16/12/2011

SANS PSY CAUSE : - Traité de Blogiâtrie Expérimentale

Parle de nouvel horaire : De TPG prêts à faire marche arrière !



Déjà que ce n’est vraiment pas terrible en marche avant ….



Enfin, dis-toi qu’il y a bien pire dans ce monde, et laisse-moi le démontrer.



Ne serait-ce que par la carte multiparcours TPG de 30.-, que je fus contraint et forcé d’acheter, attendu que celle à 20.-, en ce 9 décembre 2011, a disparu de la circulation … de même, ensuite, que la presque totalité des distributeurs l’acceptant encore.



Je sors donc de chez moi à 06h, ai bien 6 minutes de marche à accomplir jusqu’au premier distributeur d’ancienne génération, obtiens mon titre de racket officiel, marche 6 minutes sous la pluie battante jusqu’à l’arrêt du 14 où j’attends évidemment 6 minutes ; 14 qui doit bien arriver à Bel-Air dans les … temps. Je sors, marche 60 secondes jusqu’à l’abri où apparaîtra la correspondance, 12 minutes plus tard. Pour rouler exactement … deux arrêts avant que je ne descende ! Et si par hasard cette foutue de tournure est fausse et qu’il faudrait dire .. que je descende .. je ne sais jamais .. eh bien ce n’est pas grave, c’est juste que ce matin-là je suis trop fatigué). Je traverse deux sombres coupe-gorges (et pourquoi pas des coupent-gorge ?) toujours impressionnants, … et parviens à mon stupide emploi d’Etat.



Environ trente minutes plus tard que si j’étais venu à pied. (Beau, le français ? Vraiment bancal ! Mettons ces académiciens à pied et sautons à pieds joints sur la suite, sans trop fouler aux pieds les convenances) … Venu, disais-je, sur un pied.



Ainsi, merci le Progrès. Je revis depuis que le Tout-Puissant Tépégé m’oblige à tant marcher par tous les temps. A faire de l’exercice en affrontant à Plainpalais les « Zizous » de l’aube.



Vous l’ai-je déjà contée, celle-là ? Le flot continu de mes multiples créations ne me permet plus de recherches sur compositions passées. Tant pis si, pour les habitué(e)s de mes palpitantes aventures, je me répète un peu. C’est Ch-



… aque fois, je le sais, une preuve de plus de la véracité de mes affirmations. Rien n’est plus redoutable pour qui affirmerait des bobards, que deux-trois de ses articles ressortis, parlant du même sujet, comparés sur 4-5 ans. Il se peut que la mémoire me joue quelques farces, que des détails soient involontairement erronés, mais les très grandes lignes restent fixes et fidèles à la réalité. Faites le test à ma place qui n’en ai pas le temps (vous non plus ?) et dites-moi si vous dénichez de petites incohérences entre une version et les suivantes. Pas de faux souvenirs, en tous cas, preuves et témoins attestent presque toujours de l’authenticité de mes dires … cohérents. Car vous l’aurez remarqué je pratique souvent l’humour par effet inverse, ironisant en glorifiant de détestables choses. Mais n’importe quel imbécile est alors capable de rester à mon niveau … et de différencier sérieuse critique ou simple effet hilarant.



Pure réalité que tout ce que je vous dévoile, aussi étrange et difficilement crédible fut-elle en certaines circonstances. Ou dangereuse. Au point que, décidément, l’on devient parfois ce que l’on admirait enfant, l’aventurier à perroquet sur l’épaule, souvent en proie à de terribles épreuves, mais paradoxalement stable bon employé, plein de travaux en tous sens, qui débrouille tout pour tout le monde, charmeur, empathique, serviable, généreux, courageux, doué, farceur, sûr de sa force en dernière extrêmité … et surtout d’une modestie tout sauf agaçante. Miroir de ce Bob Morane d’Henri Vernes dont je complétai plusieurs fois la collection d’une centaine de livres jaunes, comme cette Ombre qui hantait mon imaginaire dirigé de gosse de douze ans. Alors qu’il n’y avait encore que deux-trois postes de TV par quartier, et que même à douze ans ça devient gênant d’aller en ribambelle chaque soir supplier les cossus « antélespectateurs » de nous laisser assister aux terribles épisodes de Belle et Sébastien ou des Compagnons de Jehu.



