10/11/2009

DROGUÉS SEVRÉS DE DEALERS, FOURNISSEZ-VOUS CHEZ LES GEORGIENS DE CHAMP-DOLLON

Les étals de la mafia de l’Est sont paraît-il fort bien achalandés. Vous serez si satisfaits que ne voudrez pour rien au monde quitter la prison.

 

Certes, les fluctuations honteuses et désastreuses de jurisprudences ne permettent plus et pas encore vraiment que votre dope légère vous soit fournie avec contrôle médical, mais qu’importe en fait les saloperies qu’ils contiennent, les produits Georgiens vous raviront.

 

A Champ-Dollon, vous partagerez psychédélique promiscuité causée par les traîtrises du laxisme officieux, qui veut qu’à certaines époques législatif comme exécutif laissent sciemment croire à proche, évidente légalisation, laissent se monter, fructifier, des commerces d’herbe naturelle, abusent du secret de polichinelle, et Vlan: Frappe Gnafron: Prohibe soudain durement, accuse, condamne, séquestre les biens et la carrière de petits cultivateurs et/ou commerçants.

 

Vous croiserez peut-être le martyr Bernard Rappaz, pas le « bon » de la TV, celui trompé et démoli par une mauvaise volonté exclusivement politique, le père accablé par la perte d’un enfant qui préfigure la tête de turc de l’actuelle machinerie juridique détraquée, qui laisse croire durant quatre bonnes décennies que telle justice ferme ses vides orbites, afin de mieux piéger le cultivateur ou commerçant et en tirer juteux profit, cultivé par ces soins gratuits d’autrui. Au cochon de contribuable alors et encore d’entretenir pareils détenus, détruits de manière voulue et calculée.

 

Je ne te connais pas directement, Bernard, mais pour m’être jadis, toujours très modestement, fourni à feue la regrettée Cave à Chanvre, j'ai suivi de loin ses péripéties et son succès trop fulgurant, ai conseillé Alexandre, comme toi dépassé, sidéré par l’ampleur des sanctions infligées, alors qu’il travaillait comme un dingue, répondait à un besoin d’adultes et mettait tout en œuvre pour chasser les mineurs: Carte de membre que je conserve précieusement, pièce d’identité obligatoirement présentée, vente d’herbe locale pure et rien d’autre. Je ne sais ce qu’il est advenu de cette victime de plus, dont les yeux rivalisent de bleuté avec les miens, mais quel rapport avec l’histoire? Ha oui, les taulards … Bref, Alex, si tu me lis, j’espère que dans ton cas ce n’est pas allé plus loin que l’amende démesurée dont tu me parlais au tournant du millénaire?

 

Aucun jour en enfer n’est mérité par vous, petits cultivateurs et/ou vendeurs ayant démontré combien surfiez simplement sur la vague libératrice, annonçant l’incontournable terme à l’obscurantisme conservateur, consistant à nier l’évidence du droit primordial de disposer librement de soi-même, de se droguer tant que le voulons ou pouvons, de se suicider comme bon le semble, d’ingérer tout et n’importe quel concept ou produit en fonction de l’absolu libre choix individuel ne regardant quiconque d’autre; à condition qu’ensuite conduite n’empiète sur les droits du prochain.

 

C’est à partir d’ici que des choix et actes peuvent devenir répréhensibles, dès qu’ils enlèvent quelque chose à quelqu’un d’autre: Pas avant! Pas lors de la culture, de la consommation, de la vente et de l’achat! Pour métaphore, je vous dirai que j’ai d’excellentes bouteilles ici, à portée de dégringolade, depuis onze ans que suis totalement et sans le moindre regret définitivement abstinent. Dont onze sans AA ni quoi que ce soit du genre, indispensable à d’autres. Ce n’est pas en cachant le produit, rendant son accès difficile, l’augmentant démesurément lorsqu’il s’agit de tabac, que l’on parvient à déclencher LA réelle prise de conscience salvatrice. C’est en fonction des conséquences publiques du type de conduite lié à l’absorption d’un produit ou l’autre par tel ou tel consommateur qu’il convient de sanctionner.

 

Au fait, gens de la magistrale tragédie, vous ne m’avez jamais répondu. La pratique consistant pour l’Etat à amender pareillement sur le chiffre d’affaire total réalisé par l’opération jugée illicite: le vendeur, ses huit intermédiaires et l’acheteur, ce qui multiplie par dix le profit réalisé par l’Etat est-elle toujours en cours? Ça explique pas mal de choses, si cette aberration subsiste depuis les années 80 ..

 

Courage, les gars! Courage Bernard! Quelle tristesse de penser qu’ils ont réduit un Maître-Chanvrier à l’humiliation suprême de devoir, en infâme détention, fumer de la pourrie très chère sèche beuh géorgienne.

 

Ah L’ignominie

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