11/10/2012

Offre de serf vise à ça :

Franchir ! Franchir enfin la barrière que très fiers aigrefins recruteurs décideurs d’hier ont érigée, pour me figer sans compassion en une fonction minimale, qui fait mal, inadaptée à mes aimées capacités si mal captées, phénoménales compétences fondamentales en silence admirées, que pourrez, éveillé(e)s, sans nul doute coûte que coûte vous payer.

 

Je ne mens, ne vends du vent, mais charrie, et par lots, au kilo, de la drôlerie. Vous en balance, plein d’élégance et en beauté à volonté; Dès les matines plein la tartine.

 

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Ainsi, ou autrement, Monsieur le Rédacteur en Chef Pierre Ruetschi, je me permets de relancer mon offre du millénaire passé, en vue de l’hypothétique octroi d’une fonction de moqueur chroniqueur, voire en vue d’autres peu tristes tâches, palliant au manque dans la Tribune de Genève d’un souffle équilibrateur, entre les articles habituels parfois teintés d’esprit néocalviniste de circonstance, et un lâcher-prise frisant l’outrance, l'outrecuidance; Un humour décapant de concepteur de l’ère des Freak’s Brothers, des débuts de Fluide Glacial et d’Hara-kiri, en moins crade et bête provoc … pour un poste à taux d’activité au choix entre 10 et 25%, équivalant au moins à ma classe 9 annuités 22 à l’Etat, au sein de votre rédaction.

 

Comprenez qu’à mon avis faire perdre son temps à un grand inventeur est, je le répète, un crime contre l’humanité. Raison pour laquelle je m’abstiendrai de réunir les traditionnelles pièces à fournir en vue d’embauche, ni ne suivrai aucunement l’administrative tant que coercitive procédure imposée en la matière. Veuillez m’en gracier.

 

En fait, qui mérite de bénéficier de ma si humble contribution doit être à même de tirer le substrat, étalé-ci sur cinq ans, de ma lettre de motivation, de mon C.V., de mes prétentions et convictions et objectifs d’utilité publique, de mes compétences pluridisciplinaires et autres crises de nerfs.

 

Aussi, Siouplé, Msieur Ruetschi, demandez à mon méchant Maître Etatique, m’employant toujours à 75% à la même lamentable classe, comme sous-fifre d’adjoint de subordonné de sous-sbire des sous-chefs du sous-secrétariat sans sous …  Il a tout ça, toute la paperasse poussiéreuse depuis 26 ans, tout mon parcours de diplômé aux fins fonds d’un kardex, à l’exception d’attestations de tous les campus assidument squattés en qualité d’accompagnateur aide-étudiants, des certificats de bonne expérience de la vie mérités à travers la planète, en des conditions parfois excessivement dangereuses ou rocambolesques … tout ce qu’il faut pour satisfaire le sous-comptable du valet de la sous-responsable de l’aide des opératrices RH … de la susdite Tribune de Genève.

 

Si vous ne l’aviez les mains jointes compris, (je ne sais qui prie et ce qui passe à l’esprit) je fus fort croyant, larguai tout pour cela et partis en quête des hiérarchies célestes, vis, connus, et en revins à jamais bien plus éveillé, plus charismatique et empathique encore, généreux à l’excès, mais également marqué à vie par tant de détestables supercheries en force et vigueur, autour de Véritable Grand Mystère d’une Conscience supérieure.

 

Ainsi, paradoxe s’il en est, je ne puis éviter de pleurer de bonheur et chante comme un dieu, lors de messes catholiques en cathédrales du Brésil, moins chez les spirites d’Allan Kardec, parfois en terreiros de Macumba, et voilà que l’évidence, chaque jour plus visible de l’ensemble, veut que je sois en vérité devenu fondamentalement athée et révolté.

 

Croyant cependant fermement en une continuité librement autogérée après la mort, si bien préparée, fondée sur les actes présents et passés. Raison de prendre bien soin de soi, et tout autant de n’importe quel être vivant. De tenter de le comprendre jusqu’à l’absurde s’il le faut, de le respecter, même en restant totalement opposé à ce qu’il fait ou pense. De lui laisser sa petite plage de liberté.

 

Gratifié de mémoire visuelle jadis fort performante, j’ai énormément lu et retenu, classé, préparé à l’usage, de 12 ans où je me suis aussi mis à écrire, à 25 ans, où j’ai commencé vraiment à écrire; Puis plus rien en lecture ou presque, pour éviter de déformer mon éclectisme original au contact de formatés contemporains. Que les médias traditionnels, sources de mes pamphlets, et de rares ouvrages plus fiables. Généralement de génies des siècles passés. Notre époque restant si dépourvue de leurs découvreurs.

