01/03/2013

GAI T’ES ?

Les paroles volent, les écrits rient : Mais :

 

Exercice de diction : (Nerfs solides uniquement !) Avant de larguer les voiles et d’envoyer la vapeur :

 

À présent que vous répétez vingt fois de suite sans erreur « Les chemises de l’archiduchesse sont-elles sèches, archi-sèches », passez au stade suivant. Remplacez tous les « ch » par des « s » et l’inverse. Et répétez dix fois « Les semiches de l’arsidussèche chont-elles chesses arsi- chesses », puis cent fois encore sans vous tromper, plus rapidement en alternant la première et la deuxième phrase.

 

Bien, vous êtes occupé(e)s pour un petit moment, ça me culpabilise un peu moins de ne pouvoir vous divertir à souhait, ces jours-ci. Et puis, qu’est-ce qu’il ne faut pas inventer pour gagner un peu de temps sur ce qui vient …

 

Oui, à part ça, dites-moi, comment donc font nos amis Belges, une fois qu’ils écrivent ce qui précède, sans jamais savoir employer le verbe pouvoir ? … « ça me culpabilise un peu moins de ne savoir vous divertir à souhait ? » Ce n’est pas du tout ça : Savoir ? ça je sais vous divertir ! J’ai la frite pour ça, mes os se tendent de rire sous le vent du Nord, je ne vous dis pas combien ravive mes rhumatismes l’idée même du plat pays que ne connais pas, ni ne sais ne connaître avant ma dernière bière. Car, je l’avoue, les Belges sont généralement de vrais canons, très beaux et (non, non) bons. Tel le superbe Philippe qui étudiait à Aix, et Jean-Philippe … (au fait, la direction de la brasserie Lip signale que pour raisons de décence elle n’engage jamais d’employés dont le prénom est Jean-Philippe). Vraiment, avec les Belges : Aux waters, l’eau morne, pleine de Gueuze, éclabousse à l’excès, à coup sûr, jusqu’aux murs. Des mecs comme ça, que ces Belges. Et ces jeunes Wallonnes, qui allient sympathie, absence de connerie et airs de Barbie …

 

Foin de taquineries, et mes vœux les meilleurs de prompt rétablissement à mon excellente amie Arlette, du Val de Sambre, artiste et traductrice des plus hautes sphères européennes, traversant une période difficile …

 

Nos animés desseins pour janvier prévoyaient un petit saut à Charleroi, ce fut contrecarré par des soucis de santé, mais ce n’est que partie remise.

 

J’irai sans doute un jour prochain, puis retournerai en Belgique, jusqu’à ce que je sois parvenu à saisir tous les mystères et paradoxes de ce dit si plat pays.

 

Comment, pour exemple, se fait-il que le berceau des Marches Blanches anti-pédophilie ait, pour fierté et symbole connu du monde entier, un petit garçon nu faisant pipi ?

 

Oups. Je ferais mieux de la fermer. Dutroux risque d’être libéré s’il plaide la faute du Manneken-Pis pour incitation publique à inique excitation.

 

Ah non, pas de risque qu’il puisse obtenir gain de cause, je crois qu’il s’attaquait plutôt aux petites filles.

 

Qu’il attende, pour intenter un procès en Italie au propriétaire d’une statue de petite fille urinant, l’érection du monument qui remplacera la fontaine de Trevi, pour fêter la réélection surprise et les aspirations d’un taulard en cavale politique.

 

……..

 

Et si « Mousse au lit » nie, qu’il aille se faire voir.

 

Bien que, le cas échéant, il ne puisse être comblé à 100%. Attendu que 10% des Grecs sont atteints d’une forme d’anémie.

 

10% des forces vives en moins, dont ne tiennent aucun compte les manipulateurs de notations, qui punissent à 100% ce pays.

 

Ils ont beau se saigner à la tâche, pour les beaux crocs des vampires de la notation, du moins exécuter ce que leur anémie leur permet d’accomplir, mais rien à faire, cette anémie interdit à ces pauvres Hellènes même le don du sang. A 2'200.- le deal du litre en Suisse. Nation ayant la bonté de le faire, à bien plaire, 750.- le litre aux Grecs, mais songeant pour raison économique à cesser ses envois, si j’ai bien tout compris. Qu’un blessé grec n’a pas autant besoin de sang qu’ailleurs.

 

Mais enfin, ça c’est des trucs dits d’éthique, alliant des hontes aux logiques. De coriaces problèmes à étudier en amont pour éviter les désastres. Un peu comme si des débiles conservateurs sabotaient la raison législative, en tentant de parvenir à imposer l’ajout dans la Constitution de « La protection de la vie humaine ». Article empêchant certes toute interruption de pontes inconsidérées de prosélytes greluches à lunettes et robes jusqu’aux pieds, mais protection constitutionnelle qui permettrait ainsi à tout un chacun de se retourner contre l’État pour tout ce qui tue l’individu, le stress des impôts, la pollution, la subjectivité des médias, le boulot, etc. Merci, la droite dure. Là vous faites fort en l’art de l’autogoal général, bravo. Il y a encore des solides dans vos rangs.

 

Malgré de petites choses aussi fragiles que Jurassiennes d’en haut, en contrée alternant shérifs impitoyables et faibles d’esprit appelés aux plus hautes tâches. Adeptes, certainement, de la Fée des fous ayant été par eux légalisée. Habitués à sacrifier régulièrement au culte des sacrées cuites à l’absinthe et autres drogues protégées, et disparaissant épisodiquement de la vie publique pour décuiter.

