05/10/2012

HÉROS TIQUE

Un chercheur Irlandais mesure la taille des pénis en érection dans 113 pays.

Mesures à l’évidence minimisées d’emblée : Le mâle en général y gagnant en taille si l’étude est menée par une chercheuse !

………….

Ainsi apprend-t-on que le Congaulé  Congolais se pavane avec 17,93 cm pointés, alors que mes pauvres compatriotes, eux, se ridiculisent avec 14,35 cm en moyenne.

…………

Je ne comprends vraiment pas l’intérêt de n’avoir visiblement mené cette étude que sur des mâles prépubères. Mais passons.

………..

Lot de consolation : Les Coréens se contentent de 9,66 cm, ce qui est susceptible d’engendrer une légère frustration parfois doublée d’agressivité pouvant leur faire perdre le Nord. À l’instar de leur nouveau leader, qui doit bien soupeser dans les 10 cm, ils atteindraient cette performance s’ils avaient pu pareillement grandir en mangeant bien leur Zwiebelsuppe et leurs Röstis.

…………

Le Français, lui, avec ses 13,53 cm, s’introduit en douceur en des cercles helvétiques très fermés, et bénéficie ainsi de Conseils lui permettant d’allonger ensuite tous les membres.

…………

Je ne m’étendrais pas pour l’instant sur le sujet.

…………

Et vous prie de bien vouloir me reprendre la prochaine fois où j’expose ma position sur le grave sujet vous angoissant tant, de la longueur de votre zizi.

En vérité, je fonde les présents écrits sur des faits d’actualité, et ça ne manque jamais : Tous les six mois, dès qu’il s’agit de conforter le déprimé macho suisse, en lui rappelant qu’il n’est pas le plus mal loti, ou à peine que surgit le besoin vital pour une rédaction d’assurer des ventes record, hop : On ressuscite l’éternel article sur la longueur de la chose, intéressant toujours au plus haut point aussi bien les dames que ces messieurs. Excepté l’une ou l’autre fille à marier contre 60 millions. (Voir billet antérieur). Par un mari de préférence Coréen plutôt que Congolais. Surtout pas Suisse d’exception (on le saura) et réputé pamphlétaire.

…………

En l’occurrence, certains font rire ou rougir avec de l’autodérision, peu y parviennent à l’aide d’autoglorification.

Analysons plus avant la prétendue rumeur voulant que votre auteur à escamoté succès préféré soit particulièrement gâté par la nature.

Je vous relatai ici, il y a bien des lunes déjà, ainsi qu’en l’inédit « Massé(e) que sue alité(e) », introuvable en toutes les bonnes librairies, les fort innocents jeux de nos 13 ans, en cette classe du vendredi matin où les filles étaient pour deux heures à la gym, et nous les garçons livrés à nous-mêmes, sans surveillance aucune ni classe attenante en études.

Alors que de nos jours de tels faits occuperaient médias et tribunaux à tel point que rédacteurs ne trouveraient plus, durant des mois, où caser de la longueur de zizi : En cette année érotique, (né en 56, déterminez la valeur de X), si des adultes avaient appris ce qui s’était passé ils en auraient ri, et fini.

Donc, pas de profs, deux heures à perdre, je rentre dans la classe. Tous les garçons me tombent dessus, me couchent sur un banc d’école et déshabillent à grand-peine totalement. Bien décidés à mesurer la vaillance réelle de l’un de leurs meneurs.

Je me débats comme un trop beau diable, sans pouvoir hurler, au risque d’alerter des adultes. Et mes douze ou treize camarades me sussurent des choses douces, caressent de partout, couvrent de bisous mouillés alors que l’un d’eux me triture le bidule en lançant les paris sur le temps que je mettrai à me trouver en grande forme.

Ce qui ne tarde plus à se produire. Sous les yeux écarquillés de mes douze salauds pardonnés, pleins d’admiration et de jalousie. Et les voici de s’exclamer avec retenue « Yeuh, le pédé, y bande » et un autre « ça ne va pas, j’étais avec lui et la super Nicole dans la cabane, je sais de quoi je parle » « Yeuh, les pédés, etc » …

Dans un effort surhumain je me redresse par surprise et les éjecte tous d’un coup, la plupart tombe. Admiration renforcée, même si le centre de leur intérêt est déjà retombé à son plus bas niveau, 14,35cm environ.

