09/11/2009

OUI, INTERDISONS LA BURQA ET TOUS LES HABITS DE FEMMES!

Bonne idée, ces dames ne demanderont qu’à être réchauffées, et ces messieurs s’en occuperont un peu mieux.

Sinon, interdisons la burqa, oui, exclusivement au cœur du CERN, où se déroule actuellement un scénario à la Hitchcock, quelques vilains oiseaux s’évertuant à nous réduire en miettes, augures à l’appui, rapaces jouant à LHC (Libère d’Humains le Cosmos) à X milliards le coup. Prochaine big-bang partie annoncée sur passoire informatique pour dans dix jours, que l’on soit ou non contents. Rien à dire.

En l’occurrence, parions que les lignes de quantité de banquiers vont bigrement grossir, et saigner les sinus.

A ce sujet, chère Doctoresse, permettez-moi de vous dire que j’estime que la diffusion de cette information est déontologiquement très discutable. De par les supputations et conséquences médiatiques qu’elle engendre, portant sans doute préjudice à vos patients. J’ai la charge, dans mon domaine, d’une sorte de supervision d’histoire de vie de dizaines de milliers de personnes. A la longue, il m’arrive de tirer des parallèles, pratiquer des recoupements en ma tête, des statistiques personnelles. Je pourrais dire sans risque de me tromper, pour exemple, bien mieux que n’importe quel praticien dans sa spécialité, que ceux-ci divorcent plus, mieux ou moins bien, boivent +/- que ceux-là, et sans citer de noms parler de catégories comme ceci et comme cela, créant la sensation à bon marché en provoquant la stigmatisation d’individus. Là intervient toujours mon plus profond respect pour la sphère privée et ce qu’il y a de juste en l’atmosphère publique.

Mon irréfragable conviction est qu’il n’existe au monde rien de plus jouissif, et en même temps révoltant, que de savoir/devoir être au courant de quantité de faits d’importance, en conservant une conduite et des réactions, rédactions .. aucunement influencées par ce que l’on sait d’x ou y… jurant totalement sur la sublime image publique donnée; Mon irréfutable conviction est que l’honneur qui m’est fait en la matière ne doit jamais être bafoué. Si x devient mon ennemi, ou simplement si je ne l’aime pas du tout, il m’arrive parfois que je doive impérativement savoir ne pas être déloyal face à la Morale Fondamentale, en appuyant sur les points faibles que je ne suis pas sensé connaître. Ce n’est pas pour moi une question de règle, d’obligation formelle du devoir de réserve et du secret professionnel, c’est une réponse humaine que l’on découvre au fond de soi, pour s’adapter sans faille à la communication en fonction de ce que l’on a ou non le droit de dire savoir.

Fin de fine leçon d’Ethique. Et toc! Dans le contexte actuel de chasse aux sorcières bancaires, je n’aurais pas mis de la poudre sous les feux de la Une.

 

Ali GNIOMINY

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