Juste encore : Axant ma démarche, à l’attention d’un public doué de divers degrés de compréhension et culture générale, sur l’humour et une philosophie pacifiste avant tout, je pousse les bornes un peu loin certaines fois, en matière de politique et religion, ne suis pas toujours du même avis que ce que je compose en trouvant des tournures et jeux tels qu’il m’arrive parfois de m’autocensurer, je le jure aussi. Et regrette sincèrement si je blesse d’aventure certaines sensibilités, en secouant exagérément d’insupportables de leurs tabous. Mon intention artistique étant d’exposer même crûment mais sincèrement une manière d’être hors-normes, qui personnellement me réussit de mieux en mieux.



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A l’instant : Pizza au four ; Promesse faite à doulce moitié de lui en laisser ... la moitié. La tête en la présente tartine, je passe à la cuisine, me saisis machinalement du nécessaire, reviens au PC, mange en écrivant, ainsi qu’il ne faut jamais le faire, parole de clavier. Ne reste que minuscule morceau de la croustillante ! Horreur ! La moitié de ma moitié !!! J’ai oublié ! Panique et culpabilité maximale ! Gros porc que suis, même mince, à bâfrer tout ce qui passe, et je vous en …



Retour à la cuisine, en conservant religieusement le morceau restant, emballage en l’alu, tête creusée à se dire qu’il faut ressortir, racheter une pizza, … Et dépôt, rouge de honte face à tel égoïsme, de la relique sur sa plaque …



… à côté d’une demi-pizza attendant sagement d’être par moitié croquée !



Dites, c’est grave, Docteur ? De trop faire toujours passer autrui avant soi ? Et d’oublier qu’on est dans le fond si bon ?




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Foin d’apartés : J’en reviens à nos criminels TPG forçant les usagés usagers à affronter les Zizous du petit matin.



Et c’est là qu’hypothétiquement j’ai déjà jadis conté tout ça, mais on s’en fout comme de lentes …



… Six minutes magiques, à l’époque du cirque Knie, de plaisir que je prends chaque matin à longer l’univers de la ménagerie aux aurores, à saluer doucement les placides poneys, lamas, zèbres, chameaux, éléphants, lions, suivant les années. Rien de tel pour n’avoir plus à rugir de toute votre journée.



Et c’est au long de cette clôture que je me fais aborder, cet automne, par un « Zizou » à énormes lunettes, très maladroit et bourré de -mon frère mon frère-, me plaçant d’emblée sa main gauche sur mon épaule gauche et me montrant de la droite son dribble des pieds.



Fort instruit sur l’astuce, comme sur celle de la grosse bague ressemblant à de l’or trouvée par pauvrette et vous la laissant pour quelques billets .. et autres « intelligents » trucs qui malheureusement piègent encore du monde, je n’hésite plus une seconde à lui bloquer la main gauche, déjà plongée dans mon petit sac à dos, mais n’ayant rien pu saisir. Il crie. Je hurle « Laisse-moi » le repousse violemment, vois ses complices au loin s’approchant, traverse sur le versant GHI sans courir, et pensant AUSSI à faire gaffe aux voitures!! (avez-vous vu la vidéo de cette femme qui rentre chez elle pleine de bagages, où l’attendent cachés sa sœur débile farceuse et un très con copain cagoulé et armé ? Elle lâche ses paquets, court sur la route et est projetée à des mètres de hauteur…) … Je continue à pas rapides, contourne une poubelle en feu vers l’église et parviens entier et soulagé à mon offensant poste.



Par deux fois ensuite il me semble revoir cette équipe sur la Plaine vers 06h15, en l’espace de quelques semaines. Bref : à quand une prime de risques pour trajet dangereux domicile-servitude ? Payée par les TPG en dédommagement, avec la gratuité définitive, des torts causés !



Eh bien oui, quoi, une fois leur abus de monopole et de détresse et tout le reste dénoncés. Mais moi, ce que j’en dis ...



… C’est que par principe je me fais un honneur de ne dénoncer quiconque pour les actes délictueux auxquels j’ai assisté, restant, à mes yeux, sans trop grande gravité. Excepté pour la visite du 27.02.2003 à 20h que nous reçûmes, de quatre cagoulés armés de navajas et d’un froid revolver (enfoncé dans ma bouche et plaqué des dizaines de fois sur ma tempe, navaja sous la carotide) qui nous dévalisèrent, enfermèrent et laissèrent des heures sans savoir qu’ils étaient partis. Que je ne dénonçai pas non plus pour d’autres raisons déjà citées.



