26/08/2008

Vénérable .. et l'ordurière condition d'un intouchable sous tyrannie alpine

EN EXCLUSIVITE MONDIALE : EXTRAITS DU FUTUR BEST-SELLER DONT LES DROITS DE DIFFUSION SONT MIS AUX ENCHERES A  CHF -874'900.-

 

(Ouvrage complet, constitué de -Castigat Mores Ridendo-(70p.), -Tueur de gages ou que m’a coûté Tonton-(120p.) et -Vénérable et l’ordurière condition d’un intouchable sous tyrannie alpine-(80p.), ci-dessous, p.15 et 74 de -Vénérable…-)

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.. gargote en bord de chaussée que souhaitions éviter. Ce cher Gilson, itou Grand Maçon devant l’Éternel, qui fond, catastrophé, sur notre Allié:  -qu’est-il arrivé à votre père? Des mois qu’on ne le voit plus! Mais avant tout, je vous prie de lui transmettre nos condoléances pour le décès d’ACM-. ??? ACM ? Il nous faut un temps pour comprendre. Mais oui, c’est vrai, vient de mourir le célébrissime gouverneur Antonio Carlos Magalhaes, un brin mégalomane, paix à son âme, ayant donné les patronymes de toute sa famille à quantité de rues, bâtiments, etc, jusqu’à l’aéroport -2 de Julio- qu’il a rebaptisé, que le peuple refuse d’appeler ainsi. ACM tout de même, premier bahianais à Brasilia ayant réellement fait évoluer cet Etat, rénové bonne part du patrimoine architectural, etc. ACM qui fit acheter kyrielle d’ambulances, flopée d’instruments médicaux, le tout déjà revendu au noir par indélicats gestionnaires, au point que la situation actuelle est pire qu’avant son règne. Ce Tout-Puissant pour lequel sont présentées condoléances à Vénérable. Décidément, Allié lui-même est encore loin d’imaginer toute la portée de l’influence de son paternel.

 

Il n’empêche que Frère Gilson n’affiche point si sinistre mine uniquement  pour le décès de l’ex-dieu vivant. Très véritablement, son commerce de Cerveja brune ou blonde est à deux doigts de la fermeture, depuis la maladie, soit l’absence prolongée de son meilleur et plus mauvais client buveur. Car généreux, jovial et convivial,  patriarche à jeun est devenu le meilleur des êtres, mais un seul verre de bière et l’envahit esprit retors, cynique et tyrannique, qui le poussera à ricaner puis pleurer, insulter, grincer des dents et enfin lever le coude jusqu’à tomber. Exclusivement les -vendredi soir, samedi et dimanche-, jamais durant dure semaine, dédiée à travaux lourds de construction ou quelque tâche à la limite du supportable à s’infliger. Et voilà  qu’alcool et chimiothérapie sont incompatibles. Ainsi, à quelque chose malheur est bon (mais pas pour tout le monde). Soit dit au passage que ce cher Gilson nous affirme encore que notre voisin le plus pauvre, ayant édifié sa bicoque avec les rebuts de nos travaux, celui qui du jour au lendemain est passé de l’oisive immobilité du démuni à l’ostentation du va et vient en une magnifique voiture surgie du néant, que ce Monsieur prétend connaître l’identité de nos agresseurs et vouloir nous la communiquer. Ce à quoi nous répondons que nous ne souhaitons surtout pas la connaître. Dans ce genre d’affaires qui en sait trop ne fait jamais long feu. D’ailleurs, peut-être suis-je encore vivant pour n’avoir fait le lien, à plus de vingt ans d’écart, entre un certain Marco, gardien de maisons jumelées louées en 1991, qui nous avait montré son revolver couleur rouille, pareil à celui collé sur ma tempe en 2003, et le meilleur ami en cavale de ce voisin-là si soucieux de nous révéler le nom de nos braqueurs.

 De retour vers Salvador, chargés de mangues offertes, nous cheminons le long de la route cabossée, et manquons de shooter un vautour malade. Tiens, ça arrive? Se serait-il, le pôvre, délecté d’une trop fraîche pourriture??

