L'ÉPURE MALFRATS

À un taux de 700 cambriolages par mois à Genève, surtout dans la périphérie, dommage pour le paysage, mais avant que les propriétaires ou locataires ou les peu scrupuleux gros bras qu'ils engagent ne commencent à faire justice eux-mêmes sur tout ce qui bouge, ne reste plus qu'une solution :

 

Que je dépose présentement, date du billet faisant foi, pour participation aux droits du concept, une fois que le canton ou l'un de ses semblables l'adopteront, pourcentage légitime me revenant sur chaque contrat de telle protection signé !

 

.........................

 

Ainsi : Il suffit d'englober respectivement des villas et certains groupes d'immeubles dans ce qu'au Brésil l'on nomme des condominos, et que l'on voit fleurir dans bien des pays à haute criminalité. Des regroupements de logements entourés d'une barrière métallique (souvent électrifiée, procédé autorisé à 220 volts avec avertissements très visibles, depuis quelques années, peu de morts humaines à ce jour mais un génocide d'oiseaux, de singes, chats, lézards ...), barrière pour le moins grillagée de deux mètres de haut, souvent couverte de ronces et surmontée de piques acérées.

 

Territoire clos de quelques centaines de mètres disposant d'une guérite à l'entrée, comportant 24h/24 deux gardes armés, chargés de vérifier l'identité des inconnus, s'ils ont ou non été avertis par les locataires de telle visite, au besoin demander confirmation à l'hôte du condominio par interphone, soulever la barrière pour les véhicules, effectuer des rondes nocturnes ...

 

Le condominio permet aussi une indiscutable convivialité entre habitants, avec lieux intérieurs de rencontre, jeux, piscine ... Certains condominios sont de véritables petites villes repliées, où des habitants vivent pratiquement en autarcie, disposant de tous services dans le cadre du pâté d'immeubles.

 

Cessons de rêver et mettre en péril notre objectivité : Tôt ou tard, ici comme déjà au Brésil, à partir d'une certaine heure seuls les malfrats seront libres et de sortie. Les gens honnêtes seront contraints à rester enfermés chez eux à triple tour ou de prendre des risques démesurés.

 

Réunissons les pâtés d'immeubles ou de villas dans d'accueillants camps retranchés, correctement protégés par les gangsters les plus connus du quartier.

 

Gardiens rendus personnellement responsables de tout vol ou toute agression, incivilité commis à l'intérieur du groupe de maisons surveillé.

 

Eh oui, ça paraît fou mais ça fonctionne, quantité d'exemples à l'appui, une grande part de la criminalité « domestique » a été éradiquée de cette manière au Brésil.

 

Les chefs de bande ou leur fils, neveu, cousin, sont eux-mêmes installés par la police comme gardiens de la sécurité du groupe qui les emploie. Si bien que si délit il y a à l'intérieur de leur protectorat ce sont eux qui paient les pots cassés.

 

Et trouver ici de bons gangsters pour en faire des syndics est aussi chose facile.

 

Car l'on appelle syndic le chef des chefs de bande gardiens, généralement le personnage le plus bling-bling et peu fréquentable du quartier, chargé de l'encaissement des cotisations des propriétaires et locataires sécurisés ... et de l'exécution des bons services proposés : Élimination des ordures ... non, non, des vraies ordures ..., tonte du gazon promise tous les trois mois, effectuée annuellement après trois lettres recommandées, etc, exactement tout comme dans un service public normal.

 

Ou dans une mafia, toujours correcte avec vous si vous êtes réglo avec elle, restez discrets, payez un peu sans réclamer ni poser de questions pour éviter d'avoir bien plus à casquer.

 

Une excellente manière, quoi qu'il en soit, pour éviter d'exporter à grands frais des détenus de Champ-Dollon à Prague. Une bonne part d'entre eux construit les barrières, guérites, miradors, et ceux qui sont originaires du canton sont envoyés s'occuper de la sécurité de leur quartier, là où ils sont le plus connus, même si un bracelet à leur cheville les empêche de s'éloigner de leur poste et que les guérites sont reliées par caméra à la police.

 

Si le moindre incident survient dans le périmètre sécurisé le châtiment est exemplaire, prison très ferme à nouveau et la famille du fautif doit quitter le condominio ou réparer les torts causés par l'indélicat.

 

Concept général en fait simplement adapté de la sagesse du vieux Cherokee dont je vous parlais-ci il y a quelques semaines.

 

Condominios ne faisant pas très français, appelons ces territoires fermés des PURS (Pâtés Urbains Réunis Sécurisés) !

 

Certains crieront à l'hérésie, croyant encore à feue notre « liberté ». La Terre est pleine de candides.


LES P.U.R.S, À COUP SÛR, SERONT !

QUI BOUTERONT HORS LE SEIN DE NOS MURS

L'ESSAIM

D'IMPURS DESSEINS !

 

.......

Ali GNIOMINY

PS. Coordonnées du CCP pour versement des droits à demander sur mouvementcitoyensplanetaire@romandie.com

 

Les commentaires sont fermés.