19/04/2010

L’ART CHERCHE

Interpellation au Conseil Fédéral de quatre prix Nobel et douze chercheurs de renom. La recherche se dirige dangereusement vers le Département de l’économie. Est réclamée la création d’un Département fédéral de la recherche et formation, englobant l’innovation et la culture.

 

À voir l’actuelle et atavique prostitution de la culture helvétique aux pieds de l’économie, et la dépendance des directions de la recherche aux subsides, ces cerveaux ont matière à se faire du souci, qui risquent vite de dégriser.

 

Et la solution miracle semble être issue du génie de Mme Géraldine Savary (PS/VD) : Débaptiser le Département de l’économie, qui deviendrait le Département de la recherche, de la formation et de l’emploi ! … (Culture insignifiante oubliée).

 

Ou Département de la justice et censure ? Ou de l’Intérieur et sphère privée ? Allez, tant qu’on y est débaptisons, restructurons, l’essentiel restant de parvenir à faire croire aux découvreurs, créateurs, et leurs admirateurs, que l’économie n’a aucune influence sur la valeur donnée à leurs travaux, sur le temps, le courage et les moyens dont ils disposent pour s’exprimer.

 

De toute manière, la Recherche et l’Art de bon goût seront toujours favorisés sous nos cieux. Preuve en est l’intelligence préjudiciable des publicités les plus bêtes à pleurer qui paient, car restent de force dans la tête. Admirons toute la science de cette recherche et créativité, à peine dictée par l’économie : … C’est qui qu’à pris la dernière tranche …et … Voulez-vous pâter avec moi ?

 

Et autres insultes à la décence, desquelles je vous dispense.

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Pour rappel encore, et en réponse à notre honorable Graindesel, n’étant pas de mon avis quant à l’innocence de Bernard Rappaz. Je vous comprends et respecte votre sentiment de colère, à l’égard de ce trafiquant, ainsi que la loi appelle encore un cultivateur abusé. Mais, à ce que je sache, Rappaz n’a jamais vendu de drogues dures, bien plus dangereuses pour la santé et la communauté, sinon peut-être quelques bouteilles de vin. Je ne lui donne donc pas l’appellation de trafiquant, pour ce produit naturel, et ne lui apporte mon soutien moral qu’à cette condition.

 

Il n’empêche qu’il est capable de se laisser mourir, pour de la fumette d’herbette arbitrairement prohibée, ou non, selon l’époque et le lieu, par une répression organisée en un but exclusivement lucratif. C’est vraiment trop stupide, une Justice digne de l’image donnée au monde par la Suisse ne peut accepter ce type de mise à mort par indifférence légalisée.

 

Ainsi, je continuerai donc, de temps à autre, ce triste décompte, en espérant qu’il devienne inutile au plus vite, par la libération conditionnelle de l’intéressé.

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Ali GNIOMINY

 

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