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D’une gravité extrême en certaines circonstances ma tessiture lui sauve la vie, impose immobilisation par surprise, silence et soumission.  Je paralyse une centaine de personnes instantanément avec mes instinctifs infrasons, ne fusant qu’en situation où se joue ma survie, et résume la situation presque sans accent. Pas de panique inutile, véritable danger! Choc impressionnant mais aucun blessé visible, tous secoués comme parkinsoniens mais intacts, de l’air en suffisance, pas de voie d’eau: Tout va bien, on va venir nous sortir de là! Merci moi encore une fois, au fait! S’égrènent d’interminables secondes avant que, sur le quai, un marin muni de redondants cordages se mette seul à tenter de dégager le Ferry dont la proue a défoncé la moitié du ponton. Viennent enfin le seconder quelques dizaines d’autres volontaires. Je suis toujours incidemment coincé par tremblants corps contre la porte blindée de sortie. Puis, comme un bonheur ne se produit jamais seul et que le soleil revient toujours après la pluie et réciproque, s’appuient de doux doigts sur compressés attributs, les caressant «distraitement» en tremblotant. Doigts issus de sublime amourachée apeurée poupée, de laquelle j’ai toutes peines du monde à m’arracher, dès qu’ex-paniqués en bloc ont interrompu leur vaine précipitation vers «ma» sortie bloquée … un brin trop précocement. Remake parfait de passage palpitant d’une aventure ou l’autre d’Indiana Jones ou de James Bond: La superbe plante lovée par les circonstances contre le fringuant dur de dur, blasé par l’excès de dangers. À coup sûr, je porte encore sur moi des effluves de la testostérone d’Ian Flemming, que j’ai dû choper allongé sous l’avant-toit de sa superbe villa sur Frégate, aux Seychelles. Jamais n’ai savouré, des heures durant, si terrifiant spectacle, que celui de l’océan déchaîné toute l’année, s’acharnant à se déchirer sur acérés rochers de torturée crique(ette), sise aux pieds du solide bâtiment, perdu seul surplombant de peu cet inhospitalier pan de l’île. Auquel n’accèdent que rares aventuriers ayant osé s’éloigner du petit port, côté accessible, traverser toute l’île en largeur en un couloir végétal d’aspect préhistorique presque effrayant, tortues géantes aidant … et découvrir l’ambiance dantesque en laquelle naquirent, évidemment, les tortueuses aventures de l’agent 007

Eh! Oh! Eh! Ouh Ouh! Fini, ce rêve éveillé-là! On se décolle de sa délicieuse  partenaire d’«infortune accidentelle» et l’on essaie tout de même de sortir de là! La main si placée mâle finit par se retirer, avec l’apathie des regrets d’un au-revoir et à jamais. Je saisis Barbie du sud discrètement par la taille et la déplace gentiment, puis tente en vain de tourner le volant d’ouverture de la mastoc lourde. Impossible. L’on nous crie de l’extérieur que l’ouverture ne tardera plus. Un bon quart d’heure suit. En ce sauna fonctionnant à la chaleur de la peur, étuve flottante en laquelle commence à vaquer général sentiment de claustrophobie. La délivrance enfin, le courant d’air le plus frais de l’univers, et les honteux employés du maritime danger ambulant (lors d’une autre entrée au débarcadère, la coque avait arraché une énorme pompe à carburant sous nos yeux et presque sur nos têtes. Un matelot était calmement venu s’enquérir du désastre, avait négligemment poussé les déchets de côté et c’est tout; Incident habituel, sans doute, brrr..) les moussaillons du port nous hissent un à un jusqu’à quai, comme caque à décharger.

 

Sympas, les transports nautiques sotéropolitains. Emotions fortes et passions assurées. Adrénaline exacerbée à gogo, suffocation amaigrissante garantie et gratis, bouleversements tactiles à effets érectiles sans coup férir: Tout pour plaire! À quand le prochain accostage catastrophe? Où puis-je acheter le titre de ce transport de joie?

 

Editeurs éclairés, proposez vite votre enchère sur geneveculture@romandie.com et bonne chance.

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Commentaires

A découvrir prochainement, le très humble principal évènement littéraire du nouveau millénaire, dont ces quelques extraits qui demeuraient déjà par trop tapis au fin fond des conséquentes archives de ce blog, où ne vont fouiller qu'avertis lecteurs, dommage pour les autres. N'est-ce pas? Et parfaitement véridique et prouvable que tout celà.

Écrit par : Ali GNIOMINY | 11/08/2009

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