LE LYNCHAGE PUBLIC, PROPRE A TOUTES LES EPOQUES DU PIRE OBSCURANTISME

Après Polanski c’est au tour du neveu de l’ex-Dieu, (neveu dont la tante fut déjà soigneusement privée de subventions pour sa Fondation France-Libertés (un symbole) et le cousin descendu en flèches africaines, mais ce sont d’autres histoires) les présumés pédophiles de renom tombent dans le piège de la liberté d’expression, l’un par un livre et des ennemis politiques, l’autre par des ennemis politiques et la publicité faite autour de son succès médiatique.

 

Bien d’autres suivront, certainement. De tous les temps, surtout quand règne le plus sournois fascisme déguisé en démocratie, il y en eut de ces prédateurs d’enfants, dans chaque quartier, chaque village; Les mères avertissaient leur progéniture de s’en méfier, ne pas les suivre et c’est tout, il s’agissait souvent de fils de voisins ou amis, on les tolérait et les considérait encore comme des humains. Tout le monde savait et faisait comme si de rien n’était. Parfois un rare drame arrivait. Souvent, sans doute plus souvent qu’à présent, les conditions de vie de jadis le permettant plus facilement, un/e gamin/e se faisait coincer, triturer, et n’avait pas intérêt à en parler à la maison. On ne parlait pas de ces choses-là. Les prédateurs, malades moins stressés qu’à présent, moins pourchassés, moins culpabilisés, n’avaient aucun intérêt à éliminer leurs victimes, et bien moins de crimes de ce genre survenaient.

 

L’abus de haine prescrite n’excuse pas le fait d’abuser de mineur, ni ne défend cette tendance, au contraire, mais je le répète : la chasse moraliste aux sorcières est très mal dirigée, contre des individus, alors qu’il convient en premier lieu de combattre les fondements même de la survivance pédophile respectée dans bien des parties du monde. Il s’agit de remettre un peu les pendules des bourreaux et victimes à l’heure mondiale, et non seulement à celle d’occidental branlant clocher judéo-chrétien.

 

Relisez donc à ce sujet, un peu plus loin, l’article intitulé -Truanderie de la Justice à assainir-

 

En attendant, quelle aubaine pour les médias que ces lynchages nauséabonds, ça c’est du show. Triste siècle. Tristes juges permettant pareil enfer tapageur infligé à des présumés innocent. Mon soutien aux victimes abusé(e)s des deux plateaux de la balance.

 

Ali GNIOMINY

Commentaires

  • Lorsque vous vous montrez plus tempéré dans vos réflexions sur les sujets d'actualité, vous excellez et votre propos devient - certes moins poétique et provocateur - mais totalement limpide et pertinent.

  • Assez d'accord avec votre courageuse position, mais juste un détail : lynchage étant du masculin, l'adjectif doit être masculin aussi. Donc "lynchage PUBLIC", et non "publique"...

  • Face à ce tapage ridiculement moraliste (Ah! cette fameuse innocence des enfants!!!) je ne peux m'empêcher de penser que le bon Socrate serait à nouveau condamné à boire sa ciguë, et cette fois avec la circonstance aggravante de son goût pour les jeunes gens...

  • Ce qui n'était pas un crime hier en est un aujourd'hui, et vice-versa, ce qui est un crime ici n'en est pas un ailleurs, et vice-versa, et il en ira toujours ainsi car les règles édictées par les société se font et se défont en fonction des époques et des circonstances, des pouvoirs en présence et de la moralité du moment.
    Ce constat devrait suffire à freiner les envolées répressives ou permissives des uns et des autres, mais il semblerait que l'ardeur et l'émotion prennent le pas sur la sagesse et la raison.
    Serions-nous en train d'assister à un retour de la vindicte populaire?

  • Au passant qui passe. Si l'on s'en réfère aux nombres de morts violentes et d'agressions en tous genres que la TV (elle n'est pas la seule)offre au public en manière de divertissement,et le succès qu'elles rencontrent, je suis certain qu'un petit lynchage par-ci par-là ne serait pas de refus pour les ardents défenseurs du Bien.

  • A Azraël sans Gargamel. Nous partageons les mêmes craintes, semble-t-il.

  • Merci M. Scheller et désolé, j'avais mis -public- en premier, j'ai douté et changé, la fatigue du soir. Plus eu le temps de relire. J'attache aussi beaucoup d'importance à l'orthographe, surtout ces temps-ci où la langue glisse furieusement vers un sous-argot simpliste de zone virtuelle, à combattre au possible. Je suis sidéré par les horreurs décelables encore sur certains médias. Ne suis pas excessivement doué en français, loin s'en faut, mais je fais de mon mieux. Il est donc très important pour moi qu'une bonne âme me permette de corriger mes erreurs. Un chouette terme de semaine à vous itou d'jà & A+

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