ELLE LES NIQUE ?

La Suisse éclaboussée ! … Par le plongeon de l’euro !


Ouf ! Pour une fois le scandale a changé de bord. Mais va-t-on parvenir à surnager à la vague des diminutions d’exportations ? Alors qu’à fond de cale, nos finances ont déjà tant pris .‘ … ! (C’est bon, vous suivez!)


L’aurions-nous oublié? Laisser la Grèce à l’arrière est périlleux! Mais, entre Charybde et Scylla, avoir choisi de couvrir la crevasse avec du papier-valeur, attirant tous membres de la communauté européenne, risque bien de les précipiter tous dans la faille, pour s’écraser en bloc en l’Hadès des finances.


Espérons que les mesures élastiques adoptées tiendront le choc.


La Grèce, possiblement, compte déjà quelques Garzon secrètement destitués, enquêtant sur la dictature militaire … et dès 1973 sur la poursuite de la corruption clanique jusqu’au désastre actuel; Dont les conséquences sont si inhumaines pour son sympa petit peuple innocent. Mais sur le plan de la programmation budgétaire internationale, cet Etat risque de devenir un véritable cheval de Troie.


Homère alors. V’là que ça rejaillit : Paquebot pour Igoumenitsa, houle forte et marins au loin, vomissant sous la lune par-dessus le bastingage, à plat ventre sur mon linge, plaqué au ponton, me supporte merveilleusement Pink-Floyd à fond, sur mon très précieux vieil enregistreur à bande magnétique. Je me sens d’autant mieux que suis fier de supporter si facilement ce que subissent comme une torture des professionnels. Une vague plus capricieuse fait toutefois glisser mon corps d’éphèbe au pied du grand escalier, où siège, comme si de rien n’était, distingué noir à grand sourire, en costard cravate impeccable, presque grotesque en la circonstance, qui me tend secourable main et m’invite à me cramponner à ses côtés.


Dix minutes plus tard, ne manque plus que le papier pour que le très véritable consul de Mauritanie .. ne m’engage comme comptable suisse diplômé, exactement ce que recherche alors, (fin des 70’) la Mauritanie, documents présentés à l’appui, dans les mines de Nouadhibou, avec salaire mirobolant, chauffeur garde du corps, villa, domestiques, clubs, piscines. Et détail révélé à la fin de conversation à travers furtif murmure: contrat de trois ans minimum. En fait en l’un des pires enfers racistes de la Terre, semble-t-il, toujours en guerre.


Grèce des risques et des révélations, Grèce éternelle de ma jeunesse, où si souvent j’échangeai mon sang contre fêta, eau et pain, et où découvris les clés de certains mystères de la connaissance de soi, où j’affrontai, vainquis moult épreuves; Comme cette fois-là où, en fin d’une trentaine d’heures de bus à travers la plane Yougoslavie, sans un seul arrêt, alors que les deux escrocs du tacot le meilleur marché, trouvé grâce aux truculents Freaks Brothers, déballaient des sandwiches devant notre trentaine d’affamés, hurlant depuis des heures de s’arrêter, les toilettes du fond bouchées et tous assoiffés et prêts à mordre tout ce qui bouge, je me levai enfin menaçant et donnai contre mon gré le déclic à Jésus; Lui exactement, à toge, barbe, bleus yeux, Jésus pacifiste argentin rencontré, avec qui je voyageais depuis quelques jours.


Il me pousse alors gentiment de côté, paume ouverte à son habitude et le regard plus doucement ferme et compatissant que jamais, ouvre une lame d’une quinzaine de centimètres, la pose sous la gorge du copilote, le priant, tout sourire et très calme, de bien vouloir partager les vivres entre tout le monde.


Ce qui, allez savoir pourquoi, fut immédiatement accompli et n’engendra plus le moindre incident. Qu’un flot d’excuses de ces escrocs craignant, eux, d’être dénoncés. Miracle, miracle.


Il est des épisodes qui nous reviennent si souvent, qu’il serait dommage de ne les saisir à l’instant où ils réapparaissent, comme le fais présentement et sans rectifications. J’aime à dévier, veuillez m’en excuser, de toute ligne éditoriale normalisée, afin de laisser la priorité à ce qui, quelque part, par moments la mérite.


Cette autre nuit d’une d’autre année, sous un déluge apocalyptique, le bus est plus correct que l’infâme long-courrier précédent, une quarantaine de touristes exténués dans le même véhicule, qui arrive malgré tout à Athènes, pas bien loin de Plaka, à l’heure où il devient impossible d’avancer; De l’eau jusqu’aux portes. Et plus aucune visibilité, plus d’électricité. Les chauffeurs ne sont pas grecs ni quiconque d’autre, sauf … (parcourir mes billets pour la réponse, un catalogue de voyages en Grèce offert) … un peu ...


Je prends donc le commandement des opérations. J’explique la situation en anglais, italien, allemand et français. M’étonne à chaque fois de parvenir à pareille prouesse. Les premières secondes sont du yaourt linguistique, mais très vite je parviens à comprendre, puis répondre et informer simultanément en six langues.


