Malsain prohibitionnisme en vigueur

à Alain Fernal ... dont le commentaire, diablement déplacé, est représentatif de la confusion mentale en laquelle sont maintenus les adeptes du tout-répressif inutile et nuisible au plus grand nombre, profitable uniquement à certains de ces prohibitionnistes de métier. J’emploierai votre ton narquois, Alain Fernal. Vous avez raison .. comparaison est sagesse- même. Il n’y avait aucun malade de l’alcool durant la prohibition, aucun drame familial, ni crime ni accident dû à l’alcool, aucun jeune qui n’y touchait, la prohibition solutionnait tous les problèmes. Personne ne risquait bêtement sa vie ou sa réputation en se commettant de temps à autre par obligation avec des gangsters, pour acheter au fond d’un bouge la bouteille de champagne ou de whisky, même dangereusement frelaté, sans laquelle une nuit de noces aurait manqué de piquant. Vraiment, punir les consommateurs fut un succès. Malheureusement, de méchants gendarmes tuèrent Al Capone et une majorité imbécile libéra la vente de l’alcool. Drame. Plus personne n’eût à se faire descendre, voler, blesser pour acheter son alcool ou mourir à cause de poisons mis lors de sa fabrication. Tombèrent au chômage de nombreux policiers, médecins, croque-morts … Non, Alain Fernal, la prohibition n’a rien arrangé et la légalisation n’a fait qu’apaiser un peu le cortège de  misère que traîne de toute manière ce produit avec lui. A l’opposé du chanvre indien qui, lui, ne rend jamais violent, bien au contraire, ne relègue au rang de cas sociaux que les consommateurs qui, avec ou sans chanvre, ont des problèmes relationnels. Produit naturel ne provoquant jamais d’état comateux ou de mort par abus. Ne troublant la vision qu’à une dose si puissante que le coût d’un tel «voyage» reste prohibitif pour le commun des mortels. De toute manière, celui qui avalerait telle quantité de H (le fumer est moins puissant) ne demanderait qu’à rester cloîtré durant douze heures pour passer son trip en toute quiétude, ayant bien assez à faire avec ses mouvements cervicaux intérieurs pour ne pas souhaiter se confronter aux périls extérieurs. En l’occurrence, la même gauche qui prône la légalisation de l’herbe et un durcissement en matière d’alcool ne contredit aucunement ses principes réfléchis, visant au réel mieux-être de notre Société. L’alcool est une drogue dure, entraînant dépendance physique et souvent déchéance, drames, confusion, suicides… Un fléau à contenir, combattre sans l’interdire pour mieux le contrôler. (Croyez-en qui n’en consomme plus, même dans du parfum sur la peau depuis dix ans, miraculé rare rescapé de l’enfer éthylique). A l’inverse, le cannabis, drogue douce, est un divertissement sans conséquences sociales désastreuses, dont il suffit d’une bouffée pour chasser momentanément les idées noires et renoncer à passer à l’acte fatal. Des millions de personnes, comme qui vous écrit, en consomment depuis des décennies, (bientôt 40 ans pour ma part), s’en passent du jour au lendemain sans manque physique aucun, demeurent bien intégrés dans la Société et ne perdent jamais leur faculté de jugement comme avec une drogue dure, ni leur amis, ni leur famille ni leur emploi pour cause de gueule de bois répétée (quasiment nulle) due à scandaleuses beuveries cannabiques, en règle générale. La plupart des fumeurs de longue date finissent généralement par arrêter simplement leur consommation, sans besoin d’aide aucune ni de volonté particulière. Aussi, Alain Fernal, vous prierai-je à l’avenir de vous abstenir de commentaires si maladroits, démontrant à quel point il vous suffit de parcourir superficiellement un avis pour influencer négativement vos pairs tueurs de libertés en vous prononçant sur un sujet dont vous ignorez les principales lignes. D’autant plus que, si vous m’aviez lu correctement,  vous auriez compris que je ne suis pas pour une légalisation sans restrictions, mais pour une mise à disposition de produits «propres» sur ordonnance médicale pour adultes avertis et socialement équilibrés. C’est tout différent. Bien qu’il soit vrai que la fumée endommage la santé et qu’il ne soit pas recommandé de fumer, qu’il est préférable de s’en passer et surtout de ne jamais commencer. Mais si le caractère du consommateur l’y pousse, qu’il fume de l’herbe douce pure, plutôt que de subir les âffres de la drogue dure –tabac- qui jamais ne lui procurera de rigolos effets calmants et le tuera bien plus rapidement. Je vous laisse à votre satanée haine d’un produit naturel dont les effets curatifs pour certaines maladies ne sont plus à démontrer. Dans l’espoir que des gens réfléchis finissent enfin par voter de manière saine et sensée

