DE L’INAPPÉTENCE À LA COMPÉTENCE

En réponse au délicieux commentaire pour lequel je remercie Graindesel : Qu’il ou elle comprenne que je ne puis mettre de sucre dans le moteur bien rôdé de mes diatribes, mais que j’admets qu’il ou elle a entièrement raison sur un point.

Le bruit insupportable que génèrent ces charognes de jeunes UN LUNDI MATIN, doit largement justifier une impressionnante tant que dispendieuse descente de police. Il serait fort indélicat, la nuit, de tirer de leur paisible sommeil les pandores non riverains du Parc des Délices et autres points de ralliement.

Oui, ce qu’il leur faudrait à ces abjects jeunes, avec la bonne guerre que nous traversons, ce serait un lieu alternatif excessivement contaminé, où ils pourraient être parqués durant quelques années nécessaires à leur dépérissement ; Avant que nos autorités ne se décident finalement à extraire, sous immense tente de rétention des gaz nocifs, les immondes saloperies en question.

En attendant, même s’il me répugne d’avoir à l’avouer, alors que des projets en cours et travaux débutés annoncent un parc des Délices puissance dix sous mes fenêtres, un chouia de répression est parfois nécessaire.

Mais à bon escient et à la bonne heure !

Croyez-moi, je vous l’affirme avec le raffinement qui m’est coutumier : Il se peut peu que je me fourvoie : Si tout cela n’est calculé, c’est qu’aucun flic ne doit jamais se risquer aux jeux de hasard. Cette corporation est affligée d’une malchance chronique invraisemblable. Je m’explique :

Rédigeant, durant des années de passionnés loisirs liés aux beaux jours, mes « Très grandes considérations du tout petit balcon » je suis privilégié spectateur des estivaux défilés aquatiques de la jeunesse ; Et menus fumeux débordements, nocturne naturisme et autres jeux sur bancs publics, bancs publics … J’en vois des vertes et des peu mûres, en été comme en hiver où persistent divers groupes à se retrouver ci-dessous pour siphonner bière sur bière.

Aussi faux ou fou que cela puisse vous paraître, je vous le jure formellement, en seize ans je n’ai assisté qu’à une seule blitz, avec panier à salade bien assaisonné. Une seconde descente me consterna particulièrement. Buveurs et gros fumeurs partis cuver et planer ailleurs, un jeune couple bien mis, avec poussette et deux enfants en bas âge a le malheur d’être là au mauvais moment. L’homme est sans doute le millionième à fumer un joint sur ce banc, et le premier à le fumer seul. Entourés d’uniformes effrayants, les gosses en pleurs, radios et papiers frémissants…. J’ai failli leur crier de laisser ce brave père en paix et de repasser vers 19h ; Mais à quoi bon, dès que l’on est persuadé que telle stratégie du moindre risque est dûment réfléchie.

De surcroît, je le répète, je n’ai jamais eu à me plaindre personnellement de la police genevoise, en dehors d’une perte de document de leur part m’ayant injustement forcé à repasser une expertise de boguet. Je ne tiens donc aucunement à affronter directement les forces de police sur le terrain, mais le sommet de leur défaillante hiérarchie oui.

Bref. La centaine d’autres fois où est passée une voiture de police ci-dessous, c’était à coup sûr à un moment particulièrement calme ; R.A.S. assuré !

C’est cette coûteuse comédie-là que je dénonce, mais suis d’accord qu’au point culminant de l’incivilité, les flics viennent en masse fourrer leur grain de sel dans les douceâtres délices juvéniles.

Afin de savoir quand ça vaut ou non la peine d’intervenir, les forces de l’ordre seraient-elles en manque d’indics ? Dans ce pays où l’on dit que chaque citoyen est un flic ?

Sauf un !

Plutôt éclectique bœuf-carotte !

Ali GNIOMINY

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