26/05/2010

FERLA FERRE : L’APPÂT RETAILLE DANS LES RIDES DE DODU SALON

Mes Félicitations et la Bienvenue à M. Patrick Ferla, nouveau Directeur de moribond Salon des inégalités de traitement.

 

Ferla Paix ou Ferla Révolution? Quel livre est-ce qui nous sera enfin dévoilé?

L’avenir ne nous l’enlaidira.

 

Du coup je me sens tout ragaillardi, disposé à oser, hardi, vous conter-ci les dernières infos faussées :

 

Titre de l’orphelin « Courrier » : Constituante, la femme n’est plus l’égale de l’homme!

 

Évidemment, depuis qu’elle a une âme …

 

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Indonésie : À deux ans il fume 40 cigarettes par jour

 

Heureusement pour lui! Au moins ça lui évitera de devenir pilier de bar genevois.

 

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Le trafiquant transportait 75 scorpions mortels

 

Une chance pour lui que la capote n’ait pas été percée dans l’estomac.

 

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l’Iran relâche Panahi après 10 jours de grève de la faim

 

No comment préférable.

 

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Cher Vain Mainate, chère Mamy Migros, la prochaine fois que vous parsèmerez des vilaines plumes toutes vertes partout, pensez plutôt à une petite Lora mordorée adorée. Bécôts.

 

plumes1.jpg

 

 

 

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Bon, la plus désopilante, maintenant, à se tordre.

 

Pour une fois, mes sources personnelles ne me semblent pas totalement fiables, et je m’en voudrais, en parlant de ce qui suit, d’oindre d’huile le feu des extrémismes rustiques.

 

J’aime les Français, excepté leur chauvinisme et leur Président. J’ai habité dans le Var et j’ai sillonné des dizaines de fois ce magnifique pays. Y ai aimé, m’y suis produit en spectacle, j’y fus pris en otage, y ai fumé l’opium et fait les vendanges simultanément, adoré la facilité à se parler entre inconnus, comme la croûte brisée de toute pâtisserie française. J’aime le bleu, j’aime les Français mais pas les bleus. Qui tant incidemment me déçurent à Paris, en un contexte politique si propice, arrachant de si bizarre manière la coupe du Mundial 1998, auquel j’assistais, peinturluré en Auriverde Brésilien, … de retour à Genève au train de 07h18 et à 07h45 au boulot … Je n’ai pratiquement que des bons souvenirs de France et m’entends à merveille avec mes collègues frontaliers.

 

Lesquels, à une exception près, ne connaissent que le Clark Kent de ce blog. Bien que la polichinellerie de ce secret fut certainement depuis longtemps éventée. Tant pis et tant mieux si tel est le cas, ils doivent doublement aussi se marrer.

 

Et voilà que l’on m’informe d’un certain nombre certain de frontaliers certains de trouver du boulot ici, entre l’âge de 60 ans en France où ils commencent (çaient) à toucher leur retraire, et 65 ans où débute leur complément de rente suisse. À l’heure où le chômeur (de) Suisse est trop vieux pour se faire embaucher à 35 ans … si tel est vraiment le cas j’aimerais bien le savoir.

 

Pauvres professeurs français, en tout cas. Avec le rallongement de l’âge de la retraite en France ça leur diminuera d’autant ce juteux complément jusqu’à leur exclusif âge légal de 67 ans à Genève.

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Et carrément, pour se destroyer les zygomatiques :

 

Un véritable fléau sévit sur cette Tribune blogosphérique, qui tourne en rond incessamment, à l’affût de ses proies. Non point celui des néologismes douteux, mais celui qui ravage le plaisir de découvrir une variété colorée d’avis sincères individuels, dénués de prosélytisme communautaire.

 

Et malheureusement, miroir déformant d’un monde cabossé, se reflètent sans arrêt sur ce support deux tendances inverses mais partageant commun, cousin, dangereux manichéisme. Sans parler de la troisième, chrétienne, qui a bien aussi le droit de s’exprimer et n’en abuse pas trop. Plusieurs intéressants web-chroniqueurs (bloggeurs passe de travers) réguliers de ce site l’ont quitté, lassés de la guéguerre épistolaire Islam-Israël

 

Certes, il y a tragédie et urgence. Certes il faut en parler. Mais sans monopoliser jusqu’à la raison d’être de ce type de plateforme d’expression.

 

Les concernés sont donc priés de diminuer la fréquence de leur querelle et de méditer avec moins de virulence sur les aspects d’un partage à l’amiable de leurs impressionnantes contrées. Ou plutôt de remplacer les semi-invectives par de fort souvenirs, liés à Israël ou à la Palestine.

 

Pour exemple : Votre dévoué doit avouer demeurer fort ignorant en motifs de querelles autour de Jérusalem, mais peut vous assurer de son amour profond pour ces gens des deux bords et quelques traits de leur culture spécifique. Il faut avoir vu la Terre Promise du haut du mont Nébo de Moïse (sans se faire piquer 400 dollars à Madaba, merci Saint-Georges ..)