Commentaires

  • D'abord je suis flatté que les élucubrations insensées d'un confus mental comme moi mérite une aussi longue et hargneuse réplique… j’ai du toucher une corde sensible.

    Et finalement ce qu’on soupçonnait se vérifie : Derrière une tentative de justification rationnelle de la légalisation dans votre premier article, il n’y a rien d’autre qu’un adepte de la fumette qui défend son paradis artificiel avec la mauvaise qui caracterise tous les camés.

    AF

  • " A l’opposé du chanvre indien qui, lui, ne rend jamais violent, bien au contraire,"
    ah ouais, rappelez-nous l'origine du mot haschichin ???

  • "appelez-nous l'origine du mot haschichin ???"
    Avec plaisir :

    Étymologie de assassin
    Existe-t-il un lien étymologique entre les termes haschisch et assassin ? Sur ce sujet, les avis divergent. Dans le trésor de la langue française, on peut lire la thèse qui a largement prévalu en Occident depuis les Croisades jusqu'à nos jours : le terme assassin provient de l'italien assassino, assessino, lui-même emprunté à l'arabe hashishiyyin, nom donné aux Ismaëliens de Syrie par leurs ennemis[7], et désignant les consommateurs de haschich. Cette étymologie et la légende qui l'accompagne ont nourri l'imagination de nombreux auteurs, parmi lesquels on peut citer l'écrivain slovène Vladimir Bartol (Alamut), le scénariste et dessinateur de bandes-dessinées italien Hugo Pratt (La Maison dorée de Samarkand). Depuis les attentats du 11 septembre, enfin, certains voudraient établir des parallèles, sinon une filiation, entre les méthodes (présumées) de la secte des assassins et celles d'al-Qâ`ida[8].

    Cette grille de lecture est toutefois remise en cause à plusieurs niveaux.

