11/09/2009

APPEL DE FONDS POUR ACHAT DE CHAUSSURES A JETER …

… au visage d’indélicats gestionnaires de fonds genevois dédiés à la Culture, larguant onze millions en direction  de la culture off, indépendante, émergeante, mais évidemment pas le moindre centime pour l’inestimable véritable Culture, celle que trouvez ici, immergée depuis trente ans sous les eaux troubles où tente de la noyer une certaine censure liée à  la loi du silence, au service exclusif de politique débilitante, philosophie collabo, religion destructrice et culture de la pensée unique.

Combien ces gueux ont-ils déjà dépensé pour cacher si durablement à l’opinion publique pareille Valeur Essentielle, et continuer ainsi malgré la ridiculisation internationale en cours à s’obstiner à ignorer l’Artiste concerné?

Guerre des nerfs au sujet du nerf de la guerre, à l’interne comme à l’externe, triste réalité. Afin de détendre l’atmosphère, sachez qu’il y a huit ans, le 10 septembre 2001 au soir, de retour d’un formidable séjour à travers la Jordanie, surtout, puis le lac Nasser, Assouan familière, Alexandrie aux chambres **** face aux flots toujours déchaînés, sentant le pas bon vieux moisi, nous nous apprêtions alors au Caire à prendre ce qui deviendra l’un des derniers avions à décoller.

L’on sent indiscutablement un climat d’extrême tension. Arrive alors la caricature parfaite du cinglé terroriste acharné, peau du front adéquatement durcie à force de se cogner au sol en priant, l’agressif barbu tout de blanc vêtu, se fraye à coups de coudes un passage dans la file, suivi de deux gorilles, et passe devant. Personne ne réagit, c’est visiblement trop dangereux.

Le lendemain matin, après escale de quelques heures à Athènes et nouvel atterrissage à Préveza, au Nord de la Grèce, nous retrouvons notre Leucade adorée, le petit village où nous campions jadis et où nous sommes toujours si bien accueillis. Une suissesse vient de s’y installer et loue des scooters. Sur sa télévision, soudain, apparaît, ce 11 septembre 2001, une tour en feu. Accident d’avion, zut alors.

Nous gagnons la faille ultra-sismique de Kalamitsi, notre lointaine plage prudemment déserte où tombons en paix les caleçons, gardant un œil sur l’immense falaise mouvante .. adrénaline adrénaline .. songeons à ces pauvres gens, sur quelques étages où l’avion  s’est encastré. Mais tremblons égoïstement de joie de goûter à pareil paradis, heureux qui comme Ulysse réalisons que demain nous retournerons enfin sur l’île voisine : Ithaque.

Revenus à Agios … (non, il y a déjà trop de tourisme, désolé) nous découvrons qu’il y eut deux tours … et que seront votées durablement des lois extrêmement restrictives en matière de sécurité, modifiant la face du monde.

Soyons réalistes, aucun vécu là-dedans, n’est-ce pas? Pas plus que dans l’ensemble de ce blog. Rien ne pouvant intéresser la Culture et l’Histoire genevoise, manquant si cruellement d’exceptionnels, indispensables et méritoires Poètes-baroudeurs.  Bande de savates, va! A la botte du capital, léchant les semelles sur lesquelles s’appuie branlant pouvoir, vous ne laissez qu’empreinte des plus malodorantes.

Ali GNIOMINY

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