04/10/2011

Cinéma : Rêve de déni de coucou au-dessus

OUH, OUH, OUH

 


Ta joue posée

Sur l’oreiller

Doux,



Tout défrisé

Mais réveillé

Tu écoutes,

Petit bout,

Comme scout,

Le hibou

Qui s’épanche

Sur sa branche



Lors que passe un rapace,

Qui disparaît entre les crêts et le maquis.



Ouh, ouh, ouh,

Où es-tu, bec pointu?

Dit la chouette

Un peu pipelette

À l’alouette si belle qui, elle,

souhaite dormir,

En finir avec les comptines

Et tartines de sa voisine

Et bruits secs de branches,

Qui ennuient ses nuits blanches.




Elle ne pond, lui répond :


Dis: Vas donc nicher; Va te cacher

Chez le coucou,

Ton grognon compagnon casse-cou

Qui réveille sans arrêt

Ni pareille la forêt!

Et qui leurre

À toute heure

Et sans gloire l’auditoire,



Vantant les soies de son chez-soi,

Alors qu’à tort hélas il

Dort .. est mis face aux lassitudes,

Ô turpitude,

Dort à la place

De punis locataires

De ce nid éphémère.




Ouh, ouh, ouh,


Coucou voleur

À cœur de pie:

Reste tapi,

Peste en prières,

Tu te prélasses hélas,

Sans foi ni loi, fier,

Dans le nid

Du rapace

Aux abois



Fonçant dans le lard

De vantards bavards.



*


Moralité : Coucou .. : Paix ! Ou lard fait !



Ali GNIOMINY

 

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