 

Ah, si certains grands malades pouvaient expérimenter ce que je vis à présent, après avoir simplement réalisé, osé avouer, intégré définitivement que j’étais alcoolique et que ça me détruisait, le 16 septembre 1998. La libération conceptuelle vient de là. Ne plus vouloir (se) montrer une image fausse de soi, cesser de (se) cacher ce que tout le monde voit que l’on ne veut pas reconnaître, nos addictions respectives.

 

Ou l’orientation sexuelle non consensuelle. Croyez-en quelqu’un qui ne l’a jamais cachée ni vraiment révélée, et qui pour la première fois couche par écrit sa bisexualité. Après avoir maintes fois livré des indices : « Lion ascendant Taureau, né de père Lion et de mère Taureau », voilà qui comprend tout le nécessaire pour un équilibre hormonal et sa neurotransmission par l’acide glutamique parfaits.

 

Certes, veuillez m’en pardonner, car au vu du nombre de décennies qu’il m’a fallu pour en arriver là, ce n’est plus un coming-out, mais carrément un coming-septembre.


……….

 

Alors, ça va mieux à présent que vous avez pu coller l’étiquette ?

 

Certes, l’étiquette exige que l’on se plie même à des lois de mauvais aloi. Il convient de cacher tout ce qui peut fâcher intolérants de trop haut rang, de s’afficher comme fiché, comme voulu par ces élus. Il est donc un peu lâche, d’avoir attendu jusqu’à ce que l’Université de Genève prouve ce que j’affirme ici depuis des années, quant à la modification possible de l’orientation sexuelle des souris, donc des mammifères, suite aux découvertes faites sur les mouches, pour avouer ma parfaite double attirance hormonale. À ma décharge (oh, pardon) je suis issu d’une époque et d’un lieu où l’on ne riait pas des tabous. Vers mes treize ans, ma brave mère, paix à son âme, jamais ne puis lui en vouloir d’avoir retranscrit l’opinion maternelle générale, me dit un jour : « Je préférerais te savoir mort que drogué ou homosexuel, ou pire encore, l’un de ces tièdes indécis couchant avec hommes ou femmes ».

 

Voilà qui met du temps à déconstruire toutes stratégies élaborées en soi pour paraître « normal », sans tomber dans le ridicule si répandu des frustrés faux machos s’inventant vie maritale, heureux rejetons et tout le tintouin, et demandant à une copine lesbienne de jouer l’épouse de temps à autre en société, et autres stressants artifices. Simplement en laissant entendre que ce soit possible, sans mensonges ni nécessité de révélation. Ainsi, dès la puberté, face aux « risques d’être découvert » je me suis forgé une constitution bien masculine, ai chassé férocement tout indice laissant paraître aspect efféminé, j’ai bénéficié d’une voix grave, suis devenu extérieurement si entièrement garçon que cela surprend généralement que de découvrir qu’un mec qui couche avec d’autres mecs, pas plus que la plupart des homos ou des hétéros, n’est pas nécessairement un enculé.

 

A une exception près : Si, en n’ayant vraiment rien provoqué pour ça, comme tel fut jadis mon cas, il se fait droguer et subit un viol collectif. La victime eût alors pu facilement devenir un enculé d’homophobe comme tant d’autres, mais tel ne fut heureusement pas le cas, le lésé se contenta de détester ça et de combattre mieux encore toute forme d’agression sauvage, physique ou intellectuelle, de rabaissement ou d’injuste surélévation d’autrui.

 

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Autre « anecdote » intéressante encore, parmi les nouveautés scientifiques : Des mesures effectuées grâce à un anneau entourant la verge d’homophobes visionnant des films porno homosexuels, prouvent que sans exception ces intolérants étaient particulièrement excités et en érection. Démontrant ainsi leur évidente part d’homosexualité refoulée.

 

Imaginons des affamés attachés à une chaîne, devant un délectable repas, mais que l’espace laissé leur interdit de toucher.

 

La frustration et la souffrance les auront vite poussés à maudire cette inaccessible délicieuse assiette, les torturant par sa simple existence.

 

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En résumé, ça ne traînera plus : Vu que l’orientation sexuelle se modifie à volonté chez les mammifères, avant que les anti- ne relancent et ne finissent par faire voter à coups de millions l’idée de « guérison des homos » à effectuer par ce moyen : Doit être offert un petit mois d’homosexualité aux hétéros les plus coincés, et réciproque. Sûr qu’ensuite disparaîtra toute crétine actuelle et persistante discrimination, face à deux saveurs aussi tentantes et délectables l’une que l’autre.

 

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Il est absolument inacceptable qu’au XXIème siècle, en Suisse pour le moins, tellement d’ados soient encore contraints, par l’ignorance religieuse en force et vigueur, à se suicider plutôt que d’avouer leurs penchants naturels. La femme qui aime la femme n’aura en principe pas d’enfants, l’homme qui aime l’homme pareillement. La nature finit par équilibrer toutes choses dans les différents règnes. Elle sait lutter pour la régulation et contre la surpopulation par divers moyens, doux comme l’homosexualité ou s’il le faut violents comme les catastrophes.


Merci à telle subtile orientation salvatrice dont bénéficie une part du genre humain ou animal. Au vu de la liberté d’action, d’études, de déplacements, de moyens, d’ouverture de conscience dont bénéficie au minimum le 10% déclaré des homosexuels, c’est plutôt d’avoir un enfant hétéro qui devrait être pour les parents une catastrophe.

 

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Sur ce, chère Madame, chère Incertaine Personne, cher Monsieur, je vous laisse disposer du droit de réaliser l’ampleur des dégâts dans le monde, provoqués par une morale délétère partant de partout en lambeaux, et d’établir enfin parfaite égalité de traitement en vos têtes entre êtres humains majeurs, qu’ils couchent ensemble ou non.

 

Ali GNIOMINY

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