16/08/2012

LES RÊVES RIENT DU PRO MENEUR SALI, À TAIRE.

Trois siècles, le 28 juin passé, ... que naissait à Genève notre Jean-Jacques des Délices, ... que les orgues rituelles rythment la barbarie, ... que les amours pour l'obscurantisme sont plus passionnées que jamais, ... que les roux (sots ou non), les noirs, les Français, les Fribourgeois puent, que la femme n'a d'âme que si cela arrange son « supérieur », qu'il faut bouter l'homo hors la cité ...

Ainsi, la Conférence des sinistres porteurs de robes obsolètes, autoproclamés pontes de la supercherie religieuse française en voie d'extinction, a imposé pour ce 15 août la lecture d'une prière homophobe de plus. Afin d'imprégner la molasse cervicale de leurs paumées ouailles du fait que les homosexuels sont et doivent demeurer discriminés. L'Eglise doit respecter sa tradition ancestrale de mépris de l'humain et de ses droits réels.

Une seule et unique exception à l'omerta homophobe dictée par Rome, cependant : Le prêtre se doit d'être tolérant, de fermer les yeux et se taire si l'un des partenaires est mineur.

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Une recommandation d'importance a, par ailleurs, été oubliée lors de cette Conférence des travestis du séculaire Canular. Je vous la livre en exclusivité : Les enfants Roms ne devront plus être affectés en qualité de servants de messe. Il s'agit en règle générale de faux muets.

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Décidément, vous devez vous dire que je leur en veux vraiment, à ces libidineux propagateurs d'abêtissement religieux, pour les mettre ainsi, tous, la main dans le même sac. Non, existent quelques sincères prêtres, dans toutes les religions, fondamentalement bons mais juste un peu demeurés, n'étant jamais parvenus à faire le deuil de l'inexistence du Père Noël et se raccrochant à tous les plus éculés substituts de gaminerie.

Donc moi, leur en vouloir ? Pas vraiment. Que diriez-vous alors, si cet apprenti pasteur, vers 1966, avait fait autre chose que de jouer avec mon zizi, dans ce camp de louveteaux où je me réjouissais tant d'aller, et où mes parents n'y comprenant plus rien vinrent me rechercher, tremblant et en pleurs après la première nuit ; Déçus que leur gosse ne puisse s'adapter à la vie en groupe, et étonnés qu'il se taise si mystérieusement sur les raisons le poussant à quitter le camp ... puis définitivement les louveteaux ?

Et ce long ado attardé boutonneux qui me coinça entre deux étages dans l'ascenseur de Bâle reliant piscine et étages d'hôtel où concourait mon champion de père ? Ne manquait qu'une bible à poser sur son « lutrin » déployé, à ce pervers, pour passer pour un homme d'église. Mais en vouloir pour autant à l'ensemble des mystificateurs et/ou mystifiés ? Allons allons, on ne la fait pas à celui qui à douze ans déjà transformait instantanément un lutrin en minuscule flasque bidule, simplement en prétendant que son paternel attend l'ascenseur à l'étage.

Ou si étaient des religieux les ordures qui me droguèrent, séquestrèrent dans un immeuble des Eaux-Vives et violèrent à de nombreuses reprises, puis me détroussèrent de ma bague et montre en or, menacèrent de mort ... et relâchèrent en ville après douze heures d'enfer comateux ? (Voir inédit, années 90, « Massé(e) que sue alité(e) ») ...

Mais n'ayez crainte, il est évident que ces prédateurs ne pouvaient être des prêtres : J'avais déjà vingt ans.

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En fait oui, j'en veux, j'en veux à toutes castes de pédérastes, même si mon immense ouverture d'esprit me souffle que ce n'est que très récemment qu'est considéré à nouveau, en fonction de la situation géographique et de l'époque, comme le plus abominable des crimes le fait de toucher à l'intégrité physique des enfants, ainsi que cela se pratiquait et se pratique encore au sein de certaines ethnies, au vu et su de tous. 