Je ne me suis aucunement plaint non plus du boxeur fou de Berne qui, me prenant sans doute pour un dealer, m’arracha une sacoche et tenta de m’envoyer un direct. Des gens venant à mon aide, il fit claquer la lame d’un cran-d’arrêt et se mit à me tracer après à travers les rues de Berne. Une porte d’arrière-pharmacie s’ouvrit, je m’y engouffrai, ressortis sur une autre rue, courus longtemps avant de raser les murs jusqu’à la gare où mon ami le neveu (ou fils ? Ah, trois décennies et demi d’usure de télomères..) de l’un des très grands hommes du Jura, salut Daniel, œil au beurre noir, me ramenait mes affaires. Qu’il était parvenu au prix de sa vie à voler au fou, revenu au bar du départ, d’autant plus furieux qu’il n’avait trouvé qu’un peu d’argent dans ce bagage. Des amis perdus de vue comme ça on en aurait presque le Béguelin.



Point de formelle déclaration non plus contre le taré et son esclave en camionnette blanche, revenant de chez un dealer flic d’Annecy avec des dizaines de kilos de shit et un gros revolver, qui me prennent en stop à la sortie de la ville et détournent une nuit entière dans le Puy-de-Dôme.



Le pété conducteur détestant les Suisses, s’étant promis d’en descendre un, n’ayant plus rien à perdre … tout ça en promenant ce flingue sous mon nez au lieu de regarder la route en conduisant … Un malade mental que parvient parfois à calmer son jeune esclave, qui finira, terrorisé, par permettre mon évasion très risquée mais refusera de me suivre, pour protéger des proches. J’entre dans le premier train du matin pour n’importe où et, évidemment, en nage à l’aube, traumatisé et balbutiant après tellement d’heures de tension, j’explique tout en vrac au contrôleur, localise l’immeuble commercial en question (même après trente ans, sait-on jamais..) lui demande d’avertir la police, laisse mes coordonnées de jeune flippé … demeure durant des mois caché dans le maquis Varois, .. et plus jamais de nouvelles. Là, certes, j’ai favorisé au possible l’arrestation d’un forcené, mais sans l’avoir formellement dénoncé.



Cependant, à l’aube, mal réveillé, il est assez singulier de trouver sous une banquette dans le premier train un jeune complètement paniqué, hagard, racontant des histoires de tueur le poursuivant depuis des heures, en camionnelle blanche à feux jaunes, de fuite rocambolesque alors qu’un vieux notable à barbe blanche est peut-être aussi en danger, avec une fille pris en otage mi-figue mi-raisin autour d’une table immensément garnie, entre autre d’un revolver à essayer de saisir ou mourir ; forcené ayant, dans une course éperdue, obligé à se planquer ce voyageur sous des escaliers puis entre des poubelles, raisons de son état débraillé. Fuyard ayant couru dans cette ville inconnue et fini par repérer la gare, que le malade sait n’être qu’une des deux seules possibilités de quitter cet enfer. Jeune de surcroît sortant tout son argent pour prendre un billet pour le plus loin possible avec ça… et devoir lui répondre : St-Etienne, d’après la somme. Pas facile, mais c’est le règlement. Alors qu’il était parti pour si loin, Brignoles et l’Argens qu’il aime tant et lui manque tant … De quoi se dire que le gamin est excellent comédien, un peu dingo, fauché, et continuer paisiblement sa journée de contrôleur.



Donc non, à part pour les vols de mes boguets et autres effractions fort frustrantes, et également effectivement traumatisantes, assurées je n’ai rien dégonflé. L’humain doit se préoccuper de ses affaires, soigner ses plaies et veiller à ce qu’autrui en fasse de même, tout en veillant comme lui que quiconque ne nuise à son prochain de manière par trop inconvenante et préjudiciable, tout en n’étant ni payé pour ça ni trop laxiste ni rigoriste, mais conscient des limites de ce qui peut ou doit être formellement dénoncé. Et éviter un zèle qui, généralement n’apporte qu’ennuis au plaignant.



Ni pour les agressions sexuelles, j’ai laissé, me semble-t-il, mais j’avais été trop drogué pour me souvenir des jours suivants, le viol que trois individus m’ont fait subir aux Eaux-Vives alors que j’étais à peine adulte, sans suite policière. Malgré le fait que ces messieurs m’avaient en plus détroussé, et que j’avais l’image en tête du bloc d’immeubles où ils m’avaient séquestré, rien de précis de plus, ambiance de bar-musique, une bière à goût bizarre, tout tourne, des gens qui se disent mes amis et veulent me ramener …



Sans parler évidemment des inombrables mains baladeuses d’automobilistes, durant mes dizaines de milliers de kilomètres parcourus en stop, toujours propre et alors mignon, que je repoussai sans peine ni vexations. Sauf une fois ou l’insistance fut telle … que la personne au volant finit par se laisser faire …. -c.f. Inédit : « Massé(e)s que sue alité(e) »  – Environ 2005 – Epuisé, va de soi -



Donc, pour le secteur de ces traumas-là, tout va bien, merci, ce sont les risques et joies du métier de Bogoss, comme le disent mes imitateurs.



