21/10/2010

L'HABITAT : ALERTE ! PLAIE !

Peine ici à loger, vrai fléau. La queue des demandeurs s'allonge de jour en jour. Pareil au Vatican, semble-t-il, où Benoît XVI sans toit ni bois, comptes gelés, est obligé de prêcher aux quatre vents. Au point qu'une rafale parvienne à le décalotter !

 

Ah, non ! Là, c'en est trop ! Que se dénonce celui qui, au fond à gauche, a osé dire que cette tête de nœud n'avait qu'à enfiler une capote ?!

 

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Cet épisode, à fond de cale Hot, m'évoque de tendres souvenirs de jeunesse. Et n'en déplaise à une certaine émission TV prétendant que l'on peut inculquer de faux souvenirs à quelqu'un, les miens ont l'avantage d'être partagés par des témoins ou fournissant preuves de leur authenticité.

 

Je voyageais alors depuis quelques semaines en compagnie d'Yves, angélique chanteur breton dont la renommée dépassa ensuite largement les confins de Carnac.

 

De retour de Turquie, nous étions parvenu à traverser en stop la Yougoslavie sous le joug de Tito, grâce à un coup de bluff. En cette année 1978, alors que l'unique, nouvelle et rare possibilité d'entrer dans le pays consistait à avoir à disposition un minimum de 100 dollars à présenter à la douane, et alors qu'il ne nous restait qu'un pain rassis de Thessalonique, acheté grâce à notre sang vendu, j'exhibai souriant mon passeport Suisse, encore gage de sérieux.

 

À la question tant attendue, je m'offusquai et rétorquai en à peu près allemand : - Faut-il vraiment que je sorte de mon sac l'ensemble de mes cartes bancaires et talons de chèques ? - Tout penauds douaniers soulevèrent la barrière. Nous traversâmes ainsi le pays sans trop de souci, en février par -25° et pour ma part pieds nus emballés dans de vieux linges, mes souliers ayant mystérieusement disparu entre Brindisi et Igoumenitsa déjà, pendant que j'étais au milieu de la tempête en grande conversation avec l'ambassadeur de Mauritanie m'offrant les mines de Nouadhibou, du moins leur secteur comptable, villa, chauffeur, une brique par mois et l'assurance de n'avoir jamais aucun contact avec les esclaves y travaillant ...

 

Revenons sous la neige yougoslave, où notre vie ne sera sauvée que grâce à un facteur ivre mort, souvenez-vous, risquant des années de prison pour s'être laissé traîner par nous en plein couvre-feu, chassés avec effroi de l'unique taverne, dans une grange que son délire nous indiquait. En le foin de laquelle nous nous réveillâmes au matin, canon de fusil sous le nez et hurlements servis.

 

Accueil presque aussi chaleureux que celui que nous recevrons le surlendemain au couvent des sœurs de Schwyz. Il fait bien plus chaud en effet, dans la neige vers minuit, un bon moins cinq °, nous demandons asile. Recevons compassion, réconfort, soupe, vieilles godasses de défunt de trois tailles inférieures à mes augustes panards, et visite surprise de la gendarmerie dans la chapelle-réfectoire. Voilà voilà, rien à reprocher, circulez ! Mais ... Eh bien non, ni le couvent ni la prison, pas permis, il faut continuer. Rideau de neige. Une bagnole toutes les heures. Entrons en un immeuble, descendons au sous-sol, chauffage et buanderie, le paradis. Sac de couchage. Très chaud, trop chaud, mauvais de transpirer, loin les habits, ouvert le sac. Nous nous endormons. Lumière.

 

Elle en laisse tomber son panier à linge ! Jeune et jolie, comme nous. Le fantasme de sa vie. Vertzeiung ! Verzeiung !  Keine angst bitte ! Je me suis levé sans réfléchir, la calme vite et elle rit. Pour une fois qu'elle doit faire sa lessive à deux heures du matin, son cadet ayant fait bien des siennes. Elle nous assure que nous pouvons rester et nous souhaite la bonne nuit.