…………….

Deux heures plus tard, les meilleurs copains du monde s’étant promis de rester fort discrets sur l’épisode, les filles arrivent, puis la prof. Légère gêne dans l’air chez les garçons, qu’elle ressent. Qu’y a-t-il, vous êtes bizarres ? Manque d’énergie, il vous faut une interrogation-surprise ? Non, vous semblez manquer de punch, de force, le sujet d’aujourd’hui sera la force. Les différentes formes de force. Force morale, physique, armée, électrique… Qui veut me citer des exemples de force ?

L’ange Daniel lève le doigt. Et je crois halluciner en l’entendant dire, me désignant : « Lui, Madame, il en a une grosse, mais alors une grosse … ». Explosion générale de rire, sauf pour la pauvre jeunette enseignante toute rouge, ne sachant plus que faire ni où se mettre … Et Daniel d’insister très lourdement … « Je vous assure, demandez aux autres si vous ne me croyez pas …une gigantesque, une immense, une énorme … force.

D’un coup la maîtresse relâche une minute de souffle retenu, essaie de tenter de biaiser, et réussit à calmer sa marmaille.

………………

Ainsi naquît la légende d’une taille faisant rêver, bien qu’étant très très très légèrement exagérée.

……………..

Décidément, tout, tout, tout, vous saurez tout … Mais une chose est certaine. J’ai une grosse, très grosse impression d’avoir vécu sur deux planètes différentes, entre les 30 premières années de ma vie et les suivantes.

Me paraît chimérique cette époque proche où, si nous étions turbulents en classe nous devions nous coucher sous une banquette, corbeille à papier en fer posée contre la tête. Et au moindre bruit produit, le ou la prof donnait un joli coup de pied contre la corbeille. Et si nous en parlions à la maison c’était bien fait pour nous et voilà.

Irréelle, cette époque où les tournantes entre ados étaient monnaie courante et le silence sacré. Et tant d’autre faits, aujourd’hui inconcevables, à se remémorer : Ces narguilés bourrés de shit, fumés en bandes dans les jardins du Tribunal. Objets alors trop exotiques pour éveiller le moindre soupçon sur l’improbable présence de drogue en nos vallées.

Puis ensuite, en 83, les joints fumés dans le boeing entre Casablanca et Rio, alors qu’en la semi-obscurité ça baisait de partout .. S’il n’y avait, en tous cas, deux de mes sympas « violeurs » parmi mes plus fidèles lecteurs, ou d’autres proches pour confirmer la véracité de ces joies et libertés perdues de l’époque post-flower-power, avant le retour de la timocratie fascisante, s’ils n’étaient là pour en attester, je serais persuadé que des êtres supérieurs m’ont extirpé d’un paradis pour me faire évoluer depuis un quart de siècles en sa plus pitoyable réplique.

Un enfer pavé de connes intentions, devenu l’inverse de ce pourquoi mon brave père et le sien … ont sacrifié leur jeunesse, pour ces libertés à présent capitalisées, n’ayant pas résisté à l’attrait charognard des profits que génère l’extrême sécuritaire, le zéro toléré, et délétère judiciaire au service de milices financières ; Dirigées par pudibonds sectaires répandant graines de guerre sur terre ; Qui sèment, là : Zizi nient !

(Subtile maîtrise de la chute à relever, pour parvenir ainsi à vous faire retomber dessus).

 ………………

Alors, salace ? À l’évidence aucunement ! Je ne fais qu’appliquer les excellents conseils de mon très vénérable ami, ayant passé 60 ans au sommet d’Editions parmi les plus prestigieuses, et qui ne cesse de me dire qu’à notre époque il n’y a plus le choix. Le seul moyen d’obtenir un franc succès, de sortir du lot, est de parvenir au résultat le plus difficile qui soit : faire bander le lecteur. Et avec vous tout semble indiquer que ça a fonctionné.

………………

Les dames sont par ailleurs aimablement invitées par l’auteur à exiger des médias que paraissent, par souci d’égalité, trois fois par an, à titre de bouche-trous attractifs, d’exhaustifs articles traitant de la largeur et profondeur moyenne des lèvres de chatte amie à outrance … ouvertes à toutes dimensions, habituées …

Ali GNIOMINY

Les commentaires sont fermés.