l’obligation d’annuler le séjour. Refus de cette charmante Direction de toute rétrocession ni arrangement possible pour d’autres dates. Par manque de temps je n’ai jamais transmis ce délit à qui de Droit. Mais si quelqu’un vous demande conseil pour un hôtel sympa dans le coin … Tout se paie un jour ou l’autre.

 

………………..

 

Malfrats plus dangereux, à présent : La Confédération hérite des millions de la drogue !

 

Spécialisée dans la couverture et la gestion d’argent sale, qui mieux qu’Elle sait comment empêcher qu’une légalisation des stupéfiants la prive de ce juteux blanchiment officiel ?

 

…………………

 

Hôpitaux genevois : Bénéficiant merveilleusement des dégâts provoqués par le commerce illégal de substances dangereuses dépourvues de contrôle sanitaire et fiscal : Des bordées en veux-tu en voilà :

 

Neuf mois d’attente pour un rendez-vous aux Consultations pour bambins !

 

À l’évidence, puisque ça fonctionne pour la SNCF, qu’une fois sur deux le train annoncé sur l’horaire est supprimé ou saute la gare où on l’attend, et qu’il faut prendre celui prévu pour lui succéder une heure plus tard, il suffisait d’adapter le système aux consultations pour bambin. Le premier n’y a pas droit, mais le second, neuf mois plus tard, oui.

 

…………………..

 

Exécrable tricherie au 2ème meeting de natation à Carouge !

 

Deux canards colvert apiscinisent au beau milieu de l’épreuve de nage papillon.

 

Vraisemblablement inculpés pour incitation, aide et participation au dopage. La compétition devrait être annulée, des records ayant explosé grâce aux démangeaisons provoquées par les puces desdits fraudeurs palmipèdes ; Qui s’en défendent bec et palmes.

 

Une douche froide pour les organisateurs. Aussi.

 

……………………..

 

Enfin, restons optimistes, persuadés que tout va pour le mieux en ce monde, que ça fera comme pour les missiles de Cuba en 1962, c’est quelques décennies plus tard qu’il sera dit de notre présent : « On n’a jamais été aussi proches de la guerre totale ». Et écoutons les sommités géostratégiques nous affirmer que le péril islamiste intégriste n’est que la pointe presque insignifiante d’un iceberg d’intolérance résolument antidémocratique, situé beaucoup plus à l’Est, bien plus subtilement conquérant et terrorisant.

 

……………………….

 

Notre trop chère Confédération fut évidemment première et exemplaire à choisir son camp, tout en restant rackettée par l’autre clan d’alliés. Comme l’Histoire se répète.

 

À l’évidence prochainement le seul et unique camp offert au choix. Le BRIC la braque, elle s’allie …

 

Mais, bon, je me suis promis d’être bonbon ces temps, avec cette administration si défectueuse qui est la « nôtre », il est inconvenant de tirer sur une agonisante. En dépit de tout le dépit que me provoquent sans équivoque tous Conseillers mal éveillés, votant pour tant, et malgré simagrées politiques, philosophiques  et médiatiques, j’aime mon pays, même sans avoir besoin de le graver sur le Manor éternel, je défends à ma manière d’utilité publique, par l’humour poético-politique: Ses principes profonds et justes, et autres utopies d’Egalité de traitement, de Justice axée sur réelle Volonté Populaire, de Neutralité, de Liberté et d’Honnêté, d’Empathie dépourvue d’inutiles sacrifices forcés, de Partage correct des terres ancestrales et Biens du Souverain.

 

Ainsi, votre bon Roi-Député du Parti Railleur d’Extrême-Centre-Gauche préféré, observe une trêve en matière de bisbilles « internes », jusqu’à meilleure actualité, et évite de froisser inutilement l’ennemi extérieur. Au risque d’en être réduit à bosser un jour pour sa blanchisserie.

 

Ali GNIOMINY

Les commentaires sont fermés.