    1. D'abord, lors du voyage de Marco Polo, Alamut n'est plus qu'une ruine, ce qui affaiblit considérablement la portée de son témoignage : contrairement à ce qu'il prétend, il n'a pas été le témoin oculaire direct des faits qu'il relate. Son témoignage ne mentionne d'ailleurs pas explicitement le haschisch dans le conditionnement des fedayins[9], mais « certain breuvaige à boire, par le moyen duquel ilz eftoient incontinent troublez de leur efperit, & venoient à dormir profondement ».
    2. Ensuite, sur le plan pharmacologique, le haschisch ne paraît pas à première vue la substance tirée du règne végétal la plus indiquée pour conditionner des hommes à l'assassinat politique, ni à faciliter son exécution (timing, coordination psychomotrice indispensable pour l'approche de la cible)... Rappelons qu'à cette époque, la pharmacopée arabe fait appel de manière courante à l'opium et à des solanacées qui seront qualifiées au XIXe siècle d'héroïques (jusquiame, belladone). Le psychiatre libanais Antoine Boustany analyse les rapports des haschischins du XIIe siècle et des terroristes des Temps Modernes avec la drogue : « A mon avis, accusation et rumeur sont dénuées de fondement et ne sont pas conforme à la réalité chez ce corps d'élite. Les présenter comme de vulgaires drogués ou des malades agissant sous l'effet de substances toxiques relève de l'aberration, d'une méconnaissance des faits et à la limite du dénigrement. [...] Mais dire qu'ils sont mus par une "drogue" sans seringue, divine ou idéologique, rend mieux compte de la réalité et paraît plus satisfaisant pour l'esprit. »[10]
    3. Enfin, l'orientaliste français Henry Corbin penche pour une construction mentale fantasmatique, et parle de « roman noir qui a obscurci longtemps le nom de l’Ismaélisme en absence de textes authentiques. Les responsables sont sans doute, en premier lieu, l’imagination des Croisés et celle de Marco Polo. Mais au XIXe siècle encore, un homme de lettres et orientaliste autrichien von Hammer-Purgstall projetant… son obsession des « sociétés secrètes », les soupçonna de tous les crimes qu’en Europe les uns attribuèrent aux Francs-Maçons, les autres aux Jésuites; il en résulta cette "Geschichte der Assassinen" de 1818, qui passa longtemps pour sérieuse. À son tour, Silvestre de Sacy, dans son "Exposé de la religion des Druzes" de 1838, soutient avec passion son explication étymologique du mot " Assassins " par le Hashshâshîn (ceux qui font usage du hashîsh). […] Le plus étrange est que des Orientalistes se soient faits ainsi, en compagnie d'auteurs avides de sensationnel, les complices, jusqu'à nos jours, de cette rumeur anti-ismaélienne qui aurait pour origine le califat abbasside de Baghdad. Wladimir Ivanow et la "Ismaili Society" de Karachi (anciennement à Bombay), démentent cette étymologie. » Bernard Lewis dans son livre traduit et préfacé en 1984 par Maxime Rodinson, fait cette même critique en excluant la possibilité que le mot assassin vienne de l'arabe Hashshâshîn[11] mais il ne propose pas de solution alternative.

    Source Wikipeédia :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Haschischins

    Alors, même si vous confondez avec
    "Club des Hashischins", on ne démontre pas ce que vous sous-entendez.
    Mais nous somme là pour en débattre, dissiper les idées fausses et "faire avancer le schmilblick"

  • Pour continuer avec le parallèle fumette / alcoolisme que Germain apprécie tant: Si il se relit il constatera qu’il emploie exactement les mêmes termes et avec la même mauvaise foi qu’un alcoolo dépendant :

    o J’en consomme depuis 30 ans et ça ne m’a pas tué
    o Mais j’arrête quand je veux ;))))
    o Ca m’empêche pas d’avoir une riche vie sociale et des amis (et professionnelle ?)
    o Le raisin est un produit naturel
    o Un petit verre/biniou me permet de me détendre
    o L’abrutis ne peux pas comprendre la poésie dans le bouquet complexe du cabernet
    o Le problème ce n’est pas moi (cannabis/vin), c’est les drogue dure (hero / vodka).

    Elle est bonne aussi « la mise a disposition sur ordonnance médicale », bien sûr que vous apprécieriez de vous camer aux frais de la lamal.

    AF

  • @Alain

    "...parallèle fumette / alcoolisme...."
    Là, c'est vous qui déviez, vous ne faites pas un parallèle, mais bien un amalgame : s'il n'est pas complètement faux de comparer le cannabis et le vin (terroir, effet, fabrication séculaire etc...) il ne viendrait à personne (au moins, il ne devrait..) l'idée de comparer un amateur de bon bourgogne avec un alcoolo incapable de gérer sa consommation.
    Ni de sous entendre que celui-là va devenir sans aucun doute une souillasse qui a besoin de son litre de vodka au réveil !

    Si donc un parallèle pouvait être fait, c'est en parlant d'une consommation modérée, adulte et responsable de ces deux substances. Et ni l'alcoolique, ni le fumeur "compulsif", qui sont eux des malades, n'entrent dans cette catégorie.