Finir par piétiner ses narcisses en public. Penser qu’un blog puisse faire office de déversoir thérapeutique où se ressassent les mêmes épreuves vécues, à chaque fois plus détaillées, au milieu de mille plaisanteries nées d’autodéfense antidépressive. Diantre. Quel programme !



Alors ça y est, vous me plaignez ? Me voyez encore tel un vilain procédurier, dur yéyé et tout ça, que les hautes sphères me craignant m’ont collé ? C’est que vous me lisez mal entre deux spots tv ? Si vous saviez ! Je puis à moi seul, depuis plus de dix ans, provoquer pour exemple un véritable séisme juridique, par inévitable jurisprudence qui priverait illico certain Etat de vraisemblablement plus d’argent que le budget 2012 qu’il a voté. Faille juridico-économique dont je souffre énormément des conséquences, qui cesserait si je dénonçais ne serait-ce qu’une partie des vices en question. Mais à quoi bon.



Priver encore plus autrui, en grande majorité victime également. Pour cause d’une gestion catastrophique des responsables, généralement passés, de finances publiques ? Il n’y a que dans mes tous derniers retranchements, le cas échéant, que j’y serai contraint. S’il m’arrivait plus d’ennuis que ceux déjà subis. Mais dans l’ensemble je préfère supporter l’absurde condition de vie en laquelle suis maintenu, et faire trembler à juste titre et sans méchanceté aucune, au contraire, de maladroits roitelets que de nuire, en jetant un menhir dans la mare,  à la condition de vie généralement trop précaire également de mon prochain. Au profit d’une progression fulgurante de la mienne et de quelques milliers de lésés de mon genre uniquement, à qui l’Etat reste pour les mêmes motifs devoir au minimum un demi-million de nos francs.



Tout ça pour dire que sous l’aspect d’un adversaire redoutable, révolté emmerdeur public de renom, pourfendeur d’injustices, téméraire meneur d’expressions, se cache aussi un citoyen réfléchi, modéré, soucieux du mieux-être de la communauté et particulièrement expérimenté. Sauf dès qu’il parle de TPG, où ça part en tous sens. Nous y travaillons, c’est ça, c’est ça .. oui …



Et puis, c’en est où, dans ce fouillis, concernant le service public de transport de citoyens en ville, qui est à présent un besoin vital fondamental ; à inscrire constitutionnellement ?!



Est-il bien évidemment indiqué : Qu’il est criminel de bafouer l’usager par l’obligation d’avoir les moyens de se déplacer ? Ou faudra-t-il encore briser cet inique monopole par des arrangements de covoiturage et taxis de groupe très bon marché, comme dans la plupart des pays ?



Luttons, jusqu’à ce que tout assujetti soit confortablement et gratuitement installé à l’abri des Zizous de Plainpalais et autres, dans des trams pas encore trop attaqués.



……………….



Ouhlà, déjà que je n’ai vraiment plus le temps de vous écrire, c’est là que tout se précipite et que je n’arrête plus. Et j’hésite à publier ceci comme ça, à froid, dans le dos de tous traditionnels éditeurs de philo-psycho & Cie, ici, et à créer pourquoi pas la mode de la Blogothérapie par le rire.



Justement, v’la la défense du circuit de la récompense qui revient, désolé, faut que j’y aille.



…………….



Politique : Comment ? Baer ? C’est … ? Ah non ? Ah, c’est un autre romand à succès ?



Eh bien, qu’il ne perde pas de temps.



Allez, The Best, c’est l’heure !



…………….



Vive la Faculté de Blogiâtrie Expérimentale ! Et vive le Parti Railleur d’Extrême-Centre !



……………



Le Doyen des sans moyens:  Ali GNIOMINY



P.S. Nous espérons que votre voyage fut agréable et nous réjouissons de vous retrouver sur nos lignes

Commentaires

"ce Bob Morane d’Henri Vernes dont je complétai plusieurs fois la collection d’une centaine de livres jaunes, comme cette Ombre qui hantait mon imaginaire dirigé de gosse de douze ans"
A la lecture de vos billet, je me convaincs que cette collection, rééditée par les soins du DIP si nécessaire, devrait devenir lecture imposée dans nos écoles publiques pour que les petits Genevois prennent la première place PISA en écriture.

Écrit par : Mère-Grand | 19/12/2011

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