Nous avons donc la chance de ne pas avoir parmi nous de personne âgée ou à difficulté de mouvement. Les gosses iront sur les épaules, et il faut se répartir les poids en fonction de la validité des porteurs. J’estime à trois-quatre kilomètres la partie de Plaka où je retrouverai mes connaissance de l’Auberge Saint-Joseph. Dans la nuit complète, avec de l’eau jusqu’aux cuisses, courbés sous les charges. Si possible se tenant à la ceinture du précédent. Le petit train suit religieusement. Et je suis triplement mouillé, transpirant en plus de trouille de me tromper.


Ou que quelqu’un tombe dans un trou, lâche prise. Nous observons, juste en contrebas à notre droite, des toits de voitures émergeant de l’eau. La situation devient vraiment critique, les trombes d’eau se déchaînent de plus moche. Des voix commencent à râler derrière moi. Comment ? mon peuple ingrat OSE murmurer contre son sauveur? Aurait-il mieux valu rester dans le véhicule?


Survient ma béatification, à l’entrée de l’Auberge, où je suis accueilli comme un membre de la famille … amenant quarante clients et quelques hectolitres d’eau. La foule monte à l’étage, envahit les dortoirs, en dix minutes tout le monde est casé, en slip ou à poil, habits et affaires détrempés suspendus. L’on eût dit une opération de l’armée. La joie succédant aux souffrances donnant de si incroyables ailes. Et cette ambiance bon enfant propre aux sauvés des eaux.


Donc ça n’a rien, mais rien à voir, ces souvenirs de Grèce, avec le début du sujet, et qu’importe: N’importe quelle ivresse même narcissique vaut mieux qu’un contexte égocentriste général qui implose. Faudra l’inscrire celle-là. C’est combien pour le Champignac?


Ceci déposé, à décharge, avec une épée de Damoclès sur la tête; Des ouvriers effroyablement bruyants et sadiques s’activant à un terrassement du balcon-jardin juché l’étage au-dessus, s’évertuant depuis une semaine à faire chanter perceuses et marteaux-piqueurs. Je vais finir par leur lâcher Cerbère aux trousses, moi. D’ailleurs, où ai-je mis l’appeau .. long?


Bref! Admettons! les rouages d’une immense mécanique financière ne peuvent se passer de Grèce. C.Q.F.D. (Ce Que Fédère une Déontologie)


Paix et Tranquillité

 

BEAUX GUETS

 

(Cet article du 17.05 ayant été supprimé par erreur, suite aux graves problèmes informatiques rencontrés sur blog.tdg.ch, je le colle ainsi, pour éviter qu’il ne réapparaisse en premier plan)

 

« La police met la pression sur les deux-roues » lit-on.

 

Mais offrir une bière aux motocyclistes est-il vraiment la bonne solution?

 

Ah, désolé, je n’avais pas compris. Quelle sympathique initiative!

 

Pour moi ce sera 2.2 de pression à l’avant comme au pneu arrière. Merci la police.

 

La solidarité des gabelous avec le monde de la pédale est touchante, en ce 17 mai célébrant les 20 ans de la suppression par l’OMS de la mention « Maladie mentale » concernant l’homosexualité.

 

Mais revenons à nos hétéros. Le « jet-setteur » (gentilhomme festif, pour mes pairs anglophobes)  Carl Hirschmann, par exemple, accusé d’acte sexuel (avec mineure évidemment, c’est très tendance) est autorisé contre caution d’un demi million de francs, à passer des vacances à Saint-Tropez.

 

Quel manque de tact. Il ne pouvait pas, comme tout un chacun, dans ce pays de justice et d’égalité de traitement, passer des vacances prolongées dans un chalet de Gstaad?

 

Ah ! La hauteur; Rien de tel pour dominer la plèbe. Les si vils génies de Piogre l’ont parfaitement compris, qui parvinrent à obtenir une loi permettant la surélévation des immeubles. Il était temps, la fierté locale ne pouvant tolérer que Dubaï dépasse Genève en érection d’édifices de plus grande taille et mises en œuvre hasardeuses de projets pharaoniques.

 

Super, du travail à venir en temps de crise. Certes, les matériaux et contrôles coûtent cher, il conviendra de travailler selon les méthodes habituelles au Brésil, pour ne citer que lui. Bien camoufler les travaux sous des bâches, faire du décor de cinéma plaqué sur des merdiques briques posées sur la tranche, collées avec du mauvais ciment fait de sable quelconque; Superposer des étages sans tester correctement les piliers porteurs, faire vite et joli c’est tout.

 

Après la fatalité du premier tremblement de terre ce sera une autre histoire, vos bagages sont toujours prêts, mais il restera si peu de débris que le risque de remonter aux malfaçons est minime.

 

Allez, c’est l’heure. Bisou à toutes et tous

 

 

Ali GNIOMINY

 


Commentaires

  • Ce que ça peut m'énerver quand la page Internet TdG affiche le titre du jour précédent! Grrrr.

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