06/05/2010

PENSÉE UNIE QUE BURQA ALTÈRE

Qu’il est curieux d’observer que les troupes de Sieur Burkhalter, et de la droite en général, ayant si longtemps refusé le droit de vote aux dames, s’insurgent tant, à présent, de la preuve d’asservissement de la femme que représente la burqa !

 

Certes, ainsi que le martèle Fabienne Gautier, Présidente de la Fédération Genevoise des Commerçants : - On doit respecter les autres cultures - ! Mais je serais tenté d’ajouter, au vu de ce qui se passe alentours : - Surtout celles n’ayant aucun respect pour la femme ou pour les infidèles que nous sommes, pour autant que ces cultures imposées fussent issues de barbares contrées, enrichies grâce au fléau des énergies fossiles asphyxiant la planète ! -

 

Je ne me voilerai la face, et vous avouerai que je demeure très divisé sur la question. Evidemment, il est inacceptable, dans la guerre que nous traversons, que des individus puissent circuler librement sous le couvert d’un costume ne permettant pas de les identifier. L’usurpation de burqa à des fins criminelles a déjà fait des précédents.

 

En contrepartie, interdire fermement cet accoutrement conduira à l’enfermement à double tour de ces « pauvres » femmes, généralement contraintes à porter contre leur véritable gré ces pénibles vêtements. Le peu de permissions de sortie dont elles disposent encore disparaîtra. Elles paieront d’autant plus de leur personne, pour l’entêtement d’une certaine société nuisant exagérément à leur intégrité.

 

En dehors de la perte économique prévisible, lors du carnaval estival de Genève, où tradition veut que de futés dignitaires étrangers et enfants passent leurs hilarantes soirées à se taper sur la tête avec des marteaux en plastique, sous l’entrefilet d’yeux de mères attendris, en sus des dégâts aux reliques de l’image d’une Suisse tolérante, accueillante, l’interdiction de la burqa sera(it) préjudiciable à la relative neutralité et sécurité du pays; Renforçant la victimisation de l’intégrisme et son désir de vengeance.

 

La solution ? Facile et géniale, évidemment : SWISS-ID (Non pas le concept SSR-SRG Idée Suisse, s’étant suicidé, mais SWISS-ID : La nouvelle signature électronique. Au lieu de se flinguer, ces hypothétiquement charmantes dames moyen-orientales, porteront obligatoirement sur la burqa un badge électronique sécurisé, genre SWISS-ID, comportant coordonnées, signature, empreintes, et surtout code-barres de la burqa de la personne ainsi vêtue, code-barres devant correspondre immédiatement à sa clé sur un fichier central, ou donner l’alerte, données consultées facilement au besoin par les autorités munies d’un détecteur d’identité par l’iris de l’œil, détecteur faisant aussi office de douchette passée sur le badge et de simple détecteur de métal.

 

Voilà, il suffisait de demander.

 

 

Ali GNIOMINY

 

Et, puisque l’on est dans les requêtes, M. Burkhalter, qui êtes responsable premier de la Culture, ainsi qu’elle est considérée en Suisse, vous laissez donc vous aussi sans souci mourir en prison  un cultivateur de produit local naturel?


Commentaires

Bien vu Monsieur le baron… je vais remettre à plus tard mon suicide à la carte et vendre ma burqa aux puces.

Écrit par : Rollmops | 07/05/2010

Parfait, cher Rollmops, voila qui est plus sage. Mais sans trop plaisanter, il y a de l'idée à creuser dans cette forme d'identification rapide, avec badge électronique, des pères Noël, femmes à burqa et autres déguisés. Et merci surtout à vous qui, grâce à votre commentaire, avez attiré mon attention sur le fait que j'avais placé tous les commentaires par erreur sur l'option -toujours modérés-. Un comble pour un poète maudit si souvent (sauf ci, Edipress malgré tout merci) censuré. Plus aucun de ceux-ci n'apparaissait sur le blog. Non pas que mon égo fut friand de félicitations, mais comme l'inverse est si rare, et que me manque parfois un peu de soutien moral .. Ainsi, pour exemple, j'ai souci qu'il ne soit arrivé quelque chose de fâcheux à un passant, ayant disparu depuis si longtemps de mes colonnes. Ou l'aurais-je incidemment blessé par l'un de mes cinglants traits. J'en suis effrayé et profondément désolé si tel devait être le cas, pour un passant ou pour tout autre. J'essaie d'être juste et de croquer mes défauts tout autant que je fusille ceux de l'ensemble, de tous bords, mais il se peut que certains gags ou jeux de mots mal tombés heurtent profondément les concernés, auxquels je présentement présente mes plus plates et écrasées excuses. Comme ça c'est fait, même à titre préventif.

Bien cordialement

ALI GNIOMINY

Écrit par : Ali GNIOMINY | 07/05/2010

Merci pour votre réponse, "irrévérencieux" Ali,
Bah, les censeurs finissent tôt ou tard par faire du vide autour d'eux. Je veux parler ici de ceux qui censurent l'humour, l'ironie, la dérision, l'autodérision pour forcir le trait et même l'irrévérence si elle est bien ciblée et justifée.
Pour ce qui me concerne, je ne manque pas d'utiliser souvent dans mes commentaires ces formes de langage tellement oxygénateur. Et pas que dans mes commentaires sur blogs, croyez-moi.
Certes, on trouve parfois des personnes coincées, frustrées, moralisatrices, pédantes et cartésiennes à outrance. C'est un risque à prendre. Mais bon, je ne me prends pas la tête avec ces gens-là. J'en rigole doucement sous cape (de sécurité).

Tenez bon Ali, vos notes sont toujours un plaisir à lire. De l'oxygène dans ce monde ingrat !

Bonne continuation

Écrit par : Rollmops | 07/05/2010

et c'est comme ça qu'on s'en fout.
des gens qui veulent donner la parole
à des gens qui n'en veulent pas.

Donc, on disait: du concombre râpé, cuit dans du yaourt salé,

Écrit par : na...ya | 07/05/2010

Super sympa, Rollmops, respirons à pleins poumons ce qui émane encore de libérateur en l'univers; Je suis le premier à en bénéficier, dès que j'ai fini de transcrire la survenue en mon esprit d'une tournure conséquemment hilarante, la satisfaction qui en résulte vaut alors tous les salaires de la Terre. Et ce bien-être ne peut que proliférer, se partager. Rien à dire, cher Rollmops, vous aussi êtes un mhareng, qui savez réhausser mon humeur. Merci.

Quant à na...ya, le tsatsiki de son esprit parle de lui-même, même s'il n'a effectivement rien à dire.

Bien irrévérencieusement

Ali GNIOMINY

Écrit par : Ali GNIOMINY | 13/05/2010

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