 

J’eus en ma jeunesse la chance de fréquenter et d’apprendre d’érudits israélites, apprécie leur cuisine, m’intéressai jadis à la Kabbale. D’ailleurs j’en ai tiré une sorte de relation particulière mathématique-musique-mots.

 

Quant aux Palestiniens : Que de souvenirs. Depuis ce gosse à l’auberge Saint-Joseph de Plaka (oui, vous y êtes, l’article de l’autre jour, le déluge, panne de courant, j’amène foule dans la nuit, bagages sur tête et de l’eau jusqu’aux cuisses.. même auberge mais à une autre époque), Palestinien d’une vingtaine d’années, d’une beauté incommensurable, qui toutes les heures environ était pris de crises traumatiques. Très calme et doux, il commençait d’une seconde à l’autre à faire le geste de mitrailler en hurlant comme un goret. Et ça durait plusieurs minutes. Il fallait que l’on se mettre à trois hommes minimum pour le maîtriser et le calmer en douceur, après moult phases de ruse.

 

Si je ne connais de cette guerre que les tanks pour lesquels j’ai failli me faire fusiller en Cisjordanie, j’en connais pour le moins la profondeur de la souffrance.

 

La musique palestinienne est celle que je préfère de tout le Moyen-Orient, écoutez-en toutes affaires cessantes, même sans comprendre les paroles elle est d’une profondeur et prouesse époustouflantes.

 

Et tellement de rencontres charmantes à Amman, toujours palestiniennes, et ce voyage quasi-biblique de plusieurs jours à travers le Wadi-rum, de Jerasch jusqu’à Petra, par la petite route en compagnie d’un chauffeur guide palestinien et de deux flics gardes du corps jordaniens.

 

Partout, toujours, les musulmans furent particulièrement sympathiques avec moi. Du Maroc où cette famille m’accueillit et gava une nuit de couvre-feu pour cause d’arrivée du roi, à ces Turcs si serviables sur tracteurs qui roulaient énorme joint de tabac pour le partager avec nous, et que l’on fasse de même avec ceux plus corsés que nous goûtions dans ce champ de la banlieue d’Istanbul, de ces deux Nabatéens sur le lac Nasser, avec qui nous voyagions sur de la cristalline Egyptienne, en passant par ces si sympas fumeurs de Chicha de Louxor, à midi au mois d’août, m’invitant sans refus possible à partager, ragoûtantes goûtant le rat brochettes de Madame, habitant la sépulture d’à-côté, ou à Singapour, les dévoués super-sympa conseillers de Sim Lim Square, ou aux Seychelles, ce contremaître qui, touché que l’on complimente pareillement la structure du magnifique édifice érigé nous offre le lendemain copies de photos et plans permettant de construire ce type de bâtiments, et ces Cairotes serviables, qui nous conseillaient cette nuit-là de ne plus trop traîner dans le quartier islamiste Ramsès II…, alors que la gamine donnait les dernières touches au drapeau égyptien qui rejoignit notre collection … et … les deux fois où le vol fantôme du vendredi soir pour la Grèce fut bien entendu annulé au Caire .. qu’il fallut dormir sur le sol; Qui étaient les aimables personnes qui se soucièrent de nous fournir les journaux protecteurs, puis des chariots de transport pour « plus de confort »?: de bons musulmans, des musulmans vivants.

 

Mais il en existe aussi de moins bon, comme ce dignitaire barbu, couche de corne sur le front à force de se frapper la tête au sol qui, méprisant et hautain entre ses gorilles, se fendit un détestable et impératif passage à coups de coude et crosse de canne pressée, dans notre file d’embarquement au Caire. Tout le monde frémit, ressentit une énergie tangiblement destructrice. Comme si quelque chose de terrible allait se passer, cette nuit du dix au onze septembre 2001. Quelques heures plus tard l’aéroport du Caire était fermé.

 

Comment des gens généralement si gentils, à part encore un jeune con tout vêtu de blanc qui cracha à mes pieds dans le marché d’Assouan, peuvent-ils en arriver à ce que certains d’entre eux terrorisent et rejettent la différence?

 

Et qu’est-ce qui pousse Israël à vouloir tellement coloniser? Quand on voit la honte que ressentent ensuite les anciennes colonies comme la France. Kibboutz un peu devant leur porte et invitent leurs voisins au lieu de toujours s’inviter chez eux.

 

Allez, les Big Brother et Big Ben, l’heure a sonné de se faire un bon calumet de la Paix et de fêter ça enfin tranquillement ensemble. Les actuels défis naturels de ce monde sont bien assez sérieux pour que l’on se mobilise ensemble contre leur fatalité, plutôt que de faire du ping-pong avec celle-ci.

 

Match. Set et gagne.

 

Ali GNIOMINY

 

 

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