    L'exemple de la prohibition de l'alcool aux Etats-Unis montre bien que quand c'est les mafias et non pas des structures contrôlées et encadrées par des lois justes et applicables, que l'interdiction mène à des dérives sociales et économiques les plus perverses.

    "o Le problème ce n’est pas moi (cannabis/vin), c’est les drogue dure (hero / vodka)."
    J'irais même plus loin : Le problème ce n’est pas les substances (cannabis / vin / hero / vodka / coke / stéroïde / antidépresseur / calmant / excitant ...), c'est MOI et l'usage que j'en fais !

    Cet usage est la plus part du temps le fruit d'une éducation faite dès le plus jeune âge. Tous les parents ont du expliquer à leur rejetons que, non, même si papa ou maman boivent un verre de vin à table, c'est pas pour les enfants.
    Par la suite, tous les mômes ont eu l'occasion de finir un verre qui traînait sur une table lors d'une quelconque réunion de famille. Et constater que... non. c'est pas bon !
    Les adolescents ont ensuite commencé à boire quelques bières lors d'un anniversaire ou une sortie.
    Le tout sous le regard plus ou moins complaisant des adultes qui ont participé leur à faire prendre conscience des risques et des précautions à prendre avec ce produit.
    Le message ne passant pas toujours comme il faudrait, il a fallu faire des loi pour limiter les excès (au travail, au volant, pour les mineurs...).

    C'est la perte de cette éducation de l'usage qui est un des effets les plus pernicieux de la prohibition.
    Elle empêche une transmissions des acquis par des personnes ayant l'expérience nécessaire pour éduquer ceux qui seraient tentés par une alternative psychotrope.
    Et avec la loi actuelle, ce n'est pas papa qui va aller faire les courses pour un produit illégal.
    Ni vraiment, s'il ne veut pas perdre sa crédibilité, pouvoir faire une saine éducation à cause du caractère totalement illégal des stupéfiants.
    Il est assez perturbant pour un parent de devoir compter sur le yougo ou le ghanéen en situation irrégulière qui va vendre ... "dieu sait quoi" à son fils, pour lui faire passer un message de prévention ou de respect de la santé physique ou morale de l'usager.

    La meilleure amie du dealer, c'est la prohibition !
    C'est elle qui crée le cadre à une consommation malsaine et criminogène..
    C'est elle qui mélange de simples citoyens (plus ou moins jeunes et informés) avec des délinquants sans foi, ni lois pour lesquels seul le profit importe et qui n'ont pour objectifs que de promouvoir la drogue qui fera le plus de dépendants avec le plus gros bénéfice possible.
    C'est elle qui coûte des milliards à nos sociétés (et rapportent à d'autres) sans apporter de solution.

    Il est temps de mettre fin à cette dangereuse hypocrisie.
    C'est nos enfants qui payent très cher notre manque de clairvoyance.



    "o Elle est bonne aussi « la mise a disposition sur ordonnance médicale », bien sûr que vous apprécieriez de vous camer aux frais de la lamal."
    Là non plus, il ne faudrait pas faire un amalgame entre le chanvre thérapeutique (c'est un autre débat, passionnant aussi) et le cannabis récréatif.
    Je ne pense pas que le joint soit plus vite remboursé que la canette de Cardinal ou le déci de Côte.
    En revanche, il est temps qu'il rapporte un peu ;)
    Il n'y a pas de raison que se soit des organisations pour la plus part terroristes ou mafieuse (d'état ou non) qui engrangent les bénéfices.
    Les quelques millions de fumeurs d'herbe qui fait rire pourront en toute bonne conscience contribuer par leur taxes à sortir l'AVS/AI du rouge.
    Et notre police et notre justice pourront s'occuper des vrais problèmes plutôt que de se disperser à lutter contre une criminalité artificiellement créée par des lois inadaptées.


Les commentaires sont fermés.