Je ne puis tolérer qu'un adulte touche au corps d'un enfant, qu'il se permette de l'exciser ou de le circoncire, d'en abuser sexuellement ou brutalement, sans que l'intéressé ne puisse s'y opposer. Et pourtant, les atteintes physiques faites à l'enfant sont peu de choses à mon avis, face aux marques qu'il portera à vie des graves violations commises à l'encontre de son raisonnement et sain développement psychique, par la perversion de croyances moyenâgeuses inculquées de force et sous menace, qui nuisent sa vie durant à sa liberté de choix, de  pensée et de conscience et à sa véritable évolution.

Le viol est pire encore que s'il était physique, de l'enfant, de la femme, de l'homo, de .. (non, ni du roux, ni du noir ni du Fribourgeois ni du Français, vous êtes toujours là pour nous le rappeler..) et ses conséquences bien plus insidieuses.

Moralité : En vacance !

Mais que vous y croyiez ou non, lorsque vous vous retrouverez seul parmi tout et tout en tous avec et en soi, et que devrez soupeser vous-même et constater ce qu'avez apporté d'utile à autrui et ce que vous lui avez enlevé, afin de continuer ailleurs sur la base irréfragable de ce bilan, suivez mon conseil : Ne renaissez pas trop mignon, façonnez-vous une tronche pas trop moche laissant les prédateurs indifférents, ou passez plutôt vos trente premières années dans votre chambre, à lire et relire Siddharta d'Hermann Hesse. C'est plus sûr.

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Ainsi vont les vies. Certaines méritent un coup de pub à maintes époques, et l'obtiennent à juste titre, d'autres le méritent également, mais avec tellement d'avance qu'il n'est loisible de les situer ou suivre encore.

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Par conséquent : Tous les chemins menant à Rome : permettez que je coupe à travers chants :

Et là, vous placez vos écouteurs, réglez un chouia au-dessous de la limite du supportable, et vous envoyez Do It Like This, de l'album The Beginning des Black Eyed Peas dans les oreilles. Alors, dès la 47ème fois consécutive, vous saisissez pourquoi certains de mes textes sont complètement dingues ?

C'est qu'ils ont fait du chemin ces petits gars, comme leur copain, le petit David qui écoutait répéter Jean-Louis Aubert dans le local familial de la famille Guetta, alors que celui-ci, aux textes téléphonés, enregistrait à l'époque, de passage dans ce studio du Var que je ne retrouve plus, où bidouillaient aussi par moment les Stones, préparant leur studio mobile de l'après Villeneuve-sur-Mer, si mes souvenirs sont bons, local proche de Brignoles où nous passions en bons voisins avec Max et Gil en 77, ou plus près du Luc ou de Draguignan, je ne sais plus, à chaque fois j'avais fumé l'opium avant, je me laissais conduire. A ce sujet, l'autre jour j'étais près de Toulon et j'ai hésité à retourner à « ma campagne », celle que je louais 50FF vers Flassans, dans l'espoir de retrouver des ami(e)s de l'époque, le richissime grand Gérard, les fous techniciens de la bande magnétique, mes potes les précurseurs du mixage, dont les talents étaient au service des plus grands d'une musique encore inventive.

Et plus j'y pense, plus il me semble bien que ce studio était dans le même petit périmètre de vignes et garrigue que nous parcourions avec la deuch dont la porte tenait par de la ficelle, et il me semble revoir cette immense mas dans les environs, comme s'il s'agissait du château de Miraval à Correns, racheté depuis par Brad et Angelina, mais pas du côté du village troglodyte de Carcès, sur l'autre face, vers la plaine. Bref. Si Paris était mis en bouteille, très véritablement, à peine revenus de Saint-Tropez, si je tombais sur Max, connaissant son bagoud, son amusant franglais, son carnet et sa sympathie .... on partait à coup sûr faire une Jam chez Brad, pour autant bien sûr que j'aie avec moi un synthé et quelques guimbardes, mais ça se trouve toujours ...