 

Peu de temps après, lumière bis! Zut, ce doit être nos ingrats amis du poste ! Elle et son mari nous invitent vivement à monter prendre un thé. Vrai que depuis quelques jours, à part du pain, de l'eau des fontaines et deux-trois coupe-faim offerts par les camionneurs ... À peine assis à la cuisine, les deux rivalisent de gentillesse pour nous gaver de sublimes victuailles et dives boissons revigorantes. Ils sont policiers, ont des horaires spéciaux, et poussent l'amabilité jusqu'à renoncer à nous faire souffler dans le ballon alors que nous vacillons en redescendant nous coucher.

 

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Je termine sous peu, ne souhaite risquer d'offenser le monopole Bouvier interdisant d'exister à tout poète baroudeur romand, et permettant aux truands des Lettres et à leurs sbires des médias de ressortir chaque semaine leur sempiternel : - N'y a-t-il donc plus en Suisse de poète voyageur vraiment dérangeant ? -

 

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Légers détours, dont je vous prie de m'excuser, pour en revenir au point crucial de la rédaction principale du jour : Frontière ex-Yougoslave entre Lubiana et les environs italiens de Trieste. Où nous sommes menés dans une pièce sans fenêtres et priés de nous déshabiller totalement.

 

L'unique douanier ferme la porte à clé, se met alors à examiner très minutieusement nos vêtements sous toutes les coutures, bien que paraissant plus intéressé encore par notre anatomie.

 

Finalement, le fonctionnaire empoigne mon sexe dans une main, fait pareil avec l'appareil génital d'Yves dans l'autre, et commence simultanément à décalotter, refermer, re-décalotter les engins à maintes reprises.

 

Réalisant que la fouille dépasse les limites, voyant Yves soudain très en forme, je romps l'enchantement en demandant l'utilité de cette pratique en la circonstance.

 

Sans se démonter ni interrompre son travail, l' « examinateur » évoque l'argument qu'il a dû souvent servir. La consigne oblige à vérifier si des trips d'acide sont collés sous le prépuce. De prétendus trafiquants passeraient ainsi de minuscules pills à peine visibles à l'œil nu, et le mouvement de va-et-vient du prépuce sert à les faire tomber. Imparable.

 

Certes, nous venions d'atteindre l'âge adulte, lors de cette décalottée.

 

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Ce qui projette l'anecdote plus loin vers le passé. Nous avons alors quinze ans, lorsque les parents de mon meilleur copain, actuel proche de célèbre taxidermiste, et les miens nous permettent de partir en vélomoteur en vacances au Tessin. Nous y camperons deux nuits et de là nous prendrons un train et les rejoindrons sur l'Adriatique. Notre fugue à Bâle (j'étais déjà passionné par l'étude de Théophraste Bombast von Hoenheim, Paracelse, aurais souhaité connaître mieux son mini musée de la pharmacie) notre escapade d'un week-end d'inquiétude, l'année précédente, avait prouvé que nous savions circuler prudemment et nous débrouiller seuls.

 

Superbe nuit étoilée au bord du lac de Locarno. Fort évidemment, ces Messieurs arrivent et nous contrôlent, fouillent nos affaires ... et tombent sur un sachet plastique en lequel j'avais fourré quelques sparadraps et pilules d'aspirine, réduites en poudre par le voyage en boguet ¨- Ah ah, mon ami, si jeune et déjà la cocaïne ! - ... Et un peu plus tard, une brave vieille dame rend au gendarme le menu sachet d'infâme herbe verte infumable que j'ai tenté de laisser tomber, déjà. Mais ... !  Via, al posto !

 

Et c'est la première fois de ma vie que je me retrouve debout, nu comme un ver, mains croisées derrière la nuque, et que ça dure, ça dure, heureusement pas partout.

 

Point de gestes déplacés sur mineurs, mais nous passerons une bonne demi-heure ainsi, durant laquelle une kyrielle de fliquettes et rigolards du poste passera et repassera dans la pièce.

 

Nous ne nous vanterons pas auprès des parents de cet épisode peu glorieux, de peur d'être interdits de futures virées en solitaires.

