11/10/2009

Mes excuses à Monsieur Frédéric Mitterrand

Veuillez d’abord, cher Monsieur, avoir je vous prie l’amabilité de dire à votre tante Danielle combien j’ai regretté de la manquer à un quart d’heure près, en début d’année à Barra, à l’Alliance française de Salvador. J’aurais aimé lui apporter encore mon soutien pour le scandaleux étranglement de la Fondation France-Libertés, pratiqué sournoisement par les sbires de l’actuel mini Leader Massimo. Un peu de patience, ce règne ne devrait plus subsister très longtemps, avant d’épuiser ses ressources en coups de vis impopulaires. J’aurais aimé que nous parlions du temps de François, de cette époque où lui et M.Felber, M.Delamuraz, .. étaient de très Grands Hommes, de véritables Présidents, proches du vulgus populum et pas trop plus de la crème en dépassant. Bon courage à vous et ne vous préoccupez en sus de l’Affaire Frédéric, il a en votre dévoué un ardent défenseur.

 

Voilà, Monsieur Frédéric, je vous dois des excuses. Leurré par la fumée des fumiers, j’ai cru au feu médiatique croisé sur vous pour pédophilie, alors que tel n’est certainement pas le cas.

 

De toute manière le type de lynchage organisé que vous subissez est ignoble et ne peut rester impuni. Les trop bien-pensants, ne vous ayant sûrement pas plus lu que moi (mea culpa) ne voudront évidemment retenir que la confusion qu’ils entretiennent au sujet de –Pédé-, laissant entrevoir l’étymologie liée à l’enfant –pédo-, alors que l’insulte concerne tout homosexuel. Cachant le fait que, semble-t-il, la grande majorité des abuseurs de mineurs est de tendance hétérosexuelle.

 

Ce terme –pédé- est à proscrire autant, sinon plus, que –nègre-, car tout autant sinon plus encore employé dans le monde, surtout par les gays eux-mêmes, malheureusement, (vous ne trouverez pas pires homophobes que les homosexuels), induisant en erreur conceptuelle la plupart des francophones.

 

Et, tiens? Miracle! Seraient-ce les effets de mon inédit intitulé « Massé-e- que sue alité-e-»? Ou d’une autre de mes sources inépuisables d’inspiration, gracieusement fournies aux journaleux? Voici que, pour la première fois, nous lisons un entrefilet au sujet d’une institutrice abusant de mineurs. Encore un tabou qui s’effrite.

 

Oui, M. Mitterrand, croyez bien que je n’ai rien d’un pédophile et pourtant il me fut très difficile de me risquer à jouer à l’avocat des diables, dans mon ouvrage intitulé « Vénérable et l’ordurière condition d’un intouchable sous tyrannie alpine », en remettant nombre d’évidences, passées sous silence, au grand jour; Sur le harcèlement sexuel que peuvent, en certains pays, subir des adultes touristes hors sentiers battus, provenant de prostitué(e)s mineur(e)s, poussés en cela par leur parents et l’entourage ou simplement par le besoin, si ce n’est déjà l’envie en plus; Jusqu’à ce qu’on ait à se fâcher vraiment, leur hurler qu’on ne veut rien savoir de leurs avances, et quitter les lieux pour éviter leurs jeux salaces. Voila une réalité que connaissent bien des voyageurs aucunement touristes sexuels, même en couple. Ne serait-ce que la quantité de gosses croisés qui sucent leur doigt de manière beaucoup trop suggestive, et frottent ensemble le pouce et l’index de l’autre main. Leur incontournable proximité en certains lieux ne fait pas pour autant un pédophile de chaque touriste qui les croise. J’hésitais à sacrifier ici les quelques pages du manuscrit sur le sujet, mais ça risquerait de déplaire au prestigieux éditeur étranger qui étudie présentement la possibilité de l’inclure dans ses commandes littéraires, exclusivement à compte d’édition.

 

Et voici que le décès de Jacques Chessex m’a forcé à interrompre cet article-lettre ouverte à votre attention, M. F. Mitterrand, et je le reprends à l’heure où l’on découvre que les calomnies à votre sujet continuent. Que vous ayez ou non fourni un témoignage de moralité à deux violeurs prouve que vous êtes humain, et pouvez aussi vous tromper sur la moralité de qui vous pensiez sans taches. Je vous soupçonne de tenter comme moi de trouver l’indécelable parcelle bonne, même en le pire des monstres. Ne vous vois pas, avec le nom et le prestige que vous représentez, jouer les Dutroux, du culte à la pire des lubricités être grand maître. D’ici que la Une vous présente comme la réincarnation de Gilles de Rais il n’y a qu’un pas.

 

Vous incarnez, en tout cas, les questions qui devaient tôt ou tard tomber sur la table sacrificielle des législations et moeurs judéo-chrétiennes: Pourquoi, hypocrites adultes, majoritairement sans tendances pédophiles, vénérez-vous aussi secrètement la beauté de la jeunesse? Pourquoi, à coup sûr, vos fantasmes vont plutôt vers des corps incarnant plus la fraîcheur et la perfection, à peine entièrement formés, disons vers 18 ans, que celui, même très appréciable, de votre partenaire? Pourquoi les prostitué(e)s ont plutôt vingt ans que cinquante? Pourquoi pareille rentabilité des pornos 18-25ans, télé-réalités et autres couvertures comportant de jeunes éphèbes et dénudées damoiselles en fin d’adolescence? Ne s’agit-il de très naturelle, innocente et humaine attirance physique effroyablement réfrénée en toute personne?

 

Et si l’individu est d’une sensibilité hors normes, qu’il s’agit d’un éternel jeune poète âgé, adorateur de la beauté, qui offre une analyse publique de ses écrits et qui est violemment apostrophé pour son soutien à Polanski par un intégriste généraliste, père inconnu disparaissant ensuite, et que l’accusé à tort n’a le temps de s’expliquer, ce dernier en subit une fatale crise cardiaque. Preuve en est avec la mort de Jacques Chessex, qui lui non plus n’avait assurément rien d’un pédophile. Attention, M. Mitterrand, ce genre d’attaques mettent également votre vie en danger, faites-les cesser.

 

En ce qui concerne, encore, la Morale occidentale et la chasse aux sorcières mal dirigées, je vous invite à lire certains de mes articles ci-dessous, principalement – Truanderie de la Justice à assainir -, réitère mes regrets d’avoir été d’abord mal informé à votre sujet, vous souhaite une resplendissante continuation dans vos ouvrages et vous prie de croire, Monsieur Frédéric, Mesdames, Messieurs, à l’assurance de mes sentiments distingués.

 

Ali GNIOMINY


barondecuir.blog.tdg.ch

Commentaires

Soignez-vous, Monsieur. Vous ETES malade.

Écrit par : Docteur | 11/10/2009

Merci Docteur, ça va beaucoup mieux depuis que je remarque le nombre croissant d'intellectuels bien-portants qui luttent aussi contre le stupide extrémisme pudibond et malsain, manipulateur, de certains Docteurs à l'encontre de tout ce qui traite, même à l'avantage des victimes, de pédophilie ou de juifs ou de noirs, etc, sujets pour lesquels d'emblée celui qui ose en parler doit être mis au pilori. mais au fait, Docteur Troll, i presume?

Écrit par : Ali GNIOMINY | 11/10/2009

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