Oui, je sais, c'est dingue et ce n'est pas le fruit de Do It Like This, mais je ne peux m'empêcher de vous livrer toujours la plus stricte vérité, ça me colle à la peau, je n'y puis rien, les grands esprits ... dit-on ... Qu'est-ce que ça doit énerver le lecteur, depuis plusieurs années. C'est monstrueux, ça n'arrête jamais ... d'être absolument vrai :

Le champion du monde Russe d'échecs en pleine guerre froide a bien dormi dans mon lit, j'ai bien dormi chez Madame Saint-Ange dans celui d'Emmanuelle Béart au Château Saint-Cloud à La Digue, aux Seychelles, après être passé me prélasser à Frégate, pour mon anniversaire sur la terrasse de feu Ian Flemming, face à une mer déchaînée se fracassant toute l'année sur d'acérés rochers, propices aux aventures tortueuses de James Bond (que je n'ai pas connu personnellement), je me baladais en voiture de course avec le champion du monde Jo Siffert peu de temps avant son accident mortel, correspondais avec Jean Ferrat presque aussi librement qu'avec François Mitterrand, entrais pour douze jours dans le cercle très fermé des proches du Maître de la Fraternité Blanche, Mikhael Aïvanov, disciple du Maître bulgare Peter Deunov, des monastères esséniens de Rila, fus béni en aparté par imposition des mains de l'actuel Dalaï Lama, et j'en passe, et j'en passe, sans jamais devenir adeptes de ceci ou cela. Sans parler de mon excellente amie la poétesse et Comtesse de Gatterburg, qui jadis réclamait mes bons conseils en me faisant appeler en grandes pompes à la réception de mon emploi nourricier, et que nous recevions à la maison pour Noël. Au fait, Sofia, connaissant tes goûts pour la lecture, je suis sûr que tu me lis sur le Net depuis Rio, oui oui c'est bien moi, je ne t'ai jamais dit que je suis aussi Ali Gniominy, désolé, mais si tu vois le cousin des miens, Paulo, concepteur et président du principal bloc de carnaval gagnant généralement le concours annuel au Sambodrome, tu le salue bien de ma part, lui dis encore le plaisir que nous avons régulièrement de l'avoir en vacances à Salvador, et combien j'ai apprécié nos conversations l'an passé, dans le salon de Valneide, alors qu'il passait simultanément sur toutes les TV du monde en compagnie de Michèle Obama ... et rappelle-lui, bien chère Comtesse, ma suggestion pour le thème du Beijaflor en 2014, avec les incontournables allégories liées à la coupe du monde de foot, qu'il n'oublie pas les 125 ans de la naissance de l'illustrissime paternel d'un autre de mes très proches amis, dont le patronyme n'est vraisemblablement inconnu que des martiens, et encore ...

En résumé : Qu'ai-je fais pour mériter pareille omniprésente proximité de notoriété, d'illustres amis et connaissances, alors que je trime toujours stupidement en qualité de déconsidéré bas rond-de-cuir, victime de minables « roitelets » locaux, lamentables prévaricateurs prétendument chargés de faire profiter la communauté des exceptionnelles valeurs humaines, et bloqué à Genève en les entrailles de la canaille financière. Mais c'est bien fait pour ma gueule, je n'avais qu'à mettre tout de suite un peu plus d'huile. Dont acte.

On peut donc avoir subi tous les outrages, connu des drames et traumas sans pareils, avoir coulé durant deux décennies au fond des drogues et de l'alcool, sans toutefois la débauche innée ou non qu'elles favorisent, avoir frôlé la Faucheuse des dizaines de fois, avoir subi la torture physique le vendredi 13 janvier 2012, senti à réitérées reprises dans sa vie la froideur des canons de révolver sur la tempe et de navaja sous la carotide, et en permanence le glacial mépris de responsables locaux de la culture et autres incompétents découvreurs, et y survivre.

J'en vois qui se marrent. C'est pourtant super-triste ! Presque autant que l'ignoble individu qui risque bien de sommeiller au fond de vous dès que vous aurez analysé l'anecdote suivante :

