19/06/2010

ARRÊTER LE TABAC EN FUMANT JOINT SUR JOINT ? TÉMOIGNAGE !

Tragique, diront d’aucuns ; Suicidaire, clameront d’autres … Et ils n’auront pas tort. Comble du paradoxe, c’est certain:

Le seul moyen que j’ai trouvé pour diminuer de deux tiers ma consommation de drogue dure nicotinique … est de fumer six joints entre 13h et 23h, jamais avant .. ou à mon boulot, va de soi.

Avec le tabac d’une cigarette, mélangé à de l’herbe, je roule deux joints. Je fume chaque pétard en 3- 4 fois en l’espace de deux heures. Quelques bouffées, je le pose, le rallume plus tard.

Je consomme donc l’équivalent d’une cigarette toutes les quatre heures, alors que sans cannabis c’est deux cigarettes minimum à l’heure.

Une infâme saloperie de toute manière, que ce tabac provoquant manque physique, dont je dois me débarrasser, pour ne plus fumer occasionnellement que de l’herbe pure, dont la majorité des effets m’est bénéfique, comme lorsque je suis en voyage. Car, sous d’autres cieux, un étrange phénomène veut que je supporte l’herbe pure sans problème. Alors qu’ici c’est absolument impossible. La moindre aspiration sans tabac et je crache mes poumons pendant cinq minutes. Sans doute une conséquence supplémentaire de l’empoisonnement genevois au pollen japonais, par importation d’arbres agressifs mal adaptés.

En l’occurrence : Quarante ans que j’ai impérativement besoin d’un traitement doux à mes frais (même lorsque des charognards me font saisir pour d’obscures destinations 3'224.- sur le salaire de juin, diminué déjà de 300.- et 1'000.- ailleurs, d’avance répétitive pour cause d’impossibilité de tourner avec le minimum létal en vigueur ), … Traitement consistant en spray Sativex de GW Pharmaceuticals ou pastilles.

Avec possible objectif, ensuite, d’arrêt un jour de la consommation de cannabis aussi. Mais cet aspect n’est absolument pas problématique, dès que les conditions extérieures en lesquelles j’évolue deviennent un peu plus agréables; Dès que je fais du vélo aux Seychelles, par exemple, comme dès que je m’y remettrai ici, une fois libéré de l’oppression pulmonaire et politique.

L’arrêt brutal et très prolongé d’herbe ne provoque aucun manque, si ce n’est que le sevré pense parfois qu’il fumera un joint à l’occasion et que ça le relaxera un peu, mais il ne fera rien pour s’en procurer si ses journées sont suffisamment remplies, qu’il est valorisé et se sent relativement indépendant, et finira à coup sûr par y renoncer, même s’il lui en est proposé après des années.

Que nenni, rien de bien n’est possible en ce bagne-ci à l’air libre, lui. Les lois de Genfingräd et environs sont fondamentalement préjudiciables aux minorités, favorisent la mise en danger de leur santé, finances, réputation, empêchent celui débarrassé depuis longtemps de toutes autres dépendances de se soigner de la manière qu’il sait par expérience être la meilleure pour lui.

Ne serait-ce que pour ce que je viens de décrire, j’affirme formellement que le Delta-1-Trans-Tetrahydrocannabinol, principe actif du chanvre, possède d’évidentes vertus thérapeutiques ! Sauf s’il est trafiqué sauvagement ou consommé à l’excès. En moyenne, plus de trois grammes par jour.

Ainsi, je somme les opposants à la légalisation du cannabis d’abandonner leur combat faussé par de vils intérêts, sous peine d’être désignés responsables d’abus de détresse et complicité de mise en danger de la vie d’autrui, voire d’homicide par négligence !

Et ce qui est particulièrement marrant c’est que, pour une fois, rien de drôle ne s’est glissé là au milieu.

Ali GNIOMINY

Les commentaires sont fermés.