 

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Et tant qu'on est dans l'authentique mode érotico-sado-uniformes, c'est reparti pour un tour :

 

Relativement peu Village People, les flics d'Aix-en-provence, croyez-moi, qui me tombent dessus alors que je fais du stop, me tordent le bras dans le dos, jettent dans la fourgonnette. J'ose un - Mais- ! Pluie de - Ta gueule ou t'en ramasse une - !

 

À peine vingt ans et troisième salle borgne, troisième fois que l'autorité me fout à poil. Et plus jamais après. Allez savoir pourquoi ! Je suis pourtant très bien conservé ...

 

Donc tout ce qui circule en uniforme ou non à Aix passe me voir durant une bonne heure et commente « té, l'a de l'avenir le jeune », « ils se défendent bien ces Suisses » ...

 

Soudain la porte s'ouvre, un individu ne me ressemblant aucunement est menotté et brutalement poussé dans une autre salle. Et l'un des gabelous d'affirmer : - C'est l'auteur du braquage, le Suisse n'a rien à voir avec le casse. - Un autre réplique : - Mais, il a 500FF sur lui ! - Fuse un - Et alors, ducon, t'as déjà vu un Suisse sans fric ?

 

Mes habits me sont jetés aux pieds et juré, promis, textuellement : - Va te faire foutre, le Suisse -

 

Pas un mot d'excuse ! Et m'envoyer me faire foutre après ce qu'il vient de voir...

 

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Vous pourrez évidemment vous en assurer en retrouvant quelque part sur ce méga-blog la référence Youtube intitulée Méga-Hard - Un auteur pète les plombs et vous sort son petit oiseau -

 

Bien, après cette mise à nu d'époques différentes, où tant de choses se passaient sans procès, revenons à l'époque où un enfant ne peut plus être assis à côté d'un adulte dans un avion.

 

Et survolons lacs, dualité ...

 

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Congo : Jeremy Wade attrape un piranha de 3,5 mètres pour 150 kg, s'attaquant à l'homme et au crocodile, appelé aussi poisson-tigre Goliath

 

Monsieur Wade, après avoir vaincu ce Goliath, pourriez-vous venir pêcher à la tête de nos finances un prédateur à dents longues nommé David ?

 

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Cinq à dix francs à verser pour traverser la rade sur un pont "offert" par des Qataris ?

 

Une fois de plus il n'y a qu'eux qui pourront s'offrir ce luxe !

 

Soyons sur ce pont d'avis : NON

 

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Index de la Constitution Suisse, le canton de Zoug figure sous Train (Zug en allemand)

 

Vive réaction des autorités du canton de Machine à café (ex-Jura) et de Cartouche (Bâle) qui, en relation avec Bovin (Vaud) et Mamelles (Tessin) exigent un remaniement de cette mise à l'index !

 

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Schwytz: Le Parlement cantonal rejette un postulat de l'UDC exigeant l'interdiction de toute forme de dissimulation des femmes

 

Vrai, quoi, il est inadmissible de voir encore des femmes dissimulées derrière une robe, un soutien-gorge ou une culotte !

 

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Scandaleux : La fille de Liliane Bettencourt accusée de violences morales pour ses tentatives répétées de placement sous tutelle de sa mère

 

Quelle injustice ! Il est évident qu'est dérangée dans sa tête une femme offrant une fortune à la droite française, elle-même totalement irresponsable !

 

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L'armée américaine plus gaie accepte à nouveau de recruter des homosexuels !

 

L'armée britannique au régime sec !

 

Deux titres côte à côte fournissant la solution : La britannique doit emprunter à l'US sa vaseline !

 

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Angelina Jolie loue un immeuble à Budapest à 3'000.- la semaine, mais c'est le gardien qui empoche le pactole

 

Comme quoi il n'y a pas qu'à l'Elysée que sévit un voleur Hongrois !

 

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Sécurité routière : objectif 25% de morts en moins sur les routes

 

Vrai qu'il y en a marre de l'incivilité au volant de ces morts roulant à tombeaux ouverts !

 

Bouuuhh à vous itou


 

 

Ali GNIOMINY

 

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