24/07/2008

LA DEMOCRATIE DIRECTE A LA BASE DES BÛCHERS DE L’INQUISITION

La première sorcière jetée sur le bûcher le fut à Milan, longtemps après la création de l’Inquisition en 1231. Inquisition n’ayant jamais souhaité ni donné l’ordre de torturer et mettre à mort, avant de ne plus pouvoir contenir la pression du peuple …. Suisse. Nous apprend l’émission « les sorcières » chaîne Histoire – Jan Peter-

En effet, c’est à Lucerne, sous pression de la démocratie directe du peuple dictant ses intentions au clergé et aux autorités civiles qu’a débuté la véritable chasse aux sorcières. Premier crime contre l’humanité de la démocratie directe.

Chasse arbitraire sur laquelle surfa ensuite l’abominable ecclésiastique dominicain  Heinrich Kramer (patronyme prédestiné, dont la descendance, faisant toujours flamber les prix de l’immobilier voudra bien me pardonner cet aparté de mauvais goût) Heinrich Kramer, alias Henri Institoris, né à Schlettstadt en Alsace en 1436 et mort en 1505 en Bohême. Le plus délirant des inquisiteurs qui fit torturer et brûler plus de 3'000 « sorcières » sur dénonciations du petit peuple, et écrivit le plus nauséabond traité de l’Histoire:  le Malleus Maleficarum (le Marteau des sorcières), en lequel il fut le premier à imposer le postulat selon lequel FEMINA vient de FE, diminutif de Fidelis, la Foi, et Mina – minus : Moins ; Donc, Moins de Foi ; Soit : Femme = Inférieure par manque de Foi. Ce concept fit si bien son chemin que … bientôt le salaire de ces dames égalera celui des hommes, bien qu’il ne faille pas trop en demander: Déjà que la démocratie directe suisse leur a tout récemment jeté le droit de vote pour pitance.

Bref. L’immense pouvoir de ce fou furieux, comme eût le courage de le qualifier en face le bourgmestre d’Innsbruck, naquît exclusivement du fait que le Malleus Maleficarum fut imprimé par la toute nouvelle invention de Gutenberg, ce qui lui offrit une gigantesque notoriété totalement  imméritée auprès des puissants de l’époque, religieux ou secrètement moins, qui s’empressèrent à chasser la sorcière. Premier crime contre l’humanité des médias.

De quoi réfléchir, à l’heure où la majorité des représentants du peuple dirigeant fait à nouveau honte aux principes humanitaires, fondés par une minorité de citoyens sensés, souvent s’abstenant de tout vote faussé à sa base, et où la majeure partie des médias relaye sans critique courageuse les consignes d’obéissance aveugle à la prétendue volonté populaire, tronquée, en vigueur.

 

Genève, 24 juillet 2008

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