 

En résumé, la croissance de mes activités éditoriales et autres m’oblige à ralentir la fréquence de mes billets sur barondecuir.blog.tdg.ch, et je mets en eux à chaque fois toute l’énergie que je propulserais autrement en nouvelles ou romans, poèmes, essais & Cie qui me sont réclamés. Je fais les choses bien, ou pas du tout. Que ça me rapporte ou non. Mais parviendrai-je encore longtemps à concilier le besoin de rire de vos lecteurs, ou de gueuler contre ce vachard de chroniqueur les ayant épinglés, avec le seul plaisir que j’ai à le leur offrir et sans plus d’honneurs?

 

Bref, à la souris l’autre soir, M. J.-F. Mabut et moi-même avons chatté à ce sujet, et je vous invite, si vous le voulez bien, à me contacter pour un entretien d’appréciation en vue de plus formel engagement.

 

En l’occurrence, cher Monsieur Ruetschi, vous remerciant pour l’attention portée à la présente candidature, sachez encore que contrairement aux apparences littéraires, je ne suis de loin pas si mégalo que mes clowneries pourraient le laisser penser, je parodie juste tout un chacun, et suis médicalement garanti pas schizo. Quand au reste …. Je me porte aussi bien que n’importe quel idiot savant.

 

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Bon, je ne vais donc gâcher un si joli petit coin de toile gracieusement offert par la « Tribune de Genève, le quotidien préféré des poètes atterrés qui ne se la pètent », que pour une bête formalité administrative. Déjà que les Ressources Humaines de la T.G. ne vont possiblement pas « pouvoir, vu la forme », considérer cette exceptionnelle offre avec tout le sérieux qui lui sied, voire n’y donner suite. Mais allons savoir …

 

Raison pour laquelle je me dois de rajouter urgemment un chouia de rab. Tiré des dizaines de brouillons de ces derniers jours, billets que n’ai aucunement le temps de vous infliger tous.

 

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Devinette mignonette :

 

À peine qu’un client proposait à la péripatéticienne d’utiliser un préservatif, celle-ci lui tranchait la gorge en hurlant … ???

 

Restez cou ouvert !

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C’est retenu ou ça capote ? Très bientôt inutiles, vers 2186 si tout va bien, mais pour l’heure personne ne peut affirmer que les capotes sont cuites. Et je m’en fous, d’ailleurs, je n’en ai jamais utilisé. Mais sinon, vous, vous ne m’avez pas l’air très en forme ces temps …

 

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Ce doit être l’effet d’

 

Une chanson bête

Qui tient dans la tête,

Une mélodie

Comme bigoudi,

Qui s’enroule

Et vous saoûle,

Une phrase bête

Qui rase et entête,

 

Péage ! Veuillez préparer votre monnaie et nous excuser pour ce petit incident technique indépendant de la volonté de tout le monde. Simple échappée incontrôlée.

 

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En la stricte continuité du présent écrit fort compréhensible, portons à présent notre ruminant regard vers ce qui devait devenir une 3ème voie CFF, reportée aux calandes par d’immaculé(e)s …

 

Alors que l’idée de génie était si simple qu’il suffisait d’y penser : Le rallongement des trains et des gares ! Eurêka ! Oui : Tous problèmes de circulation sont réglés :

Allongeons les gares de Lausanne et Genève jusqu’à les rappondre !

 

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Sinon : Des chercheurs Australiens enregistrent 20'000 émissions de baleines.

 

Et ce n’est vraiment pas sympa pour les célébrités Australiennes.

 

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Pardon. Il s’agit plus précisément du chant des basses fréquences. Quand Madame Baleine se plaint du peu de la fréquence de son époux à s’en occuper, qui pour rappel, au cas où seriez encore adéquatement horrifié(e)s par mon article précédent, mesure entre 18 et 27 mètres. Sachons cependant relativiser et ne voir de monstrueux ce qui n’est qu’à peine plus avantagé que le menu fretin.

 

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Cent transitions : Super ! Tamoil est à nouveau autorisée à empoisonner notre Rhône, mais un peu moins qu’auparavant !

 

Voilà qui, après tant de malheurs, va donner bien du baume au cœur de ses propriétaires, la famille Kadhafi.

 

……. Enfin …. Qui sait … plutôt à l’Etat Libyen laissant les milices assouvir leurs vengeances et folies, qui assiégent actuellement des villes ? … Allez savoir …

 

Enfin, ici tout est au mieux, ça fait des pompes en plus, la Suisse en manque tellement pour relever et réinitialiser son économie si salie, comme ses individuels efforts ignorés et trahis …

 

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Efforts toujours, à faire cette fois pour notre jeunesse, face au grave constat : Un jeune sur cinq se saoûle chaque semaine !

 

Il est inadmissible, en particulier, que quatre jeunes sur cinq ne puissent répondre aux questionnaires. Bien trop bourrés pour ça !

 

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Et je vous laisse le plus sobrement du monde boire à la santé de la probable fructueuse et durable collaboration de mes bons services avec ceux, dès lors enrichis, de la rédaction d’une Tribune sans lacunes, qui illustre les lacustres et leurs rêves à Genève.

 

Ali GNIOMINY

Encore un zeste de cirage ? J’en ai aussi à très bon prix. Mais refuse de travailler ou de laisser autrui dedans.

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