 Coupe-gorge du Carrefour de la Jonction, l'autre après-midi, les badauds déambulent, les mendiants mendient, j'arpente d'un pas pressé le trottoir principal, la tête pleine de pensées, impatient de rentrer. Je vois près de mon pied l'affilé tesson de verre blanc, pointes tournées vers le ciel, le dépasse. Vais-je me dépêcher de ne rien voir ? Allez, ce n'est pas mon boulot ! Deuxième pas : J'aurais pu salement me blesser, mais qu'est-ce que je suis pressé .. ! Troisième pas : Il faudra que je me méfie si je passe à nouveau par ici ! Mais d'ici là quelqu'un aura enlevé ça et qu'est-ce que je suis pressé ! Quatrième pas : Au fait, et si l'un des miens venait à passer par là ? Bien que je sois si pressé .. Cinquième pas : Je suis absolument monstrueux, mais j'ai déjà beaucoup avancé depuis, en revenant sur mes pas je vais montrer qu'en premier lieu j'ai fait semblant de ne rien voir. L'horreur. Sixième pas : Là c'est la honte totale, ou face à d'éventuels témoins ou pour l'éternité vis à vis de ma conscience : Peu de quidams aux environs, je fonce. Saisis prudemment le verre tranchant. Pas une poubelle aux environs. La première de l'autre côté de la rue. Fier comme un coquelet tout honteux en dedans je me balade tesson en main, effraie un brin quelques mémés au passage et vais ostensiblement jeter le périlleux détritus à la poubelle.

Et vous ? Naturelle empathie vous aurait-elle également fait défaut ? L'amour sincère de votre prochain vous aurait-il immédiatement poussé à oublier que vous êtes pressé et à ramasser le danger sans délai ? Sans d'horribles spéculations quant à savoir si ça peut blesser quelqu'un de connu, avant de penser à tout le monde ? Vraiment ? Alors bravo. L'on me dit fréquemment pour mes multiples actions et bons services que je suis un saint, mais alors là vous me dépassez de loin.

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Or, Eole ... par ailleurs, nous amène en septembre à Zurich : John Travolta, invité d'honneur du festival du film.

A sa place j'hésiterais à venir dans un pays dont le tribunal fédéral a acquitté la jeune racaille UDC d'un certain peu glorieux canton traitant les homos de déviants !

Oups. Aurais-je gaffé ? Tant pis. Je n'ai pas cet illustre-là dans mon Carnet VIP, et d'ailleurs tous ceux que je fréquente ou que j'ai fréquentés pour échanges d'incommensurables pensées sont exclusivement hétéros et c'est bien mieux ainsi. Et désolé, M. Travolta, mais prenez exemple sur l'excellent Lord Elton John, même en traitant Madonna de danseuse de fêtes foraine, juste bonne à exhiber ses fesses de quinqua, il a compris que ce n'est malheureusement qu'en montrant également les siennes, sur les tabloïds de cette semaine, que l'on parvient à continuer à se faire remarquer dans le monde du spectacle. Pour ma part je suis surtout un créateur, préférant en famille rencontrer plutôt Elton John à Murano. Pressé, pressé ...

En l'occurrence : Mort aux préjugés. Et en attendant, allez en Paix. Surtout les roux, les noirs, les Fribourgeois et les Français ...

 Ali GNIOMINY

Commentaires

"Les commentaires de ce blog sont modérés."
Quel bel optimisme! Je dirais plutôt "rares". Et c'est dommage, car ils méritent de temps en temps un petit hommage.

Écrit par : Mère-Grand | 16/08/2012

Merci encore, Mère-Grand, j'avais en effet laissé filtrer les commentaires, à l'époque, sur conseil de M. Mabut suite à une drôle d'histoire d'usurpations d'identité, mais il me semble vraiment que ça s'est calmé de ce côté. Et de toute manière, j'ai TOUJOURS fini par mettre en ligne tous les commentaires reçus à ce jour, et n'ai jamais plus eu à me plaindre de stupidités de blogueurs, et ne crains aucunement d'éventuels virulents propos que je pourrais susciter, avec éventuelle polémique associée. Donc oui, c'est vrai, j'ai ôté le filtre. Et au passage merci aussi encore à ces dames et à JMC pour leurs sympas récents commentaires, j'aime bien si possible répondre tôt ou tard à chacun, mais à la vitesse de mon estivale inspiration je ne puis y dédier moult plages ...Votre soutien vous honore et n'en a pas fini de vous honorer. Moi non plus. Bien cordialement.

Écrit par : Ali GNIOMINY | 16/08/2012

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