01/04/2010

LA POISSE ON LA COMBAT

Êtes-vous déjà allés visiter les ostréicultures, au large de la Perle du Lac? Ou l’ignorez-vous encore? Vrai que ce fut gardé secret pour raisons de sécurité: Des kilomètres d’installations garnies d’huîtres reposent sous le Léman, à l’entrée de la rade de Genève.

En l’occurrence, les huîtres du sud de la France se trouvant gravement contaminées par un virus, nos autorités, avec la célérité qu’on leur connaît, ont flairé la bonne affaire et proposé les services du Léman côté Suisse, pour pallier au déficit de mollusques triploïdes français.

L’emplacement s’y prêtant tout particulièrement, de véritables rues sous-lacustres, faites de treillis de rétention des métazoaires triploblastiques coelomates bilatériens protostomiens, vulgairement appelés huîtres, furent aménagées, et le mésoscaphe restauré de Jacques Piccard remis en fonction, ainsi qu’une dizaine d’autres submersibles servant à la production ostréicole, à la surveillance des lieux contre les plongeurs voleurs de perles, et pour les visites au public. (10.- l’heure – 7j/7 - départ chaque heure face à la Perle du Lac – 25.- avec boisson et service de bouillabaisse à bord).

Cette juteuse affaire pour Genève, est le fruit d’une fine déduction d’un génial artiste local. Ce qui, en eau douce, était jadis impossible est devenu réalité. Il suffisait de tenir compte de nouveaux paramètres, tenter l’expérience, constater la viabilité sinon vivacité des mollusques, pour signaler aux autorités que le Léman est dorénavant suffisamment salé; Grâce au dernier hiver rigoureux et aux millions de tonnes de sel répandu jusqu’à rupture des stocks.

La France ayant été plus chiche en matière de salage, les eaux de Saint-Gingolphe à Hermance sont plus douces, peu propices à l’ostréiculture, mais des fuites (suite à une erreur de navigation du mésoscaphe) laissent entendre que toute la côte lémanique française est infestée de piranhas, dont l’élevage sert à des expériences de destruction massive de documents top-secrets, comptabilités de requins de la finance, etc, enduits de sang. Et la frénésie des destructeurs serait récupérée par des capteurs, transmise à des turbines alimentant en énergie plusieurs départements. Mais tout, dans cette affaire, nage encore en eaux troubles.

Ali GNIOMINY

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