ESCALADE DE LA VIOLENCE

C’est à n’y rien comprendre! Fête faite pour commémorer la cruauté genevoise, symbolisée par l’effroyable geste d’une bouillante mégère, Fête faite surtout dans le but de se cramer le gosier et les neurones, en participant à l’écoulement de stocks, sinon invendables, de piquette locale: Voici que l’Escalade pousse la jeunesse à la violence. Comment est-ce donc possible?


Si anodine Fête, vénérant le bon vieux temps barbare où les genevois réussissaient l’exploit d’éviter que d’envahissants voisins, dotés d’esprit colonialiste, ne parviennent un jour à tenir bonne part des postes-clé de l’administration du canton, à imposer leur manière plus quantitative que qualitative de fournir des soins et services, leurs principes ultra-radicaux vecteurs de pandémies de chômage et suicides.


Si conviviale Fête, célébrant l’union et l’ouverture clanique, la franche camaraderie, ne devrait jamais engendrer de violence en nos jeunes têtes brunes.


Sortons chaque an chevaux, fifres, tambours et barda, oui, mais basta, en République, de la Mère Royaume et des peu glorieux actes guerriers; Stop au bris de marmite, rompons la tradition!


Apprenons, à l’inverse, à mitonner en chaque foyer un genre de marmite en potiron, pleine de ce que l’on veut mais sain, symbolisant l’Athanor en lequel Alchimistes du Genevois, au XXl ème siècle, parvinrent à transmuter le plomb des rites anciens en Ors du Renouveau, en Graal de l’Éternelle Harmonie conjointe ointe et des Mystères à ne taire du Sage Partage sur Terre.


Que cesse l’appel de l’Escalade à la violence!


Enfin, ainsi que le dit si vulgairement tout quidam cuvant sur zinc de bouge genevois, un lendemain d’Escalade: Vulnerant Omnes, Ultima Necat – Toutes blessent, la dernière tue.



Ali GNIOMINY

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